POUCE!

close up of a womans hand, saying ‘well done!’

L’ile m’oppresse. L’ile m’étouffe. Mais l’ile est belle. Parfois, toute débordante de saturation, j’oublie à quel point elle est belle. Depuis notre retour de vacances (fin aout), pas une seule fois je n’ai mis le pied dehors  juste pour le plaisir, à cause des grosses chaleurs humides (de saison)(mais 41 degrés avant hier, ça fait trop). Je n’ai pas pu. Pas une seule fois. C’est physique. Mon diaphragme se resserre et je n’arrive plus à respirer.

Ce midi, le 9 ans et moi avons déjeuné ensemble. Tous les deux. En tête à tête. Le timing n’ayant pas été très bon, nous sommes arrivés en avance dans le bourg où se trouve son école. J’ai bien pensé rester dans la voiture climatisée en attendant la délivrance l’ouverture des grilles scolaires… mais voilà, sur le chemin pour rejoindre son école, j’ai eu l’envie soudaine de m’arrêter et d’affronter la chaleur pour admirer pendant un court instant de deux ou trois minutes ça…

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Finalement, le timing était parfait.

Ça, c’est à 246,52 mètres (approximativement) de l’école du 9 ans. Nous passons tous les jours devant. Au moins deux fois par jour. Un peu comme un parisien qui passe devant la tour Eiffel sans la voir, nous ne voyons plus ce paysage qui nous entoure. Je ne le vois plus. Il n’est plus le décor. Il fait partie du décor. La nuance est de taille.

Ce midi, pendant un court instant de 2 ou 3 minutes, j’ai dit « pouce!« . Nous sommes descendus de la voiture et nous sommes assis sur le sable… enfin moi parce que le 9 ans a décrété que c’était la honte d’être sur une plage en uniforme ; il est donc resté debout.  Nous avons profité de ÇA… enfin moi, parce que le 9 ans était trop occupé à vérifier que personne de sa connaissance n’allait le surprendre sur la plage, en uniforme scolaire (un bermuda en jean et un tee-shirt blanc, y a pire), avec sa mère de surcroit (la honte ultime)(petit con).

Ce midi, j’ai fait une trève avec l’ile. J’ai hissé le drapeau blanc. J’ai appuyé sur le bouton pause. J’ai apprécié ce paysage superbe.

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J’espère malgré tout pouvoir dire « game over » au plus vite…

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A propos La Carne

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24 commentaires pour POUCE!

  1. Catwoman dit :

    On oublie souvent à quel point l’endroit où nous vivons est beau. Nous ne voyons plus le décor …

    Belle pause !

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  2. ifeelblue dit :

    c’est magnifique… mais comme pour n’importe quel endroit, au bout d’un moment on ne fait plus attention à ce qui nous entoure et quand en plus on est dans une situation où on sature… ça avance au fait les plans pour déguerpir de l’île? je croise les doigts pour toi! 😉

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  3. Franie dit :

    La Soufrière , les deux Mamelles, l’ilet, les îles dans le lointain, le sable blanc… Nostalgie, nostalgie… J’ai la même vue quand je reviens sur l’île. Ou Presque…de quoi faire oublier en effet les 40 degrés !

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    • La Carne dit :

      hier la vue était ultra dégagée! on voyait tout! Les Saintes, Marie Galante, La Dominique, la basse terre. un régal! 🙂 et il faisait un peu moins humide… ce qui ne gâchait rien! 🙂

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  4. ROSALIE dit :

    On est parti de Bourgogne, la Bourgogne nous manquait et on trouvait tous les défauts à Marseille, sale, cher, embouteillage, bla bla bla
    On est parti de Marseille pour la Guyane, Marseille nous manquait, c’était trop bien Marseille. La Guyane il fait trop chaud, tout est cher, il y a des bêtes partout ….
    On est revenu à Marseille, la Guyane nous manquerait presque (oh attention j’ai dit « presque »). Marseille est sale, trop d’embouteillage, trop d’insécurité mais c’est vrai qu’on peut prendre le bateau, aller se baigner, aller se balader le dimanche (ou n’importe quel jour) en bord de mer, tremper nos pieds dans l’eau, la même eau pour laquelle des gens font des centaines de kilomètres pour la toucher le temps d’une location. On oublie les paysages, les calanques, le sable, la chaleur, les montagnes, le port, la mer…on voit le quotidien et c’est moins bien.

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    • La Carne dit :

      je sais déjà que l’ile me manquera… c’est bizarre mais je le sais.
      La région de Marseille est vraiment jolie! ça et la Bretagne ça nous tente… même si je suis sure que très vite on ne verrait plus le beau qui nous entoure. 🙂

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  5. pomdepin dit :

    Belle pause…ça avance ou tu n’en sais pas plus pour le départ?

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  6. Bernieshoot dit :

    Savoir dire pouce,
    savoir prendre le temps

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  7. agandolphe dit :

    Déjà vécu ça. On est finalement partis de notre île, et c’est à nouveau la belle vie ! Ce n’est qu’une question de temps… Après, peut être y retourneras tu pour le plaisir… Uniquement pour les paysages…

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  8. mamysoren dit :

    tout en souhaitant bien souvent un climat de rêve, même en vacances je supporte difficilement la chaleur
    je te comprend
    bises

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  9. Trenty dit :

    Quand les gens savent où j’habite, on me dis souvent que j’ai de la chance.
    Et c’est vrai, même si on oublie temps en temps que l’on vie dans des endroits magnifique.

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    • La Carne dit :

      je ne pense pas avoir de la chance parce que je ne suis pas arrivée là grâce à la chance et parce que les beautés du lieu ne font pas pour autant partir mon besoin de quitter l’ile au plus vite.

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  10. Marie Kléber dit :

    Il suffit quelque fois de peu de choses pour savourer l’endroit ou l’on est, pour apprécier la vie que l’on a.

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    • La Carne dit :

      je ne suis pas allée jusqu’à apprécier la vie que j’ai ici et le fait de vivre ici… juste une pause de quelques minutes pour retrouver les beautés de l’ile. 🙂

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  11. blueedel dit :

    Si je comprends bien ton ras le bol, il est vrai que juste se poser là au moment M de l’instant I (et non pas T parce que ça me gonfle d’anglosaxoniser les mots), c’était à faire ! Quand bien meme il y a cette oppression, cette envie de « je veux aller ailleurs », il y a parfois des moments où l’on a juste envie de ne rien faire et de laisser le temps comme ça passer en silence !!!!

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  12. Le quotidien dont on sature nous brouille souvent les belles choses qui nous entourent… un temps mort ça ne fait pas de mal même si je te souhaite rapidement le départ tant souhaité…

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