MES LARMES AU GOUT SALé DE MER…

Quand hier matin mes enfants m’ont gaiement demandé « on va à la plage maman ? », mes larmes ont coulé. Un mélange de culpabilité et de trop plein. Je n’en peux plus. 2 mois de vacances devant moi. Ici, tu penses bien que je ne vais pas pouvoir échapper à la plage tous les jours. Ça me rend malade.
J’ai pris sur moi. Nous y sommes allés. La pluie annoncée n’a pas daigné pointer le bout de sa goutte. Salope de pluie. Jamais là quand on a besoin d’elle (depuis elle s’est rattrapée et nous colle une tempête). J’ai pété un plomb en galérant pour me garer et accéder à cette putain de plage. J’ai soupiré devant tout ce peuple sur la plage. Puis j’ai vu mes gosses heureux, dans une eau à 33 degrés, jouer avec des copains d’un après-midi. J’ai pleuré. Encore. Je pleure pour tout, pour rien, partout. Là, c’était encore cette foutue culpabilité. Je ne leur offre pas assez de moment comme celui-là. J’ai apprécié aussi.

Mon ile est belle. Les Caraïbes, la mer turquoise ou émeraude, les rivières, les cascades, la forêt tropicale, les ilets, les iles aux alentours toutes plus belles les unes des autres. L’été toute l’année. L’exotisme. Un rêve pour beaucoup…

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Je ne m’y plais pas. Je ne m’y plais plus. A une époque, j’arrivais à en profiter. Des voyages fréquents loin, très loin, me permettaient de savourer un tant soit peu mes retrouvailles avec elle. Mais ça, c’était avant. Lors de mon dernier voyage, je ne voulais pas revenir.

Je sature. Je ne te parle pas de tremblement de terre, de volcan, de cyclone, de coupure d’eau, de courant, ni même de grève. Je te parle d’espace trop restreint. Une ile, on en fait vite le tour. Je te parle de climat, de plage. Je ne fais pas une overdose de soleil mais de l’humidité qui l’accompagne m’est insupportable, surtout en cette saison. Pis la plage, tous les weekends, ça perd de son charme. Je te parle de forêt tropicale qui m’oppresse. Je n’y ai jamais trouvé aucun intérêt, n’y ai jamais éprouvé aucun plaisir. Trop de vert tue le vert. Tout y est trop grand, trop vert, trop humide, trop plein… j’y étouffe littéralement.

Du réconfort ? Je n’en trouve aucun. Ici tout le monde me tient un même et unique discours « oui, ok, t’en as marre, mais c’est pas le bagne ! T’as vu ou tu vis ? Arrête de te plaindre ! Profite ! T’es chiante ». Les remarques et les blagues de gros lourds sur le sujet me sont devenues intolérables. Ras le bol de passer pour la chieuse. Alors devant ces connards gens, je joue le jeu « je vais bien tout va bien et je vis au paradis, trop d’la chance, Youhou ! ». Surtout, je les évite autant que possible. Pour avoir la paix. Au fond, ils n’ont pas tout à fait tort… Ne leur dis pas que j’ai dit ça.
Heureusement, il y a des bons moments. Des moments de répit partagés avec des amis, où la plage redevient un terrain de jeu et de détente. Le temps d’une journée.

Je craque en silence. Seul l’homme en prend pour son grade : « c’est ta faute si on est encore là ! »… ce n’est pas faux… mais surement injuste. Son boulot le retient… une année, puis une autre, et encore une…

Je pleure souvent, à en faire déborder l’océan. Entre le réchauffement climatique et mes larmes, on frôle les inondations. Je suis épuisée. Mon médecin dit que certains corps ne se font jamais à ce climat. Sans blague?! Depuis que je suis sur les iles, je suis une épuisée chronique. Je suis au bout. On est trop vite au bout d’une ile, aussi belle soit-elle.

J’ai le sentiment d’être emprisonnée. Ma prison est pavée de cocotiers, d’eau turquoise et de cascades comme je te disais, mais je ne m’y sens pas libre. Coincée par ce manque des saisons (si, c’est possible que l’hiver manque). Coincée par l’impossibilité de changer de décor en un coup de voiture. Coincée par les moustiques qui me bouffent encore (c’est une légende de dire qu’ils ne s’attaquent qu’à la chair fraiche). Coincée par le manque d’opportunité qu’offre cette ile (il y en a, mais j’ai besoin de changement). Coincée par les grèves, des coupures d’eau fréquentes, des coupures de courant intempestives (plus de courant, plus d’internet! Un drame!). Coincée par les insectes géants. Coincée, c’est le mot. Déprimée aussi. Rien de grave. Mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas (parole de sage)… et là, ça ne veut plus. J’ai envie que la plage et le soleil me manquent pour mieux les apprécier. J’ai envie d’espace. J’ai envie de changer d’air.

J’ai bien conscience que le jour où nous partirons ce sera dur. Dur est un euphémisme. Il y a des gens que j’aime ici. Ce sera un réel déchirement. J’ai bien conscience que la plage me manquera (ouais je sais, c’est paradoxal. Du point de vue paradoxe, je suis une vraie femme puissance 1000). Je suis sure qu’au premier hiver de 6 mois, je vais criser. Il sera bien plus douloureux de quitter tout ça que ça ne l’a été de tout quitter pour y venir.

Et si ce n’était pas l’ile qui me mettait dans cet état ? Si ailleurs ça n’allait pas mieux ? Si tout ça me manquait épouvantablement une fois partie ? Si je n’arrivais plus à vivre autrement qu’à ce rythme caribéen ? Putain, ça m’effraie !

Je ne me plains pas (enfin si beaucoup un peu). J’ai bien conscience que je ne suis pas au bagne. J’écris ce que je ne peux dire tout haut.

PS: Si tu passes par là et que tu ne me connais pas, je te demande de lire ce billet « HAITI, CHANTAL ET MOI… » qui me tient très à cœur. Le partager serait le top… je sais, j’abuse… Mais d’avance un très gros merci!

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A propos La Carne

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44 commentaires pour MES LARMES AU GOUT SALé DE MER…

  1. Fedora dit :

    Oh ben… je suis toute retournée de te lire si triste et.. à bout (je pense que c’est le bon mot…). Et tu vas pouvoir partir ? Tu as déjà une idée d’où ? et de quand surtout ?

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    • La Carne dit :

      on ne sait ni où ni quand. Le où ne m’inquiète pas. Sans être une aventurière, pour un temps limité, je suis prête à bouger et découvrir autre chose… le quand… ben dés que l’homme aura une mutation intéressante… et dès qu’on aura réglé des trucs ici, notamment la vente de la maison…

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  2. kiarapapillon dit :

    C’est pas parce que tu vis dans un lieu « paradisiaque » que tu t’y plais! Et puis ce n’est pas ton choix. Je comprends très bien le « quitter pour mieux revenir et apprécier ».
    Peut-être que ton homme changera bientôt d’affectation. Espérons-le.

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    • La Carne dit :

      ça a été mon choix aussi au début… depuis 3, 4 ans ça ne l’est plus. mais mon incertitude a fait trainer les choses. l’homme est maintenant en recherche active de mutation. 🙂

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  3. Isa dit :

    ma Nana… (pour moi t’es toujours Nana..)
    je ne crois pas que ce soit le lieu qui y soit pour quelque chose..
    en partie, peut-être, mais ton malaise est bien plus profond…
    je n’aime pas te voir comme ça..
    tu sais que tu peux m’écrire autant que tu veux, vider ton sac, je serai là pour t’écouter..
    je t’embrasse fort

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    • La Carne dit :

      je sais que l’ile contribue à mon mal être mais qu’elle est loin d’en être la seule cause… mais je veux partir, même si ça fera mal. Je sais que tu es là. 🙂 mais c’est tellement englué dans ma tête que j’ai du mal à en parler…
      gros bisous

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  4. la pingsheuse dit :

    et tu sais quoi un blog ça sert à ça aussi, lâcher du lest. J’ai des amis qui vivent en gwada depuis 11 ans, quand j’e suis arrivé à la RUN, ils ont eu une période comme ça, où leur (vôtre) île leur sortait par les trous de nez, ils voulait la mienne, plus facile en terme de climat social, ils sont allés au bout de leur envie, ont trouvé un boulot à La Réunion, entrepris dix mille démarches… et finalement ils sont restés, ils n’ont pas pu se résoudre à quitter la caraïbe. va comprendre!

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    • La Carne dit :

      l’homme est réunionnais. 🙂 il a eu envie de retourner là bas… moi, chais pas… faut voir… pour une durée limitée je pourrai l’envisager…
      si ça se trouve, je les connais tes amis! le monde est petit ici! 🙂

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  5. LaFeeDuLac dit :

    Oh moi aussi j’habite a côté de la plage et ça me gonfle d’y aller certains jours, même pour faire plaisir aux enfants…. Et oui on peut vivre dans un palais et s’y trouver mal, et tu as le droit de le dire ! Je n’ai pas de conseils a te donner, essaye de profiter des bons moments, des gens que tu apprécies et le changement viendra !

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  6. hara-kiri dit :

    Quand on a été a le Run cet hiver, on a été éblouis, par l’île, et surtout par les gens, par le sourire…. Les amis là-bas et ici, nous ont demandé si on aimerait y habiter….On en a parlé…. Et on est mitigés! Oui pour une durée déterminée, très déterminée. Le fait de me sentir coincée sur une île, me parait difficile. Je ne me sens pas bien dans mon désert, mais quand j’en ai marre, je prends la voiture et change de décor, de têtes! Ceci dit, je pense qu’il n’y pas que le lieu qui cloche (pour moi), il y a plein d’autres choses qui rentrent en ligne, le fait de ne pas bosser en est une, par exemple!
    Bref, je te souhaite de pouvoir partir vivre dans un endroit où tu te sentiras bien, dans ta tête et dans ta vie.

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    • La Carne dit :

      la réunion est encore plus isolée. Ici nous avons la chance d’avoir des tas d’iles tout autour.
      On finira bien par trouver un endroit qui nous corresponde… comme toi, je sais que mes problèmes ne viennent pas que de l’ile. loin de là…

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  7. Ginie dit :

    Comme dit plus haut, ce mal être ne doit pas être uniquement dû à l’île… tu travaille ? tu fais des sorties sans tes enfants ? tu penses à toi ? En tout cas si l’homme cherche une mutation, cela devrait te soulager un minimum 🙂 Courag

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  8. Carrie dit :

    D’abord regler la vente de la maison, continues de mettre des cierges a bruler, et revois un marabout.
    Ensuite fais du yoga, sophrologie, bref tt ce qui pourrait te detendre.
    Je te comprends conxcernant l’ile; trop petit, trop vert, humide, j’etouffe rien que d’y penser.
    La Gb est une ile, verte, pluvieuse, mais ensoleillee aussi et il y a des saisons la bas! 🙂
    A reflechir si c’est possible pour homme 😀

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    • La Carne dit :

      la GB??!! non merci! 😉 j’ai donné 7 mois à une époque, je n’ai pas aimé… mais pas du tout! 😉 serai pas contre un weekend à Londres malgré tout! 🙂

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      • Carrie dit :

        Si, si, si, tu verras. J’y ai passe….14 ans et je peux te dire qu’elle a sacrement change pdt toutes ces annees et en tres bien! On y bouffe bien mieux, on retrouve plus de produits connus et la vie meme si un peu chere y est tres agreable. A re-essayer crois moi 😉

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  9. Corinne dit :

    C’est très certainement un tout ce mal-être, et d’être sur une île ne doit pas arranger les choses, je vis sur une presqu’île, c’est tout comme, parfois je me sens prisonnière, pourtant il y a dix ans je n’en croyais pas mon bonheur ! Comme dans les commentaires plus haut, je pense que ce n’est pas juste l’île mais je peux imaginer que les saisons te manquent, tout ce bleu doit lasser puis surtout cette humidité qui doit fatiguer énormément quand ton corps n’est pas né sur place !
    Tu sais lorsque je suis remontée dernièrement, tout d’un coup je n’ai plus eu envie de revenir ici en Bretagne et je me rends compte que ce n’est pas le lieu mais les soucis, la routine qui tuent… Je souhaite très fort que vôtre situation change très vite, que vous puissiez bouger et à ce moment là tu verras si il n’y avait que l’île qui te pesait…. J’ai toujours vécu au bord de la mer et combien de fois j’ai inventé des trucs pour ne pas aller à la plage avec les petits, alors je m’en voulait, puis tu vois ils ont grandi et ont certainement oublié, seul nôtre amour reste en eux, c’est nous qui nous imaginons indignes, nous sommes tout simplement femmes et humaines !
    Je t’embrasse Nana de là-bas

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  10. Cristophe dit :

    Patience, Béthune vous attendra ! d:-)

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  11. ifeelblue dit :

    roh 😦 ça fait quand même longtemps que tu es sur ton île, c’est normal que ça ait perdu le charme des débuts (ou le charme que ça peut avoir pour des touristes). À défaut d’un départ définitif, peut-être de + longues vacances ailleurs pourraient te faire du bien? même si ce n’est pas juste l’endroit où tu vis qui est le problème, t’oxygéner et sortir de ta routine te ferait beaucoup de bien, te permettrait d’y voir + clair. Bon après, faut pouvoir hein. 😉
    En tout cas je t’envoie tout plein d’ondes positives pour sécher tes larmes!

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    • La Carne dit :

      merci pour les ondes! je prends! 🙂 partir en vacances me ferait du bien c’est certain… mais là, ce n’est pas possible. Il faut tout de suite prendre l’avion (si on veut vraiment changer d’air)… à 4, ça coute un bras… et en ce moment, on n’a plus de bras… 🙂 une fois la maison vendue, on y verra plus clair! 🙂

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  12. vanessa dit :

    bon bin ça cé le conseil à la con version mathieu ricard » le bien être et le bonheur sont intérieurs »
    ce n’est ni le lieu,ni la vie, ni l’argent, le problème c’est comment toi tu appréhendes la merde de la vie quotidienne….En gros l’idée « pleurer gémir ne sert à rien » tout est dans la pleine conscience ni passé ni futur seul l’instant présent compte…je brosse mes dents, je marche , je mange…………….ressent toutes les sensations et émotions que cela procure…………..à voir et à méditer pour plus d’info……………..

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    • La Carne dit :

      mouais… mais pleurer fait du bien aussi… mais sinon, l’a pas tort le Ricard! Mais toi qui me connais en vrai, tu sais que la méditation, c’est pas mon truc… 🙂

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  13. vanessa dit :

    jté déja dit jrentre une bonne cuite la gabarre ou l’alliance tu choisis je conduis ainsi on est sur de pas de pas srater……………..vie de merde. com………….

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  14. unicks dit :

    une prison, même dorée, reste une prison. faut pas t’excuser de te plaindre. et ceux qui ne comprennent ou qui te jalousent parce que t’habites au « paradis », ben c’est que des cons!

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  15. véronique dit :

    Bonjour,
    je découvre votre message avec un goût de déjà vu. Je comprends parfaitement ce que vous ressentez. Parfois, tout à l’air beau et bleu et pourtant………je ne peux que vous soutenir. Mes enfants sont grands maintenant alors profitez-en beaucoup, beaucoup, beaucoup, ça grandit vite les enfants et ne culpabilisez pas, on a le droit d’être, ce que l’ont tend à nous faire oublier, derrière la maman, l’épouse, l’amie, il y a juste un être humain avec ses doutes et ses faiblesses, et j’ai envie de dire : tant mieux ! ce n’est pas l’endroit où l’on vit qui est important…. bon courage à vous

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  16. Pat dit :

    Tu as beau ne pas vivre au bagne (on est toutes à baver devant notre écran en voyant les photos de ton île), tu as bien le droit d’avoir des états d’âme et des coups de mou.
    Et puis, tu n’es certainement pas la seule à dire que ces îles, toutes paradisiaques qu’elles soient, finissent par être un peu ‘limitées’ (géographiquement ou autre) pour ceux qui n’y sont pas nés (et même ces derniers vont voir ailleurs). Bref, quitter l’île n’est sans doute pas la solution miracle pour chasser les gros nuages gris de ton horizon, mais ça peut y contribuer.
    En tout cas, grosses bises de Paris où il fait très beau et chaud !

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    • La Carne dit :

      je pense en effet que je ne suis pas la seule, mais c’est comme s’il y avait une honte à dire « je ne me plais pas… au paradis »… du coup plein de gens ferment leur bouche… et du coup je passe pour la chieuse! 😉
      Quitter l’ile sera déjà un gros pas en avant!
      Paris sous le soleil, tu me fais rêver!!

      Bisous

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  17. cecile0491 dit :

    Ooohh touchant de te voir aussi triste!!!! 😦 Courage ma Belle!! Courage!!
    J’espère que ton homme trouvera vite une mutation!
    Bises

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  18. Tout a déjà été dit. Juste un petit mot envoyé comme ça… pour un peu plus de réconfort.
    Tu sais, concernant la chaleur et l’humidité… Si ton corps est fatigué de façon chronique, forcément, cela doit user ton moral.
    Courage !
    Nathalie

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  19. Audrey dit :

    Je crois que je comprends ce que tu peux ressentir.
    Enfin, je « comprends » avec ma situation de petite sudiste. Quand les beaux jours arrivent, je suis au top, je suis hyper contente. Mais à la fin de l’été, je suis contente de retrouver le vent plus frais, froid, parfois la neige, le blouson. Puis à la fin de l’hiver, quand je sature du froid, l’été revient…
    Je veux dire c’est un tout ; ça se complète, ça s’équilibre. Il faut de la diversité en mon sens pour préserver un certain équilibre moral et mental. Tout du moins pour moi.
    Je vis à 30min du Grau du Roi, même pas. Je peux aller à la mer tous les jours si je veux. Pourtant j’ai une piscine chez ma mère, et parfois je préfère m’y baigner que d’aller sur le sable.

    C’est ton sentiment que d’une île on en fait vite le tour qui me ferait peur moi ; mon père me répète toujours ça quand on parle des îles justement ! ahah.
    C’est pourquoi, malgré certaines origines et un amour profond pour cette île qu’est la Corse, je ne sais pas si je pourrais un jour réellement y habiter.
    Peut-être que, puisque tu as encore du temps à passer sur cette île, tu devrais essayer de la voir d’une autre manière ? Comme disait M. Proust : « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »
    Tentes de voir ton île d’une autre manière ? Par exemple, au lieu de rester sur la plage ou de nager à la surface de l’eau, tente de faire de la plongée ? Après je dis ça mais sur une île pareille tu as déjà dû en faire…
    Ou alors piloter un avion ! Les petits avions qui peuvent se poser sur l’eau là, j’ai carrément oublié le nom -.- Mais ça peut être sympa ça !
    Essaye de voir pour faire quelque chose qui demande de la pratique pour maitriser, quelque chose qui captive, qui te plaise, qui t’occupe et te change les idées. 🙂
    Après je n’ai que 20 ans, je ne sais rien de la vie d’une mère de famille, je suppose qu’on a moins de temps que quand on est étudiante, alors je me retrouve un peu bloquée pour savoir ce que tu peux te permettre ou pas :/.
    En tout cas je te souhaite bonne chance ! Et ton angoisse que ton île te manque si tu en pars, je pense que tu n’as pas trop à t’en faire. Quand on a une overdose de quelque chose, il faut un certain temps pour en ressentir le manque, et on a une bonne capacité d’adaptation à ce qui nous entoure je pense :).

    Bon courage à toi !

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    • La Carne dit :

      Merci pour ton message! tu n’as pas tort, essayer de voir l’ile autrement par une activité est une idée. Faut juste trouver celle que je pourrai m’offrir et qui me plaira! 😉
      nous avons une piscine aussi, et je préfère nettement m’y baigner que d’aller à la plage! rien à trimbaler, rien à préparer, pas de sable, moins de sel… le bonheur! 🙂
      Je pense, concernant l’ile, que c’est surtout les gens qui me manqueront le plus vite… mais bon… on ne restera pas pour eux, de même qu’on est parti de notre base malgré d’autres personnes. 🙂

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  20. Franie dit :

    Tu comprends pourquoi je suis partie il y a … très très longtemps ! A 20 ans j’étouffais ! lors de mes rares visites même si je suis heureuse de retrouver mon île, j’ai hâte de repartir… là où les saisons changent, là où l’horizon est différent, là où … Autour de moi quand j’exprime ce besoin d’un côté ou de l’autre, j’ai peu d’écho…

    Gros bisous

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  21. mamanbonheurmamandouleur dit :

    Ton billet m’as vraiment touché du début jusqu’à la fin,
    je comprend ton mal être avec la fatigue chronique, je la vis aussi pas pour les même raison mais c’est dur de vivre comme ça,
    plein de courage !!!

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