LES SECRETS DE LA MALLE AU FOND DU GARAGE

Depuis le fond du garage, avec sa clé perdue, elle nous narguait depuis des mois. Cette malle remplie d’un tas de « on ne sait plus quoi » a enfin livré ses vestiges de notre vie passée sous les tropiques. Non sans mal. L’homme (lassé de m’entendre répéter « et la malle? C’est pour quand? » ), armé d’une scie, a achevé difficilement ce cadenas bien trop résistant.

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Sous un tas de vieilles serviettes et de vieux rideaux sentant la naphtaline, notre glorieux passé nous a explosé en pleine face. Surtout dans ma face. L’homme s’est contenté de retrouver un vieux costume, démodé certes, mais dans lequel il entre encore fièrement. Fin de son épisode. Ce fut un peu plus douloureux pour moi. J’ai retrouvé quatre belles robes, pas démodées, mais dans lesquelles je ne rentre plus… du tout. Ce charmant petit gilet perdu était là aussi, devenu bien trop étroit.

Enfin, mes yeux ont découvert, bien protégés, tout au fond de la malle, des livres de photos. C’est avec une joie intense que j’ai eu envie d’y plonger. Erreur fatale. Après les essayages désastreux des vêtements, j’aurais dû faire preuve de prudence.

Sur ces livres, j’ai vu des souvenirs de voyages, des souvenirs de vie… et moi. Moi et encore moi, obsessionnellement. Moi avec dix kilos de moins. Moi avec des rides en moins. Moi sans cheveux blancs. J’avais oublié que je n’ai pas toujours été celle que je suis et que je n’aime pas. Oublié que dans un passé pas si lointain, j’avais été jeune. J’ai surtout réalisé que je ne l’étais plus et ne le serai plus jamais. Paf. Dans ta gueule La Carne. Ça m’apprendra à harceler l’homme pour qu’il ouvre cette foutue malle.

J’ai rangé les livres de photos et les robes. J’ai ri jaune. Hier soir je n’ai mangé qu’une soupe. Ce matin j’ai marché un peu plus et j’ai bougé ma graisse, à bout de souffle, au rythme d’une séance de gym désastreuse. Non. Je ne suis pas vieille.

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Ce qui se passe dans une malle devrait rester dans une malle. Définitivement.

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MA NUIT AVEC MARTIN WEILL…

L’autre nuit, entre deux insomnies, j’ai rêvé de Martin. En tout bien tout honneur. Même mes rêves sont trop sages. Les rêves, ce n’est plus ce que c’était.

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Tu ne connais pas Martin? Je pourrais être sa mère, ou presque. Il a 30 ans, ou presque. Parle toutes les langues possibles, ou presque. Est journaliste, totalement. J’aime ses reportages, rigoureusement. J’aime son style, pleinement. Tu as pu voir Martin dans feu (je me comprends) le petit journal. Tu le retrouves maintenant, toujours chez Yann, dans Quotidien, tous les jours, ou presque. J’attends toujours la suite de ses aventures avec impatience.

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Bref. J’ai rêvé de Martin. Je te raconte.

En courant pour un reportage, Martin a bousculé ma fille sans s’en apercevoir. Voyant le coeur de mon coeur pleurer sur le sol, je cours après Martin, souhaitant qu’il lui présente des excuses. Je le rattrape. Il m’écoute et part s’excuser gentiment.  De fil en aiguille, nous bavardons. Un échange sympathique, amical, intéressant.

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Mes parents nous croisent. Ils me font comprendre qu’étant mariée, je n’ai pas à parler à un autre homme que mon mari, que cette discussion en pleine rue est inconvenante, que, décidément, je suis incapable d’agir avec dignité (mes rêves sont parfois de grosses salopes castratrices). Martin continue de parler. Je continue de l’écouter. Il m’explique qu’il n’a pas d’enfant, qu’il n’en a pas encore envie, qu’il trouve sa vie passionnante et savoure cette chance, qu’un enfant n’y a pas encore sa place. Je lui réponds qu’il a raison de profiter de sa vie, de cette liberté. Mes parents repassent par là. Ils me soulent. Je préfère me réveiller plutôt que de supporter leur moralité moyenâgeuse.

Bref. J’ai passé la nuit avec Martin Weill, ou presque.
Faites des rêves qu’ils disaient…

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VOTER OU NE PAS VOTER?

Je me suis inscrite sur les listes électorales, persuadée que j’irai voter. Voter contre s’il le fallait, mais voter sans faute, avec le fier sentiment du devoir accompli.

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Le temps passe. Je ne sais plus. Voter contre, pour que certains puissent se gargariser d’avoir obtenu ma voix? Leur laisser dire de mon bulletin ce qu’ils veulent, comme une sorte de petit arrangement tacite dont on m’aurait menti sur les accords? Leur laisser faire ce qu’ils veulent de cette voix?! Ça me révulse. Voter et se faire balader. Voilà tout ce à quoi nous sommes bons pour eux. Ils se foutent de nos vies. Ils veulent juste nos votes. J’abuse? Je suis en colère.

J’étais persuadée que j’irai voter. Voter pour éviter le pire à défaut d’avoir le meilleur. Si seulement je pouvais croire en quelques mots, quelque programme. Si seulement je pouvais avoir confiance en l’un d’entre eux… au moins un peu. Mais je n’y arrive pas.

vote-utileVoter me permettrait tout juste d’avoir la conscience, même pas bonne, de n’être pas coupable d’avoir participé à la prise du pouvoir par le pire. J’irai voter ou pas. A moi de déterminer ce qui me sera le plus supportable. Voter contre le pire?  Voter pour un entourloupeur? Ne pas voter? Me dégouter, quoiqu’il arrive.

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Ne pas voter m’ôtera le droit de me plaindre des résultats? Quoique je fasse, qui que soit l’élu(e),  j’aurai perdu. 20090703170556fichierVoter ou ne pas voter… entre les deux mon coeur balance.

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SOUVENIRS…

… de l’île…

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#LeBonVieuxTemps

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