CES MOTS QUI M’ONT CASSEE…

Les-mots-peuvent-engendrer-des-maux

Ne me dites plus jamais qui je suis. Ne me dites plus jamais ce que je dois faire.
Vos paroles m’ont brisée, mot après mot. J’ai mis des années à reconstruire celle que vous avez méticuleusement détruite.

T’es con qu’il me disait pour me faire avancer au moment des devoirs.
Tu seras femme de ménage comme ta grand-mère qu’on me disait devant un problème de math insoluble pour mon cerveau.
Il était temps qu’on m’a dit le jour de mon mariage.
T’es un dromadaire qu’on m’a dit sans une once d’humour quand un de mes seins a poussé plus vite que l’autre.
Fais du basket au moins ! Qu’on m’a dit quand j’ai dépassé les 170 cm.
Sois hôtesse de l’air quand j’ai atteint les 175 cm.
Trop grande pour être hôtesse décidément! qu’on m’a dit quand j’ai atteint 180 cm.
T’es trop difficile. Tu ne trouveras jamais de mari qu’on m’a dit quand j’avais 24 ans.
Ne mets pas de talon, tu es trop grande, tu serais encore plus ridicule qu’on m’a dit quand j’ai voulu essayer.
Ta robe de mariée ne te va pas qu’on m’a dit le jour de mon mariage.
Mets ce collier pour le mariage qu’on m’a dit en me tendant le collier offert par la belle-mère, cette salope.
T’as de la chance qu’on m’a dit quand ils ont rencontré l’homme.
Un homme comme ça, avec ton caractère. T’as intérêt à être gentille qu’ils m’ont dit.
Tu n’as pas le droit de sortir qu’on m’a dit quand j’avais 18 ans.
Fais attention aux hommes et fais pas de connerie surtout qu’on m’a menacée le jour où j’ai eu mes premières règles.
Pourquoi t’es toujours méchante ? qu’on m’a demandé un jour où j’avais osé dire non.
C’est pas une femme bien a dit ma belle-mère à son fils, mon mari.
Tu ne peux pas faire comme tout le monde un peu ? Qu’on m’a demandé le jour où j’ai refusé un emploi stable mais insatisfaisant.
Arrête de rêver. Les rêves c’est pas la vie qu’on m’a expliqué un jour où je parlais de voyage.
T’es conne ! Tu te prends pour qui ? Qu’on m’a dit un jour, au restaurant, devant une salle comble, alors que je n’avais rien fait… juste pour montrer comment il fallait s’y prendre avec les enfants, à des amis jugés parents trop laxistes.
Prends le premier boulot, c’est plus sure. Tu n’auras pas mieux qu’on m’a ordonné un jour où j’allais passer un autre entretien pour un super job.
Prends moins cher, ton travail ne mérite pas tant qu’il m’a dit le jour où j’ai demandé à être enfin payée pour faire du babysitting.
Tu as gâché mon voyage de noces qu’on m’a dit le jour où j’ai dit à ma sœur ses 4 vérités.
Tu ne comprends rien qu’on me disait, sans jamais rien m’expliquer.
T’es bête qu’on me disait… souvent.
Ta cousine est belle qu’on me disait sans jamais me dire que moi aussi je l’étais, un peu.
Ton cousin a travaillé dur lui pour s’en sortir, alors on lui a offert la chaine Hi Fi et une machine à laver le linge qu’ils disaient alors que moi j’allais depuis 4 ans au lavomatique.
T’es sure qu’il est français ? qu’on m’a demandé le jour où ils ont su que l’homme n’était pas blanc… beaucoup d’enfants n’y auraient vu que de l’inquiétude parentale naturelle. Je n’ai entendu que pour quelles autres raisons serait-il avec toi ?

Etc. etc. inlassablement. Jour après jour. Année après année. Sans relâche. Pendant plus de 30 ans.

vous avez fait du beau boulot. Je suis incapable d’imaginer que vos intentions puissent avoir été bonnes, un jour, une fois… une seule fois. Pourtant elles l’ont sans doute été.

L’humiliation et la peur n’ont jamais fait avancer qui que ce soit. Pas même moi. Pour mon bien ? Pour votre bien surtout. Les apparences et la peur du qu’en dira-t-on sont bien mauvaises conseillères. Vouloir tout contrôler est un danger. L’abus de pouvoir est un délit.
Je n’ai jamais perçu une once d’amour. Là où un enfant attend d’être unique pour ses parents, je n’ai semblé être qu’insignifiante et médiocre à vos yeux. Vous m’aimez ? Sans doute… vous me l’avez même dit… une fois. Faire passer les messages n’a jamais été votre force. Même celui-ci était arrivé à moi brouillé, confus, comme une certitude dont on essaye encore de se convaincre. Comme une évidence qui n’a jamais été évidente.

J’ai appris à fermer ma gueule. J’ai appris à fermer tout. J’ai longtemps pensé que vous aviez raison. J’étais conne, je n’arriverai à rien, je devais apprendre à me contenter du minimum parce que je ne méritais pas mieux.

Ça m’a pris des années pour tout décloisonner, pour faire de moi un open space où il fait bon vivre. Ça m’a pris des années à tout reconstruire, laborieusement. Parfois tout s’écroulait. Parfois je n’avais plus la force. Mais j’ai réussi. Pas grâce à vous. Vos billets pour vous racheter m’ont juste permis de m’éloigner, vite. Une question de survie sans doute. Une envie de vivre, enfin, certainement.

Encore aujourd’hui, il y a des résidus… des séquelles… je n’ose pas tout… certains de mes rêves se bousculent en moi sans éclore… à quoi bon… je suis nulle. Je me bats contre ces mots maux. Pas après pas. J’avance. Lentement. Surement ?

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A propos La Carne

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55 commentaires pour CES MOTS QUI M’ONT CASSEE…

  1. fedora dit :

    ça c’est fait… purée la carne, tu reviens de loin ! j’ai toujours du mal à comprendre comment on peut faire du mal à un enfant, à son enfant…

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  2. Aurélia dit :

    ton billet m’a émue. C’est triste de voir qu’il y ait encore des gens qui agissent de la sorte. Comme les mots peuvent blesser, surtout un enfant, même une jeune personne, même quelqu’un d’âge mûr. Personne n’a le droit de juger ainsi. Bravo pour ta force et ton courage, et surtout bravo pour ton avancement. Bisous.

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  3. De.Lye dit :

    Je vais sans doute paraître cruelle mais… parfois il aurait mieux valu naître orpheline. En tout cas bravo à toi d’avoir eu la force et le courage de t’être éloignée de ces personnes toxiques !

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  4. Mais comment peut-on saper une confiance de cette façon???? Courage, et sois fière de t’en sortir loin de ces poisons! (purée mais t’as mangé quoi pour faire 1m80??? Nan parce que moi j’ai pas dépassé le 1m58 et pourtant j’ai bouffé des litres de soupe^^ 😉 )

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  5. Nicky dit :

    Waw…Ce texte m’a bluffée. Quelle plume, quelle émotion. Je me suis retrouvée dans ces mots…

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  6. Docfou dit :

    Simplement superbe… Et horrible à la fois…

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  7. Miss Barjabulle dit :

    Un sacré texte!! Une sacrée claque!.. Se construire après avoir été détruits le chemin est parfois plus long mais les fondations n’en sont que plus solides, quand aux auteurs de ces fragilités, il n’y a pas de mots pour décrire tant de violence, ce ne sont pas des coups physiques mais ils sont tout aussi violent et douloureux. Bravo en tout cas pour ce texte HYPER EMOUVANT, que la vie t’offres des tartines de confiture que tu pourras pleinement déguster auprés de ceux que tu aimes et qui t’aiment pour ce que tu es tout entière!

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  8. ninon dit :

    J’ai vécu la même chose et sais combien c’est dur, difficile, douloureux mais la rage de vivre nous donne beaucoup de force et on ne fera pas la même chose, en tout cas, j’ai changé de travail et aide les enfants, hasard? Votre article m’a fait un bien fou (savoir que l’on n’est pas seule est bon) car j’avais une crise de larmes. Des trucs qui remontent, mais vive la vie! On a tous le droit d’être soi, vous avez le droit d’être vous! Encore bravo et merci pour ce texte courageux et si juste! Belle nuit!

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  9. catongg dit :

    Et mon père m’a dit, qd j’ai eu mon premier stage de BAFA « plus qu’à faire pareil pour le BAC », quand j’ai eu mon brevet de violon « plus qu’à faire pareil pour le BAC », quand j’ai eu mon BAFA complet « plus qu’à faire pareil pour le BAC »… et j’ai fugué. deux fois. Et je l’ai encore en travers, même si ça va beaucoup mieux avec lui maintenant.

    Ya des mots qui font mal c’est clair… tu as raison d’extérioriser !!!

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  10. ON parle souvent de fessée, ou de frapper un enfant et que tout ça n’est pas bien. Mais je crois sincèrement que les mots font 1000 fois plus mal, plus insidieux, moins direct, mais oh combien plus destructeurs, quand ils sont répéter

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    • Ton article m’a touché. Je suis heureuse de voir que tu t’en sors. Pas tout à fait indemne, malheureusement, mais tout de même avec beaucoup de classe et toujours avec cette envie de rêver !
      Continue,
      Lilly

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  11. Bouboulette dit :

    Juste ♥ J’ai connu un peu…

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  12. Franie dit :

    J’ai mis l’océan entre elle ( ma mère ) et moi… Et aujourd’hui encore j’ai beaucoup de mal à décrocher mon téléphone même si je sais qu’elle attend cet appel. Elle ne m’appelle jamais car c’est à moi de prendre de ses nouvelles et non pas le contraire! L’amour maternel je n’ai jamais connu et pourtant, elle doit m’aimer, à sa manière. Ce qui reste après tant d’années ce sont les mots qui font mal, des humiliations et dans mon cas le souvenir des coups, aussi, pour faire mieux rentrer les mots !

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  13. Pat dit :

    Quand on te rencontre (puisque j’ai eu cette très grande chance !), on n’imagine pas toute cette souffrance et ce long parcours de reconstruction.
    Comme cela a été dit, les mots font parfois plus mal que les gestes. Quelqu’un m’a dit une fois que chaque parole blessante est comme un clou planté dans une barrière en bois. Tu as eu raison (et été courageuse) de partir loin car au bout d’un moment, s’il y a trop de clous, la barrière tombe en miettes.
    En tout cas, chapeau bas la belle d’être arrivée où tu en es toute seule (enfin sans l’aide de ceux qui sont sensés être tes tuteurs pour bien pousser et t’épanouir). Et eux auraient dû aller chez l’ophtalmo !
    Plein de bises à partager

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  14. hum,beau texte…expression des raisons qui bien souvent m’ont amenée à me demander pourquoi j’avais des parents,pourquoi ceux ci avaient voulus un enfant si c’était pour reproché les « sacrifices » du rôle…les raisons qui font que j’ai eu peur d’être mère à mon tour…les raisons qui font aussi la personne que je suis : femme forte et fragile,méfiante et naïve, une petite fille qui à grandie si vite que les étapes de maturations n’ont pas été franchie… une mère qui n’ignore pas les blessures qu’un mot peut infligé,une mère qui n’oubli pas de dire son amour..sans parler d’obligation ou de sacrifice…

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  15. axelle57 dit :

    Je fais un gros câlin à l’enfant que tu étais. Et chapeau, ça doit être dur d’écrire tout ça, mais en même temps, faire beaucoup de bien.

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  16. c’est très poignant, en effet les mots peuvent être cruel parfois, d’ailleurs il en reste toujours. Ma mère me disait souvent : « j’aurai mieux fait de me pendre le jour ou je t’ai mise au monde »…je n’ai jamais oublié cette phrase, et je ne pense pas l’oublier un jour !

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  17. Galinette dit :

    J’ai connu la violence verbale toute ma vie … Et aussi la violence physique mais c’est triste à dire, c’était moins pire … Donc je te comprends bien. Une fois partie de la maison, j’ai pris 75kg de carapace pour survivre en tant qu’adulte … Il y a qq années, j’ai enfin réussi à couper les ponts et à me reconstruire. Je vais mieux mais ce n’est pas un combat gagné … Chaque jour est une bataille.

    Dans les qq fleurs offertes alors que j’avais déjà quitté la maison, que j’avais un super job et un homme admirable à mes cotés, il m’a dit :
    – c’est à cause des femmes comme toi qu’il y a du chomage car tu voles le travail des honnetes hommes qui doivent nourir leur famille … (et moi qui me crevais à grimper les échellons et à faire des cours pour qu’il soit fier de moi …).
    – tu n’es pas une femme car tu es un ventre vide … (on ne le saura jamais car je n’ai pas osé faire d’enfants pour plusieurs raisons dont le fait d’avoir une famille disfonctionnelle, violente et alcolique … il n’a jamais fait le lien … pour lui, je suis juste imparfaite ..).
    – je ne comprends pas comment ton mec arrive à bander pour te baiser tellement tu es un tas de graisse informe …

    Donc la confiance en moi, c’est pas gagné … Pourtant, tout au fond de moi, je sais bien que je suis une bonne personne … Comme toi ! Allez, on vaut mieux que tous ces mots/maux !

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    • lydouee dit :

       » Pourtant, tout au fond de moi, je sais bien que je suis une bonne personne « … punaise, ça transpire oui ! Tu en dégoulines jusque parterre !
      Même avant de te voir, juste par ce que je lui racontais de toi, par les  » soldes  » aussi forcément (oui, c’est le nom qu’a trouvé Galinette, pour les tonnes de fringues dont je bénéficie quand elle vide ses placards !!!), Namoureux te trouvait adorable.
      Depuis qu’il t’a rencontrée, ainsi que ton petit mâle, le charmant estomac sur pattes… il a plus que confirmé son impression première, et vous revenez souvent dans nos conversations !
      Hier soir, on a enfin ouvert le Gruyère Suisse (L’Etivaz dort toujours !)… bah oui, sous vide, ça se conserve X temps, et je gardais un peu tout ça, tel un trésor de mes montagnes (enfin celles d’à côté…), alors forcément, c’est encore un peu de vous qui s’est invité à notre table…

      Donc, ça serait bien que tu acceptes de laisser remonter ce que tu n’oses affirmer, crier, hurler à tous : JE SUIS UNE FILLE A DO RA BLE ! UNE GALINETTE GÉNIALE, UNIQUE ! JE LE SAIS, JE L’ASSUME, JE L’AFFIRME !

      Et Carnouille… réfléchis bien avant de déménager… tu ne dois rien à personne, sauf à toi-même, car tu te dois d’être heureuse pour toi d’abord. Et forcément, tu rendras ainsi heureux ta famille (mari / gosses). Pense aux kilomètres qui t’ont mise à l’abri des indésirables. Ne te goure pas de destination. 😉

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  18. cette fois c’est dit, et bien dit La carne 😉

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  19. malise dit :

    J’ai du mal à imaginer que l’on puisse dire ces mots-là à son enfant, c’est inimaginable, tellement violent, je suis terriblement triste pour la petite fille et la jeune femme que tu as été. Mais quand je lis tes mots, quand je vois le courage que tu as eu d’exprimer tout cela, je me dis que tu as trouvé la force de te battre et d’aller de l’avant. Et ça, ils ne pourront jamais te le prendre!

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  20. mauve dit :

    Je viens de prendre une claque énorme… Les mots peuvent être terrible. J’en ai fait les frais aussi. De temps en temps une pique qui lacère le coeur et abîme l’âme. Je sais en tout cas pourquoi j’ai si peu confiance en moi.
    Merci pour ce billet. Merci…

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  21. Hara-Kiri dit :

    J’en reste sans voix…. Un très beau billet et surtout une très belle victoire sur l’enfance. Certes ça laisse des traces, mais une fois qu’on a posé à terre le colis trop lourd, fait un tri et viré le toxique, on se sent drôlement plus léger!

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  22. C’est vrai que dans ton article je m’y retrouve.
    Disons que c’est derrière nous 😉

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  23. J’ai vécu la même chose, et en avait aussi fait un billet (avec la même photo ^^)
    http://meredebordee.com/coups-de-gueule/la-violence-des-mots/

    Je compatis donc 😉

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  24. Ah le pouvoir des mots … Pour faire joli et bon, mais aussi pour faire mal et moche … Tout en émotion … Merci pour ce texte !

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  25. selky dit :

    Tu te livres comme un livre ouvert.
    J’aurais pu écrire quelques lignes, surtout les dernières.
    Aujourd’hui je me bats encore pour récupérer du capital confiance, comme j’aime à dire.
    J’essaye de tout faire pour que mes enfants aient le leur à 100% dès leur tendre enfance.
    « Ne laisse jamais personne te dire que tu n’es pas jolie, nulle, (grosse ou maigre) pas assez forte tu m’entends ! Jamais!  »
    Du haut de mes 1m53, je fais comme je peux et sans talons : j’ai tenu tête – en même temps c’est ptet pour ça que j’en ai jamais mis (et que j’en mettrai jamais).
    Les mots blessent tant !!

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  26. ifeelblue dit :

    fiou 😦
    en lisant ça, je me dis que tu es incroyablement forte. Avoir réussi à te construire malgré cela, à surmonter tout ça, c’est juste impressionnant.

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  27. Ophelie dit :

    Les mots ont bien plus de pouvoir que les gestes …. j’ai connu les violences physiques et verbales …
    j’ai fait le deuil des coups mais les mots eux ont plus de poids, restent et laissent des traces … et si peu quelqu’un (avec qui tu viens d’ailleurs de t’unir) découvre cette faiblesse de ton passé il a le choix de de t’accompagner dans tes blessures ou de s’ en servir pour mieux t’atteindre et te détruire davantage … il a choisi
    Les mots créent une blessure si difficile a refermer
    C’est un magnifique billet qui énormément touchée

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  28. zebulonmummy dit :

    Tu t’es bien battue et tu en sors plus forte aujourd’hui….ce genre de parents est toxique !
    Je plains l’enfant que tu étais , j’espère que tout ça est derrière toi …bises

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  29. Très beau texte, très émouvant… Les personnes toxiques, c’est l’un des pires freins que l’on peut rencontrer dans la vie, et plus ces personnes sont proches, plus les dégâts qu’elles causent sont importants, malheureusement…
    Prendre conscience de tout cela est essentiel pour avancer dans la vie et tu sembles sur la bonne voie! Je te souhaite le meilleur pour la suite.
    Hasard ou pas, au moment où je lisais ton texte, j’écoutais cette chanson, sur un thème très similaire 😉 http://www.youtube.com/watch?v=MzFWlWbfUBo

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  30. Ava dit :

    Faut-il accorder de l’importance à toutes ses remarques maladroites ? cela dépend du degré de sensibilité ! « L’autre » veut toujours nous conditionner pour qu’on ait moins bien que lui… l’homme est un loup pour l’homme.

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    • lydouee dit :

      Tout à fait d’accord avec toi. Moi aussi j’en ai pris pour mon grade… et les enfants d’aujourd’hui, penseront sans doute plus tard que leurs parents, ceux qui aujourd’hui éprouvent des rancœurs, les ont aussi plus ou moins cassés. Après effectivement, c’est question de personnalité. Pas forcément de sensibilité… mais plutôt de faculté à se forger une carapace. C’est la méthode que j’ai adoptée. Parle toujours, tu m’intéresses ! Ou alors, je réponds de suite de manière à couper toute envie de poursuivre le débat.
      Pour exemple, on est ravi dans ma famille que je sois en couple et aimée, mais… incroyable que j’ai trouvé un mec avec mon caractère, mon surpoids… attention à bien le garder, il est si gentil (contrairement à moi et, des fois que s’il s’échappe ce soit ma seule chance de plaire !)…
      J’entends, je retiens… mais zappe en même temps, dans le sens où ça glisse sur moi.
      Faut dire que question carapace, chez moi, ça tient de celle de compét ! J’ai mis du temps à apprendre à me protéger, mais quand je m’y suis mise, ça a été radical.

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  31. Severine George dit :

    C’est fou votre histoire c’est presque la mienne a un detail pres c qe mon bourreau c’etait ma gd-mere…tjours trop ou ps assez et bien entendu parfois mes parents finissaient par croire qe c’etait ps completement faux…ms qu’importe aujourd’hui je m’en suis presque sortie et je suis ps trop mecontente de ce qe je suis…tant pis pr elle,elle n’a ps su m’apprecier ms peu importe j’ai avance

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  32. C’est affreux comme certaines remarques font écho a ce qu’on a pu me dire … On m’a dit que c’était un « miracle » que j’ai trouvé quelqu’un qui me supporte. ( en parlant de mon conjoint ) , qu’il était étonnant que mon fils soit si gentil et intelligent vu comme j’avais été  » difficile en étant enfant  » … La dernière en date , ma grand-mère qui comme réponse à l’annonce de ma seconde grossesse ( toujours avec le me homme avec qui je suis depuis 11 ans, presque 5 ans après la naissance de mon fils )  » tu vas pas nous en faire 36″ . Tout ça pour te dire que ton article m’a touché et que je ne peux que compatir …. Bon courage dans ta reconstruction

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  33. ton post m’a juste retournée … tu est forte !

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  34. Pooky dit :

    la confiance en soi, cela s’apprend, cela s’autorise et le premier pas est de favoriser ton propre avis sur toi à celui des autres. même s’ils sont en nombres, plus âges, parents ou profs…
    J’ai toujours pensé que la seule personne avec qui j’allais vivre jusqu’à la fin de mes jours, dont je devais être fière, que je devais pouvoir regarder sans rougir c’est moi. Et j’ai accepté de ne pas être parfaite mais de savoir ce qui me convenait.
    La parole des autres est multiple, pas toujours bienveillante et parfois si elle l’est, je peux la recevoir autrement (toujours ces histoires d’émetteurs et de récepteurs), alors je m’accorde une dose de bienveillance au ptit déj et ça me fait la journée.
    Quant aux autres néfastes, ils doivent être bien malheureux…

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  35. Isabelle dit :

    Oui,oui le texte est bien écrit et oui,oui on peut tous se reconnaître là dedans! Moi la première mais je mettrai un bémol! Ne croyez pas que nos parents ont été comme cela contre nous! Souvent ils croyaient bien faire et souvent des paroles sortes de nos bouches parentales sans que nous pensions que cela puisse avoir un tel impact sur nos enfants. Nous ne sommes pas tous des Folcoches en puissance….ce serait trop simpliste.

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  36. Laurence dit :

    Waow ma pauvre , je découvre ton blog avec ce post : c’est deg….. et tu n’es pas la seule malheureusement , mon mari a coupé ts les liens avec ses parents hyper toxiques qui ne comprennent pas qd même ! Il lui reste qd même des blocages alors qu’il est chef d’ent tu vois … Et ma mère un peu comme ça mais peu ds les mots plutôt ds le non dit ou les regards méprisants … J’ai bien réussi à me construire exactement à l’inverse … Ouf. Des hugs amicaux de fille

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  37. unefemmealouest dit :

    c’est quasi toute mon histoire …. j’en suis toute retournée !
    Courage ma Carne ! 😉

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  38. clyn03 dit :

    J’ai entendu beaucoup de phrases similaires moi aussi. On a fini par m’ouvrir les yeux et je suis partie. Quatre ans plus tard, et 2ème année de thérapie, je me reconstruis… petit à petit…
    Bel article en tout cas, qui m’émeut beaucoup. Courage!

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  39. eeleesible dit :

    Wow ton article est vraiment touchant … Je comprends pas comment on peut être comme ça avec une personne, mais alors en plus quand ça vient des parents … Ceux qui sont en parti là pour t’aider à te construire, à avoir confiance en soi et s’aimer (au moins un minimum parce que même avec des parents qui sont là, la confiance en soi est souvent un problème)
    Vraiment bel article !

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  40. mattyllde dit :

    J’ai reconnu un peu de mes parents, (seuelement pour les supers « conseils » dont on se passerait tous), mais aussi un peu des parents d’élèves que j’ai croisés….et je reste persuadée qu’ils pensent dire ça « pour leur bien ». Alors qu’ils feraient bien mieux en leur lachant la grappe plutot que de toujours descendre leur enfant. Les adultes souvent ne se rendent pas compte du poids des mots et c’est très grave.

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  41. maviedebrune dit :

    lentement mais surement … Courage !!!

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  42. Anne-C dit :

    Lentement mais surement! Et tu y arriveras. Gros Bisous

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  43. La Carne dit :

    Merci à tous pour vos messages et vos commentaires! 🙂
    Un autre billet devait… devrait suivre… moins glorieux… plus tard… sans doute…

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  44. edwige dit :

    Et puis ce qu’il y a de bien c’est que maintenant tu peux prendre soin de la petite fille qui est en toi, la chouchouter, la caliner et surtout la protéger. Je pense que grandir nous sauve …

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  45. leblogdelamarmotte dit :

    Avec mes 1m74 mon surnom précédent était « la grande gigue »… J’ai quand même eu plus de chance que toi… Même si j’ai souvent été rabaissée et humiliée. Bravo pour ton courage et merci pour ce témoignage qui m’a replongée loin derrière… pour mieux ré-avancer. J’en avais bien besoin de ce coup de pied au cul 🙂

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  46. Constance dit :

    Je me reconnais aussi dans cette relation à mes parents. La phrase répétée depuis quelques années et qui me marque le plus : « Avec toi, c’est toujours compliqué »
    Merci pour ce petit exutoire et espace d’expression
    Et profitez bien des moments de plaisir/bonheur que la vie vous offre…

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  47. Ping : Plagiat | Mère débordée : mode d'emploi

  48. Cristophe dit :

    Dans un tel cas, on devrait peut-être autoriser de fesser les parents.

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  49. blueedel dit :

    juste un grand bravo…. j’espère avoir l’audace ou le courage de me livrer aussi simplement au fur et à mesure que mon blog se construira… en tout cas, te lire est un plaisir 🙂

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  50. Victoire4 dit :

    Très touchant comme texte!
    Mon mari a eu ce type d’éducation, peut être un peu moins violente dans la forme ( on ne dit pas de gros mots chez eux) mais néanmoins tout aussi destructrice.
    Il s’est « blindé » comme il dit, cela lui a forgé son caractère comme dit mon beau-père, mais ce qu’il ne sait pas lui c’est ce mal être permanent que mon époux ressent, cette culpabilité que ces parents lui ont enfoncé dans le crâne ( tu es ce que tu es grâce à nous, nous nous sommes sacrifiés pour toi!).
    Il se méfie des gens et n’arrive pas à s’ouvrir aux autres, à force d’entendre à chaque fois que l’on ouvre la bouche que l’on est un con ce n’aide pas!!
    Quand à la belle mère parlons en: je suis une salope pour elle parce que je ne suis pas comme eux, je suis ouverte, je tente d’aller vers l’autre, je ne m’enfonce pas dans un trou en me cachant!!
    D’ailleurs j’ai arrêté de les voir le jour où mon beau-père m’a dit de me la fermer parce que monsieur donnait des conseils éducatifs à son fils et que j’ai osé dire que cela ne le regardait pas!
    Tout ce que je vois c’est que leur fils est extraordinaire, qu’ils ne le voient pas et que lui mon homme malgré toutes ces qualités n’est pas pleinement heureux!

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