CE JOUR OU LES POLITICIENS DECOUVRIRONT LE RESPECT…

Un jour les politiciens découvriront le respect. Ce jour là, nous pourrons mettre notre pleine confiance dans les urnes. Voter ne sera plus un devoir pénible, mais une envie profonde et sincère.

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Un jour, ils découvriront le respect. Le vrai. Celui des promesses tenues, des français, des électeurs, de la politique. Celui des mots qui comptent, des actes qui affirment.  Un jour ils comprendront (?). En espérant que ce jour-là n’arrive pas trop tard.

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En attendant ce jour, Monsieur Fillon, vient de rajouter un pavé dans une marre de confiance déjà trop asséchée. C’est triste. Sans surprise. Triste parce que sans surprise.

Réalisent-ils le poids et les conséquences terribles de leurs actes? De leurs mots? De leurs paroles en l’air? De leurs fautes?

Monsieur Fillon, toute cette logorrhée cette diarrhée verbale pour justifier votre parole non tenue était presque banale, prévisible. Mais c’est plus fort que moi, cela me révolte, à chaque fois. Tout mon corps se crispe de colère. Même à cause de vous pour qui je n’espère pas devoir voter un sombre jour de mai 2017.

A coup de victimisation, d’injustice, de médias responsables voire coupables. A coups de « c’est pas ma faute » de « c’est pas moi qui ai commencé » ! A coup de communication calibrée. A coup de ventriloquie non autorisée, vous nous faites dire notre soutien à votre décision. Vaste mascarade. « Mais puisque c’est pas sa faute on vous dit! » . Pauvre François le français. François le mal-aimé.

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Il y a peu, je me demandais si j’irais voter ou pas aux prochaines élections. Sachez, Monsieur Fillon, que l’idée même de voter pour vous, l’idée même que vous fassiez dire à mon bulletin que j’ai cru en vous me dégoute, me révulse.
Pour que ce soit clair, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté possible entre vous et moi, sachez Monsieur Fion Fillon, que si je dois mettre un bulletin avec votre nom dans une urne, cela ne sera pas pour vous, mais contre une autre. Je vous demanderais donc avec obligeance insistance de ne pas faire dire le contraire au-dit bulletin. D’avance merci.

Mais vous savez quoi Monsieur Fillon? Votre communication fonctionne. Mes parents voteront malgré tout pour vous. Dés le premier tour. C’est pas beau ça?! Macron n’est pas assez mûr pour eux. Hamon est trop à gauche. Ils n’oseront pas Le Pen. Ils élimeront, sans leur laisser la moindre chance les petits candidats « insignifiants » , ceux qui comptent pour du beurre. Le bourrage de crâne avec cette histoire de vote utile a fonctionné à merveille sur eux.
Ils voteront pour vous, malgré la déception. Vous aviez l’air si honnête. Ils n’imaginaient pas ça de votre part. Ils vous pensent coupable mais voteront pour vous parce qu’ils sont résignés. Vous restez leur moins pire,  leur « pas si pire » . Bien joué Monsieur Fillon.

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Moi? Moi, Monsieur Fillon, vous me dégoutez. Remettre en cause la justice, accuser les médias d’être la cause de tout ceci, est digne de la non moins-digne-Fi-Fille-à-son-papa, un brin plus à droite que vous. Tout ceci a des relents puants.

Monsieur Fillon, vous clamez votre honnêteté. Pourriez-vous faire preuve de dignité?

Monsieur Fillon, je me demandais, de vous à moi, avons-nous à ce point des têtes de cons?

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ECHANGE COEUR ET CORPS CONTRE ILLUSION DU BONHEUR. A SAISIR!

Il y a eu les naïfs. Les salops. Les fraichement séparés. Les pas prêts. Les carriéristes. Les fidèles. Les infidèles. Les virtuels. Les réels. Les menteurs. Ceux d’une nuit, d’une semaine, d’un mois, d’un an. Les gentils. Les bons amants. Les mauvais coups. Les coups du sort. Les coups de chance. Les coups de malchance. Ceux qui téléphonaient. Ceux qui perdaient mon numéro. Les insistants. Les absents. Les ponctuels. Les dépannants. Les bâcleurs. Les appliqués. Les revenants. Et tous les autres.

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Il y a eu des lits, des douches, des cages d’escalier, des voitures, des toilettes, des caves de bars. Des appartements hasardeux, des imprudences. Des petits plats, des bons restaurants, des tours en moto, en décapotable. Des lapins. Des retards indécents. Des heures d’attente. Des « je ne peux pas rester » ,  « c’est pas toi, c’est moi » ,  « mon ex a rappelé » ,  « je t’avais prévenue, tu savais, ne viens pas pleurer maintenant » , « on se rappelle » , « on ne se prend pas la tête, pas de promesse » . Des potes avant tout, du sport avant tout, la liberté avant tout… surtout avant moi.

Il y a les bons souvenirs et les histoires à oublier. Il y a eu des mois vides, livrés à mes noirceurs installées au fond de mes tripes. Des semaines remplies, livrées au bon vouloir de l’homme du moment.

J’avais 24 ans. 25 ans. 26 ans. 27 ans. 28 ans.

J’ai 45 ans. Mariée. Mère de famille rangée. Un chien. Un chat. Vie routinière, monotone parfois, distrayante d’autres fois. Je corresponds au profil type de la ménagère de moins de 50 ans, avec un brin de folie en plus. Une vie qui était inimaginable. Mon graal qui semblait inaccessible.

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Seuls eux et elles savent ce que fut ma vie d’avant. Elles, se sont les amies avec qui j’ai partagé ces années.
Eux, se sont ceux que j’ai laissé entrer chez moi, en moi. Trop nombreux. Coincée entre mes angoisses de vide, la solitude affective, l’échec, je me livrais sans foi ni loi. Tout pour ne pas être seule. Tout pour avoir le sentiment, même factice, d’exister pour quelqu’un. Tout pour m’oublier. Tout, même la souffrance, même la destruction, même la honte. Tout même l’envie folle d’y croire encore et encore. Je bradais mon corps et mon coeur pour un peu d’affection, de présence, de faux-semblants. Pour une illusion. Pour une heure, une nuit, une semaine, un mois, une année.

On m’avait prévenue dés l’enfance. Si je continuais à être ce que j’étais, je finirais seule et avec un emploi sans intérêt. Personne ne voudrait de moi. On m’avait prévenue que les rêves ne servent à rien, qu’il fallait savoir se contenter. Que je ne pouvais pas me permettre de faire la difficile. Que mes envies c’était du n’importe quoi. Que décidément, j’étais con, bonne à rien.
Alors j’ai donné sans rien attendre. Donné pour avoir l’impression d’exister, même un court instant. Donné pour un peu d’affection, même si elle se transformait en coup de bite. Je me suis offerte sans restriction, sans amour-propre. Echange cul et coeur contre un peu d’attention, même furtive, même pour de faux.

Des années de débauche en quête d’amour. Des années à me perdre avec l’espoir de me trouver, de le trouver.

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Il y a eu l’homme de trop. L’infidèle, le menteur, le manipulateur. Celui que j’ai quitté dans un élan d’estime de moi, de dignité. Il y a eu des décisions évidentes mais pourtant difficiles. Des décisions de celles qui sont plus faciles à dire qu’à faire. Des décisions parce que je le méritais. Tout plutôt que cette vie. Tout, même la solitude. J’allais devoir apprendre à vivre avec moi. Deux mois plus tard, je rencontrais celui qui est devenu mon mari.

A toutes celles et ceux qui doutent avoir droit au bonheur…

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LES SECRETS DE LA MALLE AU FOND DU GARAGE

Depuis le fond du garage, avec sa clé perdue, elle nous narguait depuis des mois. Cette malle remplie d’un tas de « on ne sait plus quoi » a enfin livré ses vestiges de notre vie passée sous les tropiques. Non sans mal. L’homme (lassé de m’entendre répéter « et la malle? C’est pour quand? » ), armé d’une scie, a achevé difficilement ce cadenas bien trop résistant.

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Sous un tas de vieilles serviettes et de vieux rideaux sentant la naphtaline, notre glorieux passé nous a explosé en pleine face. Surtout dans ma face. L’homme s’est contenté de retrouver un vieux costume, démodé certes, mais dans lequel il entre encore fièrement. Fin de son épisode. Ce fut un peu plus douloureux pour moi. J’ai retrouvé quatre belles robes, pas démodées, mais dans lesquelles je ne rentre plus… du tout. Ce charmant petit gilet perdu était là aussi, devenu bien trop étroit.

Enfin, mes yeux ont découvert, bien protégés, tout au fond de la malle, des livres de photos. C’est avec une joie intense que j’ai eu envie d’y plonger. Erreur fatale. Après les essayages désastreux des vêtements, j’aurais dû faire preuve de prudence.

Sur ces livres, j’ai vu des souvenirs de voyages, des souvenirs de vie… et moi. Moi et encore moi, obsessionnellement. Moi avec dix kilos de moins. Moi avec des rides en moins. Moi sans cheveux blancs. J’avais oublié que je n’ai pas toujours été celle que je suis et que je n’aime pas. Oublié que dans un passé pas si lointain, j’avais été jeune. J’ai surtout réalisé que je ne l’étais plus et ne le serai plus jamais. Paf. Dans ta gueule La Carne. Ça m’apprendra à harceler l’homme pour qu’il ouvre cette foutue malle.

J’ai rangé les livres de photos et les robes. J’ai ri jaune. Hier soir je n’ai mangé qu’une soupe. Ce matin j’ai marché un peu plus et j’ai bougé ma graisse, à bout de souffle, au rythme d’une séance de gym désastreuse. Non. Je ne suis pas vieille.

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Ce qui se passe dans une malle devrait rester dans une malle. Définitivement.

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MA NUIT AVEC MARTIN WEILL…

L’autre nuit, entre deux insomnies, j’ai rêvé de Martin. En tout bien tout honneur. Même mes rêves sont trop sages. Les rêves, ce n’est plus ce que c’était.

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Tu ne connais pas Martin? Je pourrais être sa mère, ou presque. Il a 30 ans, ou presque. Parle toutes les langues possibles, ou presque. Est journaliste, totalement. J’aime ses reportages, rigoureusement. J’aime son style, pleinement. Tu as pu voir Martin dans feu (je me comprends) le petit journal. Tu le retrouves maintenant, toujours chez Yann, dans Quotidien, tous les jours, ou presque. J’attends toujours la suite de ses aventures avec impatience.

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Bref. J’ai rêvé de Martin. Je te raconte.

En courant pour un reportage, Martin a bousculé ma fille sans s’en apercevoir. Voyant le coeur de mon coeur pleurer sur le sol, je cours après Martin, souhaitant qu’il lui présente des excuses. Je le rattrape. Il m’écoute et part s’excuser gentiment.  De fil en aiguille, nous bavardons. Un échange sympathique, amical, intéressant.

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Mes parents nous croisent. Ils me font comprendre qu’étant mariée, je n’ai pas à parler à un autre homme que mon mari, que cette discussion en pleine rue est inconvenante, que, décidément, je suis incapable d’agir avec dignité (mes rêves sont parfois de grosses salopes castratrices). Martin continue de parler. Je continue de l’écouter. Il m’explique qu’il n’a pas d’enfant, qu’il n’en a pas encore envie, qu’il trouve sa vie passionnante et savoure cette chance, qu’un enfant n’y a pas encore sa place. Je lui réponds qu’il a raison de profiter de sa vie, de cette liberté. Mes parents repassent par là. Ils me soulent. Je préfère me réveiller plutôt que de supporter leur moralité moyenâgeuse.

Bref. J’ai passé la nuit avec Martin Weill, ou presque.
Faites des rêves qu’ils disaient…

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