L’AVORTEMENT, SIMPLE CAPRICE?

En pleine période de remise en question d’un certain droit des femmes (faites gaffe, parce qu’à ce rythme-là, j’ai calculé que d’ici 3073 les femmes n’auraient plus le droit de vote)… je disais donc, en plein débat autour de l’avortement (le fameux droit des femmes), je tenais à donner mon avis.

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Non pas qu’il soit plus pertinent ou intéressant qu’un autre. Je n’ai pas cette prétention. Mais parce qu’hier, à ma grande surprise, du fait de mon parcours pour devenir maman, on m’a prêté d’office une opinion anti-avortement.(Nausées).
« T’as adopté, donc t’es contre l’avortement donc… ». Euh… non mais sans rire, c’est quoi le rapport ? Le rapport était pourtant évident (selon elle) : « si moins de femmes avortaient, il y aurait peut-être plus d’enfants à adopter et… ». CQFD. A ce moment précis, j’ai frôlé la syncope !

Quand j’étais une jeune femme un peu plus jeune, je comprenais le droit à l’avortement. Je me souviens avoir accompagné une amie dans une clinique. Je n’ai eu aucun état d’âme. J’accompagnais juste une amie dans un moment difficile mais réfléchi. Elle ne désirait pas d’enfant. Et on parle d’enfant là, pas d’un poisson rouge! Prendre un poisson rouge ou un sergent major et ne plus en vouloir c’est discutable, mais bon… ça n’est qu’un poisson rouge ou un sergent major (désolée Nemo). Avoir un enfant alors qu’on ne le désire pas, c’est plus qu’une lourde responsabilité. C’est… enfin tu vois bien ce que c’est si t’es parent (ou si tu as un chat ou un chien) (désolée Nemo, tu ne fais vraiment pas le poids). C’est un engagement profond et sans fin et je ne te parle pas du gouffre financier! Par ailleurs, être un enfant non désiré ne doit pas être la panacée non plus. Je disais donc, quand j’étais une jeune femme pimpante je comprenais.

Puis l’homme et moi avons appris qu’on ne pourrait probablement pas avoir d’enfant biologique. Pour autant, je n’ai pas remis le droit à l’IVG en cause. Je n’y pensais pas. C’était autre chose. Aucun rapport avec moi. Quand tu suis un traitement pour avoir un enfant, tu deviens le centre de ton petit monde. Les autres tu t’en fous. De toute façon la vie n’est pas juste blablabla… Tu deviens invivable… mais ce n’est pas ta faute ! Les hormones sont de vraies salopes ! Alors l’avortement, tu t’en cognes le kiwi !

Un jour, alors que j’attendais mon tour pour une échographie vaginale et un shoot aux hormones (trop glamour la PMA) (surtout quand il est 5 heures du matin et que t’as la gueule dans le cul)(c’est une expression hein, parce que je ne suis pas assez souple pour faire ça en vrai), j’ai discuté avec une femme qui, comme moi, attendait son tour pour écarter les jambes sans broncher. De fil en aiguille (là aussi c’est une expression. Je ne couds pas) elle en est venue à me dire que « quand même, si toutes ces femmes qui avortaient, gardaient l’enfant et le mettaient à l’adoption, ça rendrait tellement de personnes heureuses. Parce que l’adoption nous pend au nez hein… et on sait d’avance qu’on va galérer ! » (Je l’imaginais déjà rajouter « Quand même elles ont la chance que dame nature leur permette de donner la vie… elles pourraient assumer! » … un classique dans son genre).
Mais oui ! Elle avait raison ! Merde ! J’allais devoir adopter à l’étranger, loin, très loin, et attendre des années, alors que si ces femmes voulaient bien jouer les poules pondeuses, ce serait tellement plus mieux… pour moi! Tu te rappelles ? Les hormones ? Le centre de l’univers ? BINGO ! Tu te rappelles aussi qu’il était 5 heures du mat? Du lieu où se trouvait ma tête? En prime, mes idées étaient encore au trois quart dans mon lit (ces féniasses), alors que mon corps était dans la salle d’attente glauque d’un CHU défraichi.

Bref. Je n’ai plus pensé à cette discussion jusqu’à ce que 2 jours plus tard, cette même femme, dans cette même salle d’attente, remette le couvert. Je n’ai rien dit mais je me suis souvenue de cette amie qui avait avorté. C’était un exemple concret. Je me suis imaginée lui expliquer que mettre son enfant au monde serait un acte solidaire pour toutes ces femmes et hommes qui ne peuvent pas en avoir. J’ai trouvé ça carrément inhumain ! (Attention, je ne parle pas ici des mères porteuses, c’est un autre débat).

Elle avait tort ! Evidemment ! On n’avorte pas par plaisir ni par simple commodité comme veulent nous le laisser penser certains, histoire de bien culpabiliser les femmes.

Tu vas rire (et te rendre compte que la vie dans un service de PMA est trépidante), quelques jours plus tard, alors que la sage-femme me faisait l’écho du jour, une femme est rentrée en trombe dans la pièce et a demandé, affolée « les avortements c’est où ?! » La sage-femme lui a expliqué qu’elle était en consultation et qu’on n’avait pas le droit de rentrer comme ça ! L’autre femme a insisté. Moi je patientais, à moitié nue, les jambes… enfin, bref. La sage-femme a fini par lui dire « à l’autre bout du couloir ! ». Oui parce que dans ce CHU (et pas seulement), avortements, PMA et suivis de grossesse se pratiquent dans le même service. Sans commentaire.
La sage-femme s’était retournée vers moi, et m’avait lancé un inquiet « je suis désolée ». je lui avais répondu qu’il n’y avait pas de problème, qu’avec la PMA j’avais appris à faire une croix sur ma dignité et ma pudeur. Elle avait alors rétorqué qu’il ne s’agissait pas de ça… que ça devait être dur pour moi de voir une femme qui voulait avorter.

Au fond de moi, j’ai pensé que cette femme, totalement paniquée, devait souffrir de ce début de grossesse autant que moi je souffrais de ne pas tomber enceinte. Elle souffrait d’avoir ce que je souffrais de ne pas avoir. Et alors quoi ? Nan mais sérieusement, concrètement. Elle aurait dû garder son bébé et me le donner ? Nan mais franchement ! N’importe quoi ! Elle aurait dû vivre une grossesse, accoucher et abandonner l’enfant parce que ça aurait pu aider une autre ? Nan mais vraiment n’importe quoi ! Elle devrait se sentir coupable de ne pas garder ce gosse qu’elle ne voulait pas, pas maintenant, pas comme ça, pour satisfaire le besoin de parentalité d’un autre ou le garder parce que dame nature lui avait donné la chance d’avoir ce que d’autres n’ont pas ? Parce qu’un préservatif avait éclaté? Parce que une fois, une seule fois, elle avait oublié de prendre sa pilule? Parce que… peu importe! Nan mais vraiment vraiment n’importe quoi !

Oui j’ai adopté. Mais non, je ne suis pas contre l’avortement, quelqu’en soient les raisons ! Ce sont deux problématiques différentes. Le droit à l’avortement est essentiel. Permettre à des femmes qui ne veulent pas devenir mère de ne pas le devenir est un droit aussi important que celui de permettre à des femmes (et hommes) qui veulent devenir parents mais ne le peuvent pas, de le devenir grâce à l’adoption (tu me suis ?)! Les envies de certaines ne doivent en aucun cas ôter les droits d’autres femmes ! Oui je sais que ce n’est pas un des arguments évoqués en général… mais c’est ma plaidoirie.

Avorter n’enlève pas un enfant à une femme qui ne peut en avoir. Avorter est un droit essentiel. Avorter n’est pas un caprice. C’est un choix. Mettre au monde un enfant qu’on ne désire pas me parait bien plus grave. J’ai connu deux femmes qui ont avorté, dans deux contextes différents. Deux femmes qui espéraient un jour avoir des enfants. Mais quand elles seraient prêtes ! Pas quand une loi interdisant d’avorter allait le leur imposer. Elles voulaient désirer leur enfant.
Culpabiliser les femmes qui avortent est une honte. Faire naitre des enfants non désirés une ineptie.

Quoi ? C’est facile pour moi de dire ça maintenant que j’ai mes gosses ? Ouais… si tu veux. Ceci dit, je le pensais déjà avant d’avoir mon 8 ans… grâce à cette femme dans cette salle d’attente qui pensait le contraire. Bien joué.

Il y a environ 2 ans, après l’arrivée de notre 4 ans, j’ai dit un jour à l’homme « si par hasard je tombais enceinte… y a peu de risque (oui ! Risque et non chance à ce moment-là de ma vie) que ça arrive mais bon… je te préviens que je ne le garderai pas. Je suis une maman comblée. Je ne veux pas d’autre enfant ». L’homme a accusé le coup. Un enfant bio merde ! Un mélange de lui et moi. Il n’a rien dit pour me convaincre de le garder si jamais…
Quoi ? C’est facile à dire avec le recul parce que ce n’est pas arrivé ? Oui… si tu veux. Mais je confirme et signe aujourd’hui.

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A propos La Carne

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132 commentaires pour L’AVORTEMENT, SIMPLE CAPRICE?

  1. kiarapapillon dit :

    Je suis tellement d’accord avec toi. Pour avoir porté et donné la vie à un enfant, si ça devait recommencer alors qu’on n’en a pas envie, on ne le garderait pas. On ne porterait pas un enfant dans notre utérus pour l’abandonner ensuite. Ça doit être tellement difficile. Ce sont deux choses tellement différentes. On ne peut pas opposer IVG et PMA IVG et adoption, on ne peut pas. Pas du tout les mêmes situations, pas du tout les mêmes souffrances, les mêmes douleurs.
    C’est un très beau billet.

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    • La Carne dit :

      Je pense souvent à ces femmes qui ont abandonné leur enfant… et grâce à qui je suis devenue maman… je ne sais pas si abandonner pour permettre à l’enfant d’être adopté est toujours un acte d’amour. Je suis même sure du contraire. (les psys lors des enquêtes nous ont ouvert les yeux sur ce sujet)… mais peu importe. Deux d’entre elle ont permis que je sois maman.

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  2. lydouee dit :

    Partager d’office, juste après avoir lu quelques lignes…
    Quand j’ai plus le temps et l’esprit à la réflexion… je le lis correctement, et éventuellement, je reviens commenter. 😉
    Mais bon, mon com tu t’en fous, j’ai partagé !…

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  3. Hara-Kiri dit :

    Très très beau billet! Je plussoie mille fois. Du grand « La carne »!

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  4. fedora dit :

    à ce rythme, faudra pas attendre 3073 ^^
    entièrement d’accord avec toi pour le reste… je n’ai pas eu la poulette facilement (enfin, au regard de certains parcours ce n’était pas hiroshima non plus… mais bon, voilà…) j’ai failli y rester avant d’être enceinte d’elle (entre autres ^^)… j’ai été opérée et j’ai passé ma convalescence à la maternité… dur, psychologiquement… mais je n’en ai jamais voulu à celles qui avaient la chance d’être enceintes autour de moi… je n’ai pas été aigrie non plus… et je suis abasourdie que cette dame aie pu te dire ça concernant les avortements… jamais j’y avais pensé… c’est un peu… égoïste, non ? enfin, c’est facile à dire j’ai la poulette… mais mener une grossesse non désirée à terme, merde, c’est pas un parcours de santé non plus !
    alors en plus, je ne connais pas le parcours d’adoption d’un enfant qui vit loin… franchement, j’ai entendu parler de 2 à 3 ans d’attente, de rencontres avec des psy et des assistantes sociales, etc. Je ne peux parler que de mon vécu (une adoption intra familiale… oui, j’ai une vie trépidante ^^) mais est-on vraiment sûr, quand on balance l’argument de l’adoption plus « proche », que ce serait une démarche « plus simple »… non, parce que une adoption tout court, même quand la situation paraît simple et évidente, c’est quand même un foutu bordel… enfin bref, je ne comprends pas comment le débat sur le droit à l’avortement peut être remis en cause… ça me fiche en rogne d’une façon…

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    • La Carne dit :

      c’est carrément égoïste. La douleur de ne pas pouvoir avoir d’enfant fait parfois penser des horreurs! moi j’ai maudit des mois les femmes enceintes! Quand ma sœur m’a annoncé sa première grossesse, je n’ai rien pu dire à part « je te rappelle plus tard »…
      Concernant l’adoption « loin » et en France… pour avoir adopté dans les deux cas, en France c’est peut-être plus long voir improbable vu le peu d’enfant à adopter, mais quans on a la chance de faire partie des 20% (et pas 1 sur 20 comme j’ai dit plus bas! oups!)chanceux qui se voient attribuer un pupille, c’est plus facile. Pour l’agrément au préalable ça ne change rien. Mais on n’a pas tout un tas de dossier à remplir, compléter, faire traduire, légaliser etc. Pour haiti par exemple, mon dossier faisait plus de 200 pages… ensuite, en France aussi il faut attendre le jugement (oui parce qu’au départ on te confie l’enfant à l’essai hein!)… mais au moins, l’enfant est là! et ça change tout!
      Ce sujet (avortement) est souvent abordé dans le monde pas merveilleux de l’adoption. d’un point de vue humain, je peux comprendre qu’il soit dur de voir avorter quand on ne peut pas enfanter. D’un point de vue humain, cette douleur ne doit ABSOLUMENT pas remettre en question le droit à l’avortement. Mais comme je l’ai dit, ce n’est pas un argument employé par les anti ivg… pas encore… mais si un jour ils s’y attaquent ça va faire mal! parce que l’empathie pour les femmes qui ne peuvent avoir d’enfant risque d’être bien plus forte que pour l’empathie pour celles qui avortent.

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  5. Meghan dit :

    Re-bienvenue LA CARNE de parmi les méandres des glaces du Père-Noël….. Perso… et je me lâche ici car je sais que Môman ne suit pas mes com sur d’autres blogs… (pas qu’elle est chelou ou blonde mais la Technique avec un grand « T » n’a pas encore fait irruption dans sa vie !!! ) Bref… je sais qu’elle lira pas et n’est pas au courant. Car je cache des choses à ma Môman… ouais… Honte à moi ! Pour ne pas l’inquiéter, la blesser, la révolter….
    J’ai eu le choix des deux. J’ai subi les deux.
    Subir. Oui. Même un choix volontaire est subi parfois. J’ai VOLONTAIREMENENT CHOISI quand pas en âge, pas en adéquation financière, pas en 100% addict avec mon Mâle….. Mais aussi SUBI car en âge de vouloir, pouvoir, mini-moi désiré MAIS… Le Trou Noir derrière ! Car fausse couche… Ce n’est pas comme si je n’avais jamais connu la maternité car j’ai eu la joie et le bonheur suprême d’avoir des jumelles.. mais un petit 3ème me faisait rêver….A chaque fois un doute, des questions, des prises de têtes infinies et existentielles avec moi-même… JE SAIS que l’avortement est légal, libérateur…etc… je ne suis pas là pour condamner, juger, inciter…. chacun sa vie et les causes et conséquences du pourquoi… comment…. BREF… mais perdre une virgule, un petit bout de moi, des futurs partages… ben ça fait mal. Même 20 ans après pour « le volontaire »car je me dis qu’il y aurait un ado, prêt à la vie active, au mariage, aux petits-enfants et… que j’ai tout effacé d’un coup d’un seul !

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    • La Carne dit :

      une fausse couche est une véritable perte, une douleur. on subi en effet. Le désir de l’enfant à naitre doit rendre cette douleur terrible. Par ailleurs, je peux concevoir que 20 ans plus tard, on pense à ce petit début de bout de soi qu’on n’a pas gardé et à ce qu’il serait devenu si… Les deux sont comme tu le dis bien difficiles. Dans un cas on subi, dans l’autre cas on doit décider d’un geste loin d’être anodin.
      Merci pour ton témoignage!! J’espère que ta maman ne passera pas par là! 🙂

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  6. pomdepin dit :

    Je suis soufflée: je ne vois pas le rapport entre l’adoption et l’avortement! J’ai beau me creuser la tête, rien! Comment on a pu de dire ça? Ça me dépasse.

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  7. natetsesoursons dit :

    Mon 1er commentaire ici pour te dire (ouais on se tutoie hein, c’est plus friendly^^) bravo pour ce bel article qui explique bien qu’il ne faut pas tout mélanger… Cet argument à propos des femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant est juste ignoble et complètement erroné…Merci à toi de témoigner et de prouver ça par l’exemple 🙂

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  8. Manue dit :

    Je suis totalement d’accord avec toi ! J’ai néanmoins un vécu de ce côté là qui me chiffonne : quand je bossais à l’hôpital, j’ai vu plein de minettes arriver pour avorter.Plusieurs nous ont dit : « heureusement qu’il y a ça, sinon, on devrait prendre plus de précautions » (et je te dis pas le nombre, il y en avait beaucoup !), une m’a même dit : « je ne veux plus avorter (avec un grand sourire), ben non j’ai appris qu’on pouvait les vendre en Espagne (je te laisse imaginer où j’ai voulu lui mettre mon pied….j’ai du faire une pause tellement j’étais choquée !). Perso, pour ou contre, je m’en fiche !!! C’est un droit et un choix que chaque femme doit avoir. Pour sa ou ses raisons…..j’ai encore plein d’histoires me touchant de plus près (amies….et…..) mais jamais je ne me suis permise de les juger. Quand à opposer l’IVG et l’adoption…..o_O. C’est vrai que ton billet est très beau !!!

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    • La Carne dit :

      celles qui utilisent l’avortement comme méthode de contraception me révoltent! Quant à celles qui vendent leur bébé… que dire?… la détresse humaine ouvre des marchés en tout genre… le marché des bébés notamment. écœurant et révoltant.

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  9. maviedebrune dit :

    Article criant de vérité !!!! C’est extrêmement bien écrit !!!! Tu as tout dit, ce sont vraiment deux choses différentes et dans tous les cas les femmes doivent pouvoir avoir le choix !!!

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  10. Très beau billet, très juste, et va savoir pourquoi, il m’a mis les larmes aux yeux.
    Merci pour ce billet !

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  11. Bravo pour ton billet. Chacun doit être et rester libre de son corps. Il y a aussi celles qui sont critiquées parce qu’elles font le choix de ne jamais avoir d’enfant, là aussi les pauvres doivent toujours se justifier, se justifier de quoi. Tu as raison de ne pas mélanger l’adoption et l’avortement, comme toi tu ne pensais pas à celles qui avortaient, je pense qu’une femme qui avorte ne pense pas, ne peux pas penser à celles qui ne peuvent avoir d’enfants. Puis chaque situation est tellement personnelle. Comme tu le sais ma fille va être maman, cette petite n’était pas mais pas du tout prévue, elle a été faite dans un moment de tendresse avec un ami, ami dont Clémentine n’est pas assez amoureuse pour vivre avec. Lorsqu’elle a fait son test (à la maison) je ne te dis pas dans quel état elle était et pas question pour nous de lui dire fais ça ou ça, c’est son corps, sa vie… Elle a bien sûr pensé à l’avortement, puis une heure après décidait de garder le bébé, le papa est au courant, la petite aura deux noms, un père qu’elle verra mais moins souvent que si ses parents étaient en couple… Clémentine est sur un nuage et tu vois je ne l’imagine pas une seconde choisir de ne pas avorter pour donner son enfant à l’adoption, j’imagine le drame que ça pourrait être, que de ne pas avoir de moyens financiers pour élever un enfant, décider de le donner, accoucher et finalement vivre un désarroi total de devoir finalement se séparer du bébé (je doit être confuse je ne sais pas si tu me suis!)
    Tout ça pour encore te dire bravo et encore insister sur le fait que heureusement (pour l’instant) en France les femmes ont le choix.
    Bisous
    Oh ben je vois que c’est avec mon compte WP que je commente! Bises . Corinne

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    • La Carne dit :

      Merci Corinne!
      tu as été très claire! 🙂
      le bébé de ta fille n’était pas prévu, mais il est finalement désiré. C’est bien là l’essentiel. 🙂
      Ne pas garder son enfant parce qu’on ne peut pas le garder et pas parce qu’on ne veut pas le garder est sans aucun doute terrible. La plupart des adoptions à l’étranger se font pour cette raison. Sans aucun doute Est-ce le cas de notre fille.
      tu as pu régler tes petits soucis avec ton blog?
      rejoins moi chez Jeanne! J’y ai créé une page de partage de billets de blog! tu pourras y mettre les tiens! 🙂
      bisous!

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  12. pingsheuse dit :

    « Hey! Toi! Oui… Toi! Tu vas bien me laisser un petit mot hein? »
    oh Punaize on se fait engueuler en plus si on lit en lousdé et qu’on laisse pas de mot ? bon en même temps je peux pas faire autrement que t’en laisser un mot mais un grand alors : BRAVO!

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  13. Caro Inzerairie dit :

    Magnifique billet, très fort, très juste aussi, qui remet bien les pendules à l’heure ! Juste merci ❤

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  14. Ophelie dit :

    Whaouuuu
    Magnifique billet plein de vérité et de sincérité
    Tu as dis tout ce que il y a dire selon moi !!
    Ce qui est un droit doit rester un droit et non passé pour un pseudo caprice !!
    Bravo pour ce billet qui évidemment je partage 😉

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  15. sublime article avec encore un point de vue et c’est top d’avoir plusieurs expérience pour faire comprendre pourquoi on est pour ou contre !

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  16. j’adore …oui oui, du coup je partage !!! biz poulette

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  17. Vanessa dit :

    On n’a pas le droit de nous imposer de donner la vie si on ne le désire pas. Moi je trouve que c’est digne d’une dictature. On peut ne pas être prête : trop jeune, pas d’argent, pas la santé, un viol, mais aussi ne pas être prête psychologiquement et savoir que si l’enfant naît, il sera malheureux car on ne saura pas lui donner l’amour qu’il mérite.
    Je me pose une question. Et si c’étaient les hommes qui enfantaient et pas nous, qu’une entité supérieure et toute puissante inversait les rôle et que les hommes se voient contraints de porter les enfants. Je ne peux m’empêcher de penser qu’une loi en faveur de l’avortement fleurirait et vachement plus béton que celle pour les femmes. Je dis ça comme ça mais je ne peux m’empêcher de me dire que les hommes ne savent pas ce que c’est de ne pas forcément pouvoir disposer de son corps. Eux, ils ont juste la responsabilité de poser la graine et de supporter nos humeurs pendant 9 mois ( oui, oui et d’éduquer les bouts de chou avec nous après c’est vrai). Pendant des siècles, on nous a imposé l’enfantement ( beh oui les nanas avaient peut-être envie d’avoir un ou deux enfants mais peut-être pas 15, quoi… enfin ça arrive encore dans d’autres pays…) ne pourrait-on pas nous laisser le choix ?
    Je ne sais pas si ma réflexion est juste ou pas, mais je remarque que les lois sont parfois ( ou souvent ?) votées ou révoquées par des personnes qui sont trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès loin de la réalité quotidienne, qu’ils viennent mettre le bordel et qu’après ils s’éloignent en se frottant les mains et laissent le soin à leurs successeurs recoller les morceaux…

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    • La Carne dit :

      si c’était les hommes? je parie que les féministes râleraient parce que ce n’est pas juste que l’homme décide seul de l’avenir de leur bébé! Elle voudrait avoir le droit de veto sur l’avortement. Alors oui, si c’était les hommes qui tombaient enceint ce droit serait sans doute plus protégé… mais je ne suis pas sure que les femmes soient aussi « compréhensives » que les hommes sur le fait que ce soit l’autre qui décide pour leur bébé. 🙂

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  18. A reblogué ceci sur Neurones en éventailet a ajouté:
    Je souhaitais partager cet article vraiment touchant, poignant, et utile en ce genre de contexte !

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  19. Galinette dit :

    Je suis pour l’avortement car c’est important de pouvoir garder cette liberté de choix et aussi pour éviter les dérives de l’avortement clandestin que l’on trouve encore en Europe à notre époque … sisi !
    Je suis en couple depuis plus de 20 ans avec un homme extra (ben oui, il est extra s’il m’a supporté si longtemps …). Dès le début de notre relation, nous étions clairs tous les 2, pas d’enfants. Pour différentes raisons. Moi par rapport à mon enfance et au fait que nous sommes tous les 2 porteurs sains d’une maladie génétique qui n’amène que la mort et la souffrance. Ayant vu ma soeur agoniser pendant des mois à la maison et ma famille réduite en cendres suite à son décès, non merci, j’ai pas la force de repasser par là avec en plus MON enfant à moi …
    Cependant, nous nous sommes toujours dit que s’ils nous arrivaient un  »accident » de parcours, nous laisserions la chance à cet enfant. Jusqu’à l’amniosynthèse. Et là, ca aurait été le drame en cas de diagnostic positif car on n’aurait plus parlé de prendre une pillule abortive ou de curettage mais bien de démenbrement … Rien que le mot me fait frémir mais c’est de ca dont il s’agit.
    Bref, 20 ans de galipettes et pas d’accident … comme quoi c’est aussi possible ! On est très prudents … certes … mais quand meme, pour nous, ca veut dire qq chose.
    Dernièrement, il y a eu un reportage très intéressant par rapport à l’avortement sur la TSR1 (oui, chuis Suisse …). Et là, j’ai franchement été très choquée de voir que certaines femmes utilisent l’avortement comme moyen de contraception ! Je ne vois pas comment appeler ca autrement quand on vient pour le 8ème avortement … Désolée, mais là, je ne peux pas comprendre …
    Les équipes expliquaient qu’elles faisaient de leur mieux pour entourer, expliquer, former, informer mais que dans certains cas, c’était peine perdue. La détresse d’une doctoresse qui expliquait aussi que parfois, émotionnelement, elle n’en pouvait plus, que c’était difficile, qu’elle aimait son métier mais que voilà quoi, ce n’est pas aussi anodin que d’écrire des lettres ou payer des factures (ce que je fais moi…). Meme si le personnel médical recoit une formation adéquate et a aussi un suivi spychologique pour arriver à gérer, ca doit etre difficile. Et ca, ben je n’y avais jamais pensé …
    Mais c’est vrai aussi que dans certains pays, on va en prison si en tant que médecin, on pratique l’avortement … Dans d’autres, on risque meme sa vie ! C’est fou quand on y pense !
    Et que penser des pays ou l’avortement est permis jusqu’au 8ème mois ! Je ne sais pas, c’est trop émotionnel pour moi. Je ne juge pas mais je me questionne.
    Il y a qq années, j’ai pensé à l’adoption. Mais c’est un combat que j’aurais du affronter seule et ca n’est pas du tout envisageable. Par contre, je ne fais pas le lien avec l’avortement. Je pense que les femmes qui ne veulent pas d’enfants mais sont contre l’avortement ont le choix de mettre leurs enfants au monde et de les offrir à l’adoption. Mais là aussi, on parle de choix. On ne se rend meme plus compte à quel point c’est un luxe d’avoir le choix ! Alors ne supprimons surtout pas ca !
    En Suisse, les prochaines votations ont une initiative au sujet de l’avortement … Je vous mets le titre : Financer l’avortement est une affaire privée – Alléger l’assurance-maladie en radiant les couts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base.
    Tout un programme … Ceux qui savent lire à travers les lignes savent très bien que si cette initiative passe, la prochaine pourrait titrer  »contre l’avortement » … Et voilà … On y est !

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    • lydouee dit :

      8 mois… je suis carrément et clairement contre !
      Je crois que passé un certain stade d’aménorrhée, on ne parle plus d’avortement. Mon cousin est né à… 6 mois. Ça veut tout dire.

      Je suis aussi révoltée par les filles qui se font avortées comme moyen de contraception. J’ai aussi déjà vu un reportage sur la question. Des QI d’huîtres vides ces nanas… mais que faire ? Leur refuser ? Pas possible. Par contre, peut-être qu’une absence de remboursement passé un certain nombre d’avortements serait la solution… Disons 2 ?…

      Oui, j’ai lu que ça bouge en Helvétie pour  » dérembourser « l’avortement…

      …. Ça va de mieux en mieux en Europe question extrémisme, que ce soit intra ou hors EU, les réac gagnent du terrain partout !

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      • Galinette dit :

        8 mois = USA ! Eux qui sont tellement puritains et moralisateurs !

        C’est vrai que c’est choquant surtout dans les cas de QI d’huitres et c’est la majorité … Une copine de ma filleule de 22 ans en est à sa 4 IVG … Et là, navrée mais c’est juste hallucinant ! Toujours des excuses … La pilule est trop chère, le mec voulait pas mettre de capuchon et il était teeeeeellement craquant, j’étais trop pétée pour me rendre compte, etc. J’ai tout entendu et ca fait peur !

        Mais il y a aussi un problème d’information et d’accès aux moyens de contraception dans certaines communautés d’ou le besoin d’informer, former, communiquer. Pas toujours évident si monsieur ne veut pas en entendre parler ou si c’est contre la coutume x ou la loi y …
        Ici, il y a plusieurs possibilités d’avoir accès à la pilule et meme à la stérilisation volontaire sans que ca se sache et dans certains cas extrèmes, c’est meme pris en charge par la société sans avoir besoin de recourir à son assurance. Donc c’est possible d’éviter la grossesse et donc l’avortement mais il faut encore vouloir, ou oser contrer son éducation (ou manque d’éducation …) / ses coutumes / le dictat du mari, etc.

        Pfffff c’est loin d’etre simple !
        De là à revenir aux aiguilles à tricotter et aux faiseuses d’anges … Faut pas pousser quand meme !

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        • La Carne dit :

          8 mois? putain, mes neveux sont tous nés à 8 mois! ça me fait super bizarre! je trouve ça tard… trop tard. Et sauf cas de danger, je suis plutôt contre des avortements si tardifs. Il ne s’agit plus là d’embryon mais de bébé…
          Comme Lydouee, je pense que l’avortement comme contraception est révoltant! Mais leur refuser serait la porte ouverte aux refus en tout genre… et un enfant à naitre n’a pas à naitre s’il n’est pas désiré parce qu’une irresponsable va se faire avorter comme d’autres vont chez le gynéco.
          Leur refuser serait dérouler un tapis rouge aux anti ivg. Et ça, je suis contre!! Avorter doit rester un droit!

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          • Galinette dit :

            Oui, un droit. Mais il ne faut pas non plus oublier que chaque droit est lié à des obligations aussi. Utiliser l’avortement comme un moyen de contraception me semble si … terrible.
            Et franchement, ca dessert vraiment celles qui en ont besoin pour des raisons, je ne sais pas trop comment m’exprimer, mais disons  »valables ». C’est un débat si compliqué.
            Je me demande comment les équipes médicales arrivent à gérer ces cas là.
            Et les assurances qui doivent couvrir ces frais. Lydoue parlait de mettre un quota de remboursement. Je ne sais pas.
            Très honnetement, je me sens bien démunie par rapport à tout ca et je suis sincèrement soulagée de ne jamais avoir du passer par là.

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  20. zebulonmummy dit :

    Bravo la carne ! tout est dit !!!
    Chez nous le problème est inversé puisque c’est mon mari qui n’en veut pas de ce deuxième . Je digère ça comme je peux mais pas trop le choix , je ne vais pas lui imposer un enfant non désiré ( et encore moins pour l’enfant ) …des enfants malheureux , il y e n a bien assez , je suis pour l’IVG à 200% , vaut mieux stopper un début de grossesse que de faire des enfants malheureux…
    l’adoption n’a aucun rapport , tu as raison , c’est un droit également , simplement , même si c’est très compliqué !
    #pauvrenémo

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    • La Carne dit :

      Je me souviens que tu as parlé de ça chez toi. Moi je n’aurai pas eu ton sens du sacrifice… j’aurai eu trop peur de lui en vouloir tout le reste de ma vie. Mais tu as raison, la solution n’est certainement pas lui imposer un enfant qu’il ne désire pas.
      #fucknémo (mais nan je déconne!)

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  21. malise dit :

    C’est vraiment un excellent billet, et je suis entièrement d’accord avec toi. Je t’avoue honteusement que je ne m’étais jamais posé la question (pourquoi autoriser l’avortement alors que tant de femmes ont du mal à concevoir), mais tu réponds parfaitement bien à ceux qui le penseraient. C’est quelque chose de complètement différent. Tu le dis si bien que je me permets de te paraphraser : « Permettre à des femmes qui ne veulent pas devenir mère de ne pas le devenir est un droit aussi important que celui de permettre à des femmes (et hommes) qui veulent devenir parents mais ne le peuvent pas, de le devenir grâce à l’adoption ». Tout est dit!

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    • La Carne dit :

      Y a pas à avoir honte! t’as pas les idées tordues c’est plutôt rassurant! 🙂 bizarrement, c’est une question que j’ai plus souvent entendu de la bouche de femme qui ont une amie qui ne peut avoir d’enfant, que de femmes elles-mêmes qui ne peuvent en avoir.

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  22. Catwoman dit :

    Que te dire ? Je suis soufflée par ton magnifique billet !!! Tellement vrai et plein de sincérité …

    Oui, avoir un enfant n’a rien d’un caprice. Et porter un enfant dont on ne veut pas, le mettre au monde juste pour qu’une autre puisse adopter ou parce que « tu comprends, il y en a qui n’ont pas la chance de pouvoir en avoir », ben je trouve ça hard …

    Et je peux te dire une chose : quand on est enceinte sans l’avoir désiré, ben on en arrive même parfois à envier celles qui ne peuvent pas en avoir (quand on est pour la 50 ° fois de la journée la tête au dessus des WC)

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    • La Carne dit :

      c’est hard en effet. quand ça vient d’une femme qui souffre ne pas avoir d’enfant, sous le coup du manque et de la colère, je peux concevoir qu’elle ait cette pensée… je crois… mais le plus souvent ce sont les amies de ces femmes qui tiennent ce genre de propos…

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      • Catwoman dit :

        J’espère que je ne t’ai pas choquée avec mon commentaire …

        Je conçois également quand la pensée ou le propos vient de la femme en elle-même, mais quand ça vient comme un argument contre ou de la part des ami(e)s, non.

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        • La Carne dit :

          non ton commentaire ne m’a pas choquée! 🙂 (tu parles bien du fait que parfois tu as envié les femmes qui ne pouvaient pas avoir d’enfant?). Comme quoi douleur et épuisement amènent de drôles de pensées! moi j’ai envié les femmes enceintes… pas parce qu’elles étaient enceintes; mais parce qu’elles allaient avoir un enfant. Parce que moi, enceinte, d’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais eu envie de l’être. Sans savoir, j’ai choisi l’homme pour ne pas l’être. Ado, je clamais haut et fort que ce serait trop bien qu’il y ait des endroits où on trouve des bébés à prendre ou acheter… on est con à l’adolescence. Je n’ai pas acheté mes enfants, je les ai adoptés…. quand on a appris la nouvelle (pas d’enfant bio), j’ai pleuré parce que je n’envisageais pas ma vie sans enfant… mais pas parce que je ne serai pas enceinte. immédiatement j’ai pensé à l’adoption (bon, j’ai travaillé en maison de l’enfance alors forcément, j’y ai pensé vite). Après les premiers traitements j’ai attendu 2 ans que l’homme soit près pour commencer les démarches… et voilà! 🙂

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          • Catwoman dit :

            tu as très bien compris mon commentaire 😉 Oui, la douleur et l’épuisement, dans un sens comme dans l’autre, amènent de drôles de pensées … Et ce que tu as ressenti en voyant des femmes enceintes, je l’ai ressenti chaque fois que ma fille est loin de moi : veinarde, elle a son bébé !!!

            Oui, on est très con quand on est ado, c’est parce qu’on n’a aucune idée de la vie !!!

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  23. The Flonicles dit :

    Non mais attends, bientôt il y a des gens qui vont aller manifester dans la rue pour empêcher les femmes d’abandonner leurs enfants de toute façon! Et pour abolir la contraception. Et pour rétablir le devoir matrimoniale. What else?
    Article partagé!

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    • La Carne dit :

      merci pour le partage! 🙂
      il y en a qui n’ont pas attendu les futures manif pour mettre un coup de pression et une bonne dose de culpabilité aux femmes qui ont souhaité mettre l’enfant au monde pour le faire adopter.
      Parenthèse: ces femmes, moi, je les remercie. C’est grâce à deux d’entre elles que je suis devenue maman!

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  24. « Au fond de moi, j’ai pensé que cette femme, totalement paniquée, devait souffrir de ce début de grossesse autant que moi je souffrais de ne pas tomber enceinte. » J’y ai pensé moi, en voyant des amies galérer, en me disant qu’elles, qui aimeraient porter la vie pourraient être tristes d’en voir d’autres ne pas le souhaiter…mais ton article explique très bien le cheminement, la différence de situation tout simplement. Tu nous montres bien que l’on a tort d’analyser un fait de son point de vue à soi. On le fait sans le vouloir, mais parfois il faut être objectif. Le fait de ne pas pouvoir avoir d’enfant ne rend pas plus discutable le fait que l’avortement est un droit et un besoin pour certaines femmes.Très bel article!

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    • La Carne dit :

      Merci! 🙂
      j’ai, pendant une période, au début du parcours de PMA (qui n’a pas abouti) à TOUTES les femmes qui pouvaient tomber enceinte. Je les ai maudit! Une amie, enceinte au moment où on se galérait, me parlait des galères de sa grossesse. je l’ai très mal vécu. je lui ai dit. elle n’a pas compris. Je n’étais pas la bonne personne… pas celle à qui elle devait parler de ça. J’étais envieuse… pire, jalouse. Mais de là à remettre l’ivg en cause… non. je me répète, mais cela doit rester un droit! c’es essentiel!

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  25. Val1603 dit :

    L’avortement n’est jamais – du moins je le pense – un caprice…
    Quel que soit l’âge, les raisons pour lesquelles on y a recours, ce n’est pas un acte anodin… et je pense sincèrement que chaque femme qui y a recours, y réfléchit en amont avant de prendre sa décision, et que l’on doit laisser à chacune le choix et le droit d’y avoir recours ou pas…

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  26. lialia dit :

    Voilà un texte qui donne à réfléchir. Je n’ai été dans un aucun des cas que tu cites plus haut, j’ai eu de la chance et donc, cette réalité m’était totalement inconnue . Merci à toi de me donner la possibilité d’apprendre quelque chose et de m’ouvrir (le cerveau) davantage …

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  27. Je suis contente de m’être attardée sur ton article qui m’a un peu faite tomber des nues … Je n’arrive pas à réaliser que la nana aie pu dire un truc pareil … J’avoue que je suis très inquiète concernant les droits de femmes que l’on pensait acquis. Un retour en arrière en Espagne qui met le feu aux poudres en France je ne l’aurais jamais imaginé …Quand on a retiré la notion « Mademoiselle » des formulaires administratifs je me suis dit qu’il y avait quand même des chantiers plus importants concernant les droits des femmes à mettre en place, je ne pensais pas être si proche de la réalité … Merci beaucoup pour cet article !

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  28. « quand même, si toutes ces femmes qui avortaient, gardaient l’enfant et le mettaient à l’adoption, ça rendrait tellement de personnes heureuses. Parce que l’adoption nous pend au nez hein… et on sait d’avance qu’on va galérer ! »

    N’importe quoi… à mon avis, la difficulté d’adopter ce n’est pas la manque d’enfants, sinon qu’il s’agit d’un procès trèèèèèèèèèès long et très cher. Il faut passer des entretiens psychologiques, démontrer qu’on a des ressources, que l’enfant aura une famille bien construite, etc et ça peut prendre des années, mais ça n’a AUCUN rapport avec les femmes qui veulent avorter.

    Par ailleurs, j’ai viens d’un pays où l’avortement est considéré un délit dans TOUS LES CAS (même si le fœtus a des malformations ou des problèmes de santé).

    Là bas, si on essaie d’avorter, on risque de mourir ou d’arriver à l’hôpital avec une hémorragie. Les médecins sont obligés de vous soigner, mais ils sont aussi obligés à informer les autorités. Alors, dan mon pays, une femme qui arrive à survivre à un avortement est jugé et emprisonné (pour faire le drame complet).

    Les femmes riches vont avorter à l’étranger et les pauvres essaient d’acheter sur internet un médicament appelé Misotrol (fait pour traiter les ulcères, pas les avortements). Conclusion, dans mon pays, la loi qui criminalise l’avortement a fait exploser les avortements clandestins dans des conditions hygiéniques pas possibles et a augmenté la quantité de femmes mortes à causes de procédures douteuses et les hémorragies. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’ a pas d’avortements, loin de ça… La loi n’accompli pas son objectif de « protéger la vie de ceux qui ne peuvent pas se défendre », bien au contraire, depuis trente ans on plus de femmes mortes que quand l’avortement était légal, avant la dictature.

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    • La Carne dit :

      de quel pays viens-tu?
      concernant l’adoption, c’est pourtant une réalité. Les enfants à l’étranger sont de plus en plus adoptés dans leur pays. Et en France, très peu d’enfant adoptable du fait que la politique de l’enfance c’est de maintenir le lien avec la famille bio… même quand celle ci est totalement absente et que les enfants grandissent en foyer, sans repères familiaux… 1 adoption sur 20 en France se fait à l’étranger. D’un point de vue STRICTEMENT statistique, si les femmes qui avortent gardaient leur bébé et le plaçaient en vue d’une adoption, plus de familles françaises pourraient avoir un enfant… d’un point de vue humain, ce serait totalement inhumain!

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      • Oui, mais même si vous adoptez en France ou à l’étranger, j’imagine que ça doit coûter un bras, que ce n’est pas donné pour tout le monde.

        Pour les familles qui peuvent payer, c’est mieux, mais ceux qui ne peuvent pas payer des avocats ou plusieurs voyages par an à l’étranger, payer la paperasse administrative…

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        • La Carne dit :

          L’adoption d’un pupille de l’état en France est totalement gratuite! donc pour certaines, tous ces enfants qui ne sont pas nés à cause d’une IVG auraient pu être des enfants pour ces familles qui ne peuvent pas en avoir et n’ont pas les moyens pour aller à l’étranger…

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          • De ce côté, c’est sympa!

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            • La Carne dit :

              sauf que seulement 20% des familles auront cette chance ( et pas 1/20 comme je t’ai dit plus haut)… et que celles qui ne pourront pas adopter à l’étranger ne seront pas forcément celles choisies pour adopter en France. on choisi une famille pour un enfant et non pas un enfant pour une famille… heureusement pour les enfants. Nous avons adopté en France et à l’étranger…

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  29. Pooky dit :

    oui, oui, je te laisse un petit mot 😉
    d’autant que je me retrouve dans ce que tu écris
    je suis quadra et nullipare non pas parce que je ne peux concevoir, mais parce que j ai choisi un mari qui n’a jamais voulu et un compagnon qui n’en veut plus
    je suis tombée entre les deux « non choix /choix » et j’ai lancé une procédure d’adoption
    Pourtant, jamais je ne condamnerai celle qui se tourne vers la solution de l IVG
    comme je l’écris ici (http://wp.me/pIXcj-2jH ) je pense qu’on devrait avoir la même rigueur en procréant qu’en adoptant.

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  30. Estelle dit :

    Super billet. Tout à fait d’accord avec moi. J’ai pris du plaisir en le lisant !
    Bravo pour le partage.

    Bises,

    Estelle

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  31. Armelle dit :

    Oh comme je soutiens à 400 % ce billet !
    Tout est dit.
    Et bien sûr, je me reconnais aussi dans cet article puisque je suis suivie en PMA depuis juillet. 32 ans, pas de bébé et en essai depuis 1 an et 7 mois. C’est dur, très dur cette attente.
    Mais bon sang c’est pas pour autant que je suis choquée par les filles qui avortent.
    Je pourrais être cette fille qui avorte. Toutes les situations peuvent arriver à toutes les filles dans une vie : grossesse non désirée et IVG puis difficultés pour tomber enceinte et PMA.
    Et ce n’est pas parce que certaines filles prennent l’IVG pour un moyen de contraception qu’il faut condamner l’IVG.

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  32. dans mon esprit, je ne voit pas de liens entre PMA, IVG, adoption et grossesse. Pour moi ses quatre actes totalement différents et de la à les opposer… Pour moi pas encore de bébé à l’horizon mais soyons clair, ce n’est PAS le moment! Je suis très prudente mais un mauvais dosage de la pilule elle même peut exister. (une amie à eu le cas…) Bref, j’estime qu’on a pas le droit de juger.
    Un de tes meilleurs articles pour ma part 😉

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    • La Carne dit :

      J’ai pourtant souvent entendu ce genre de remarques « toutes ces femmes qui avortent alors que d’autres ne peuvent pas avoir d’enfant »… un classique du genre. Un triste classique!
      et… merci! 🙂

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  33. thalie1975 dit :

    Très bel article. Bravo. Je signe avec toi.

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  34. elodie dit :

    Merci pour ton article. Les raccourcis sont faciles lorsqu’on est désespérée. Mais je pense qu’il est primordial de laisser aux femmes tous les choix. On avorte jamais par plaisir ou facilement, comme si on allait acheter une baguette de pain ! Et mettre un enfant au monde c’est la meme chose … c’est à vie, un don de soit, des sacrifices et une tonne d’amour à donner. Alors laissez nous choisir ce que nous sommes pretes à assumer ou pas !

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  35. Habana dit :

    J’aime ce post. Déjà parce qu’il représente bien ce que je pense, mais aussi, parce que quelque part, il a encore plus de poids dans la tête des gens quand il est écrit par quelqu’un qui en a chié (pardon pour l’expression) pour avoir ses enfants.

    Je suis toujours effarée quand j’entends des gens dire « moi je suis pas pour l’avortement, je pense que quand le bébé est là, ben tu assumes ».

    Déjà, ce qu’il y’a dans ton ventre les premières semaines, c’est pas un bébé, c’est un amas de cellules, ça n’a pas d’âme, ça n’a pas mal, c’est juste un amas de cellule. Ca ne lui fait rien de disparaître. C’est pas un bébé quoi !

    Mais en plus, tu as quand même le droit de choisir si tu veux assumer ou non. Et puis assumer quoi ? Que la capote ait laché ? Que tu ais rejeté ou oublié ta pilule ?

    Je ne comprends pas, qu’on puisse être contre l’avortement, qu’on puisse préférer qu’un enfant non désiré vienne au monde, au risque d’être malheureux, à l’évacuation d’un amas de cellule de l’utérus de la personne qui ne veut pas être mère…

    Il y’a quelques années, j’ai passé un an au Chili, un pays dans lequel l’avortement est interdit. Un soir, sur l’écran géant du métro, ils ont passé aux infos en quelques secondes un fait divers. Une jeune adolescente était morte en voulant s’avorter (ça se dit ?) seule avec des aiguilles à tricoter. Ils ont passé des images de la chambre, pleine de sang. Des années après, j’y pense encore, ça me retourne complètement à chaque fois que j’y pense.

    Et là je me dis qu’en Espagne, tout à côté de nous, ils retournent à ça. Qu’en France, il y’a des gens, j’ai des collègues, des voisins, qui pensent qu’on devrait revenir à ça. A ses femmes désespérées qui préfèrent prendre le risque de mourir sous les aiguilles plutôt que d’avoir un enfant…

    Je ne suis pas du genre à manifester pour tout et rien, mais si un jour il faut descendre dans la rue pour défendre ce droit, je serai la première à le faire.

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    • La Carne dit :

      nous sommes donc définitivement d’accord sur le sujet. je manifesterai aussi si nécessaire. Je ne manifeste que pour les « grandes occasions »… ce droit en serait une. Un commentaire précédent évoque le Chili. Ce que tu as vu est une horreur due à la connerie humaine. Une de plus.

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  36. Je n’ai jamais réussi à me résoudre à avorter, pour moi c’est impossible, je n’en ai jamais eu le courage, je n’en aurait jamais le courage, mais à aucun moment je ne souhaiterais que ce droit soit remis en cause!!!
    Chaque femme est différente, chacune à le droit au respect de sa personne, de son histoire, de sa vie.
    Je suis hyper-fertile, j’ai vécu 6 grossesses et eu 4 enfants nés vivants et en bonne santé (malgré la pilule et les préservatifs) et pour être sure de ne pas avoir de 5ieme enfant, sans jamais avoir recours à l’avortement, je me suis faite ligaturer les trompes.
    Je pense que chaque femme doit être libre de son choix et doit pouvoir l’assumer dans les meilleurs conditions.
    Moi je ne peux pas avorter mais ça ne me donne pas le droit de juger ou d’interdire l’avortement aux autres femmes.

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    • La Carne dit :

      je pense que si, par hasard (nan parce que sinon, ça semble impossible) je tombais enceinte, je ne le garderai pas. vraiment. j’aimerai avec ce choix. J’aime encore plus ne pas avoir à faire ce choix… évidemment. et je te rejoins… c’est pas parce qu’on ne souhaite pas quelque chose pour nous qu’on doit l’interdire à d’autres!

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  37. Ton article m’interpelle beaucoup. Je suis actuellement enceinte de quelques semaines, après une loooongue réflexion l’homme ne désire pas cette enfant… J’ai vraiment du mal à diriger mais je ne me vois pas lui imposer cet enfant, et encore moins pour son avenir. Nous en aurons mais pas tout de suite.
    Ce n’est pas une partie de plaisir d’avorter (du moins pour ma part), personnellement je ne pourrai pas vivre avec un enfant dans la nature, impossible. Je ne vois pas le lien entre l’IVG et la PMA. La question ne devrait pas se poser, nous devrions restée libre de choisir ou non d’être mère, d’accueillir un enfant dans des conditions décentes, sans pour autant que cela devienne un moyen de contraception régulier…

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    • La Carne dit :

      je te rejoins complètement. Pourtant beaucoup voient un lien entre les deux… du point de vue de certains, moins d’avortement=plus d’enfants à adopter. Peu de gens osent le dire (encore que ça dépend où et à qui)… mais je l’ai « souvent » entendu au cours de ces 10 dernières années.
      Je te souhaite plein de courage dans cette épreuve.

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  38. petitetartine dit :

    Au-delà de mes 25 ans, je ne sais pas encore si je veux des enfants, mais je profite de la vie comme elle vient, mais je sais une chose, j’aimerais ne pas me battre pour des choses que ma grand-mère a acquis il y a quelques années, j’aimerais que nous les femmes ont décide ce que l’on veut faire avec notre corps, car oui c’est notre corps. J’ai une amie qui a fait un dénie de grossesse et elle me l’a dit clairement que si elle avait eu le choix elle ne l’aurait pas gardé, tout simplement, car elle n’avait pas encore une vie stable pour élever un bébé à ce moment- là. A ce jour elle est heureuse avec sa petite puce. Un autre exemple, j’ai appris qu’une copine avait avortée il y a quelques mois, car elle aussi n’avait pas une vie stable, toujours entre 2 boulots pas de bagages avec elles, bref c’était pas le moment. Mais au moins, elle a eu le choix, un choix difficile mais elle a eu le choix. Je veux que l’on garde ce choix pour toutes ces femmes, il faut juste pas oublier que ce n’est pas une contraception….

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  39. Nathalie dit :

    Coucou je viens juste de découvrir ton blog par cet article :

    Alors voilà je viens te laisser mon témoignage réel et sincère et tu peux m’écrires ici par mail si tu veux qu’on discutes un peu + ici : flo-lucoise@hotmail.fr

    Quand j’avais 22 ans, je suis tombée enceinte parce que j’étais bien avec le compagnon que j’avais et que je croyais en lui naïvement, parce que je désirais plus que tout être maman d’un beau bébé.
    J’avais donc stoppée la pilule et …
    Je croyais avoir rencontrée le prince charmant et le père idéal …
    Bémol : A environ 3 mois de grossesse, ce compagnon qui avais soi – disant accepté ma grossesse, qui m’avais promis la stabilité professionnelle, un nouvel appartement adéquat adapté, stopper la cigarette dans la maison était devenu extrêmement violent (les coups pleuvaient sur moi) et avait quitté sur un coup de tête son emploi.
    Il ne m’avait jamais présenté sa famille et ma famille avait rejetée durement ma grossesse.
    Et moi dans tout çà, je suivais une formation professionnelle et des stages qui ne valaient rien – pour obtenir un diplôme non reconnu par l’Etat merci l’ANPE !
    Quand au Pôle Emploi c’est guère mieux bref impossible de trouver un emploi en CDI avec un salaire minimum nécessaire pour garder mon bébé et refus de tous les propriétaires de studios modestes de m’en louer un même quand la situation professionnelle financière s’est arrangée à force de me battre en sachant que mes parents ne se porteraient point garants pour moi.
    J’étais seule livrée à moi – même, dans une situation très instable épineuse et je savais que si je gardais mon bébé, il n’y aurais aucun avenir serein et radieux pour moi à l’horizon ni pour bébé !
    En premier, j’ai quittée mon compagnon brutal et instable qui me rendait très malheureuse.
    Puis après pleins de larmes versées, j’ai pris toute seule la décision de me faire avorter à la clinique de ma ville.
    J’ai eue une période ou j’ai eue besoin d’en parler et c’étais impossible auprès de mes parents donc j’ai pris rendez – vous avec une psychologue qui m’a aidée moralement à me reconstruire.
    Je peux te dire que la reconstruction morale a été dure mais je me suis battue pour m’en sortir.

    Il y à un élément auquel je n’avais pas vraiment réfléchi aussi quand j’ai été enceinte jeune fille, c’est que je prenais un médicament pour ma santé délicate, au dosage dangereux pour le développement du bébé.

    Après cette épreuve de la vie, je n’ai plus voulue tomber enceinte tant que je n’étais pas sûre qu’il s’agissais de quelqu’un de stable, d’honnête, de respectueux et de vraiment épris de moi.
    De mon côté aussi, je cherchais la stabilité.

    A 30 ans, j’ai enfin rencontrée l’homme idéal que j’ai épousée et que j’adore pour toute la vie.
    Le destin dans sa grande générosité, m’a offert un chéri en excellente santé sur tous les points.
    J’ai fais un sevrage médicamenteux pour avoir un bébé aussi .
    MAIS …
    Second bémol :
    J’ai eue un méchant malaise à cause de ce sevrage donc j’ai dû reprendre 1 comprimé en ajoutant que j’ai basculée quand même de 2 comprimés à 1 seul .
    J’ai appris que ma thyroïde se détruisait en masse donc ma fertilité était en grand danger sans aucun traitement adéquat.

    Heureusement j’ai pris les choses en main, je me suis traitée au levothyrox et grâce à çà j’ai pu tomber enceinte 2 fois :

    La première fois j’ai fais une fausse – couche en février 2013.

    La seconde fois c’est la bonne : Adorable petit garçon prénommé Mathis prévu pour le 17 juin 2014.

    Là j’apprends que ma soeur est bien fertile mais que son mari a des soucis de ce côté là…
    Donc pour eux le verdict est tombé en janvier 2014 : FIV soit fécondation in vitro que tu connait trop bien aussi avec tout ce que cela comporte !

    Adoption aussi envisagée par ma soeur et mon beau -frère si la FIV échoue…

    Voilà je t’ai tout dit.
    Je ne juges personne mais les gens qui ont des préjugés à la con c’est qu’ils sont égoïstes et qu’ils n’ont pas été confrontés à certaines épreuves difficiles de la vie.

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    • La Carne dit :

      quel parcours! Mathis en fait une belle conclusion! 🙂
      les gens avec des préjugés sont surtout des gens coincés dans leur morale à deux francs six sous!
      Merci pour ton témoignage!

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  40. Merci pour cet article: j’ai dû avorter, plus jeune, je te remercie donc de me déculpabiliser…
    Ton article m’a vraiment plut alors je viens de te taguer dans un article: http://lafillequifaisaitdestrucs.blogspot.fr/2014/01/avait-ete-taguee.html
    Si ça te dis, viens me voir 😉

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  41. agrippine91 dit :

    Je crois qu’il n’y a rien à ajouter! Beau temoignage..merci d’avoir partagé avec nous 🙂

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  42. castorsimone dit :

    Je suis pour le droit à l’avortement.
    Mais, même si en l’état actuel de ma vie, je ne souhaite pas d’enfants (célibataire, job précaire, étudiante etc), je sais que je ne pourrais pas avoir recours à l’avortement et que je garderai l’enfant si jamais je tombais enceinte.
    Tu as raison de dire qu’il ne faut pas culpabiliser les femmes. Mais à vrai dire, je pense aussi aux hommes.
    Que se passe-t-il pour l’homme qui souhaite l’enfant et la femme qui ne le souhaite pas ?
    Au final, c’est toujours la femme qui a le dernier mot.

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    • La Carne dit :

      j’étais tellement sure d’un tas de choses… j’ai tellement perdu de certitude au fil des années… que je me demande si on peut vraiment savoir ce qu’on ferait en telle ou telle circonstance dans 10… 20… 30 ans… 🙂
      Pour l’homme qui souhaite l’enfant? c’est une bonne question! Qu’en a-t-il été de toutes ces femmes qui n’avaient même pas le droit à la contraception parce que les hommes étaient contre?… ouais je sais, rien à voir… mais les hommes avait le pouvoir de décider pour elles. Elles ont maintenant le droit de décider pour elle. En général, je suppose, je l’espère… quand il y a un couple, la décision se prend sans doute à deux… quand il n’y a pas de couple… la femme décide. c’est elle qui porte le bébé. ça reste son corps. quoique l’homme veuille. Mais en effet, si un homme veut le garder… il se retrouve mis dans une simple place de géniteur et pas de futur père…

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  43. Je ne sais quoi rajouter, tu as tout dit. On projette trop souvent ses propres désirs sur les autres, et on leur prête des sentiments qu’ils n’ont pas, certainement par culpabilité…

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  44. Aurélia dit :

    Moi j’ai du avorter un jour, contre mon grès, et j’avoue que je n’en suis pas fier… Mais chacun agis selon les circonstances. On n’a pas à juger… Bon lundi, et passe un de ces quatres 🙂

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  45. Quel billet La carne !!! Je regarde toujours avec beaucoup d’admiration ces familles qui adoptent, je trouve ça tellement tellement… Pas de mot ! Je vous admire la carne !! Mouaaaaaaah

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    • La Carne dit :

      euh… ces familles qui adoptent ne sont pas tellement tellement! 😉 ce sont juste des gens qui se battent pour fonder une famille. Un acte super égoïste en somme. 🙂

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  46. Jeanne dit :

    tu as fait une analyse juste sur un sujet complexe
    enfin , deux thèmes bien distincts
    Concernant l’adoption , il est grand temps de changer la loi
    à quoi laisser des jeunes enfants passer de pouponnières en famille d’accueil quand on sait que leurs parents ne seront jamais aptes à exercer leur autorité parentale ?
    il faut encourager l’adoption simple
    on en parle de plus en plus
    arrêter de colmater des brèches
    donner une vraie chance …

    c’est bon de lire ce billet
    trop de gens mélangent tout , vraiment ..

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  47. Ping : De la plume au clavier | Lettre à Baptiste

  48. petitspas dit :

    Il manque des millions de femmes en Chine et en Inde. Ça arrive maintenant au Royaume Uni. L’avortement se retourne contre les femmes…

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  49. Ferreira dit :

    Bonjour,

    Je travaille pour l’émission Toute Une Histoire, diffusée sur France 2 et présentée par Sophie Davant.
    Je me permets de vous contacter car je prépare une émission pour fêter les 40 ans de la loi Veil, légalisant l’avortement en France. Le thème de mon émission sera « Elles étaient contre l’avortement, et pourtant … ».

    Voici des exemples de témoignages que nous recherchons :

    – Vous étiez contre l’avortement, et pourtant, vous avez fini par avoir recours à une interruption volontaire de grossesse

    – Vous êtes tombée enceinte sur le tard et alors que vous vous étiez promis de ne jamais avorter, vous avez dû vous y résoudre

    – Après avoir milité contre l’avortement, vous avez finalement changé d’avis et vous avez même eu recours à une IVG

    – A la tête d’une famille déjà très nombreuse, vous avez pris la décision d’avorter alors que vous aviez toujours été contre

    – C’est votre conjoint qui vous a convaincue d’avoir recours à une IVG et aujourd’hui, vous ne regrettez pas d’avoir suivi son conseil

    Je vous remercie d’avance et espère ne pas vous importuner.
    N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations.

    Bien cordialement,
    Sophie
    sferreira@reservoir-prod.fr

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  50. NICOLAS dit :

    j’ai éppousé une femme qui c’est fait avorter 9 fois en 12 ans par aspiration et curetage/ clinique , dans son esprit c’était une contraception facile et gratuite !! elle est biéloruss  » elle faisait cela sans aucuns regrets !! c’était tout a fait normal !!, tous les rapports avec  »ses connaissances «  » étaient sans protection !! aujourd’hui elle a des problèmes du col de l’utérus
    et c’est un véritable problème de santé !!

    et oui c’est ainsi plus de 5 millions de femmes se font avorter de cette manière et sans regret dans les pays de l’est tous les ans !!!

    la loi WEIL est loin de tout cela !!
    jean NICOLAS

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  51. La Carne dit :

    ses problèmes du col viennent-ils du fait d’avoir avorté ou du fait qu’elle ait eu des rapports non protégés? Ou de « pas de chance »?
    Je trouve regrettable en effet que des femmes utilisent l’avortement comme moyen de contraception.
    La loi Weil n’en reste pas moins un droit essentiel pour toutes ces femmes qu’elle protège.

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