QUAND L’ECOLE TIRE VERS LE BAS (LE COUP DE LA CEINTURE)

Je suis en colère. Encore. Quand l’école tire, de toutes ses forces, vers le bas, je suis très colère.

Vendredi dernier, la maitresse du 9 ans a donné aux élèves une leçon à apprendre pour aujourd’hui (mardi). « Super » je me suis dit. Donner des devoirs en avance aux enfants me semble positif. Cela demande de faire preuve d’organisation et d’anticipation. Deux notions intéressantes.  J’ai trouvé l’initiative intelligente (même si pas exceptionnelle). C’est assez rare pour le souligner.

 
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C’était sans compter sur le 9 ans qui a malencontreusement oublié son cahier à l’école ce weekend… comme par hasard. J’ai été furieuse. J’ai fait du gosse une sorte de chair à saucisse tout juste comestible. Ce n’est pas comme si je ne lui avais jamais demandé de prendre tous ses cahiers le weekend afin de réviser et de s’avancer. Bref. Le gosse a brailler son innocence.  C’était pas sa faute mais celle de sa mémoire défaillante (!!!)(et la marmotte, le chocolat, papier alu…). Furieuse j’étais, furieuse je suis restée (au moins une heure)(moins je n’aurai pas été crédible)(et la crédibilité dans l’élevage l’éducation c’est essentiel).
 
Hier matin, avant son départ pour l’école, j’ai rappelé au morveux l’existence du cahier. Je l’ai prévenu (mieux vaut prévenir que se fâcher) que si par hasard, par mégarde, inadvertanced’aventure le cahier désertait encore le cartable à son retour, ma fureur du samedi ferait figure d’une bonne tranche de rigolade comparée à ce qui l’attendrait. Le gosse, connaissant sa mère, a promis-juré-craché-croix-de-bois-croix-de-fer qu’il le prendrait, sans faute.
 
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Au moment de nos retrouvailles, une fois les banalités d’usage expédiées (toujours les mêmes questions: « tu vas bien? », « ça a été aujourd’hui? », « T’as passé une bonne journée? », « t’as bien travaillé? », « C’était bon à la cantine? »)(toujours les mêmes réponses (dans l’ordre): oui. Oui. Oui. Oui. Non), j’ai posé la question qui tue: « tu as ton cahier? ». La réponse fut presque surréaliste. La rage m’est montée au nez, instantanément. Le gosse a raconté: « Je voulais prendre le cahier. Mais la maitresse a dit non. Comme tout le monde n’a pas fini de recopier la leçon la semaine dernière, on attend pour apprendre tous ensemble. Je lui ai dit que je pourrai m’avancer. Elle a dit non que je dois laisser le cahier à l’école ». Oh putain! Retenez-moi! Je vais la tuer (je sais, tuer c’est mal, pas bien, caca, interdit)(mais empêcher des gosses demandeurs de travailler n’a rien de glorieux!
 
Tu vas comprendre de quoi je parle lorsque je te dis que l’école tire vers le bas de toutes ses forces avec un exemple tristement vrai. Crois-moi, on en a ri (jaune) à l’époque tant c’était hallucinant. L’an dernier, en cours de natation, l’enseignante a imposé la ceinture au gosse . Notre gosse a plein de défauts (je sais, c’est difficile à croire), mais il nage parfaitement bien. La fédération française de natation (elle-même) nous a poursuivis l’an passé pour qu’il fasse de la compétition. Je dis pas ça pour que crâner (même si je suis fière) mais juste pour dire que du haut de ses 9 ans, il maitrise les 4 nages, le plongeon et tout le barnum (et que ce n’est pas que la mère pas objective qui le dit). Alors la ceinture… bref. Comme il prend des cours dans la même piscine que celle où il va avec l’école, il a demandé à son maitre nageur de confirmer auprès de la maitresse qu’il n’avait pas besoin de ceinture. Ce que le maitre nageur a fait. La maitresse n’a rien voulu savoir. Les autres en mettaient une, il devait en mettre une. Point barre.
 
Voilà. C’est EXACTEMENT ce que j’appelle TIRER VERS LE BAS! Mettre au niveau des plus faibles (voire des très très faibles), quitte à faire prendre du retard et sacrifier quelques apprentissages. Quitte à dégouter un gosse de tout apprentissage. « A quoi ça sert que j’aille me perfectionner tous les mercredis si je dois mettre la ceinture à l’école. Après quand elle va noter elle va mettre que je nage bien avec la ceinture. C’est nul?! ». Quitte à, littéralement, tirer un enfant vers le bas, pour qu’il rejoigne le troupeau. Nous n’avons pas fait de scandale pour la piscine… mais nous avons promis au gosse que si ça recommençait, on le dispenserait d’y aller. C’est obligatoire? Oui. Sans doute. Mais faire progresser les enfants aussi non? (Putain de merde!).
 
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Nous n’avons pas fait de scandale pour la piscine… mais cette année sera différente. Cette année, on nous refait le coup de la ceinture pour l’anglais. Pour tout en fait. La classe a tout juste commencé le programme de CM1. Nous sommes à 4 semaines de Noel. « On attend pour apprendre tous ensemble ». Phrase effrayante qui ne laisse rien présager de bon si on considère qu’un tiers de sa classe a tout juste le niveau CE1 (en CM1!). On va attendre quoi?! Putain de merde bis! On va attendre que le gosse qui avait un excellent niveau soit largué au prochain changement d’école? On va attendre qu’il ait lui aussi du retard, comme tous ses petits camarades? 
 
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Charge à nous d’expliquer au 9 ans pourquoi on le fait tant travailler à la maison (faut bien compenser). Charge à nous de lui expliquer qu’être le meilleur d’une classe « de nuls » (« très faibles et pas assez aidés » en langage « carne en colère ») ne signifie rien et qu’il faut travailler davantage. Il ne supporte pas ça et nous non plus. On sature. On est scandalisé. On est inquiet. ON EST COLERE ON TE DIT!
 
Il y a peu je t’expliquais le niveau lamentable de la classe du 9 ans. Je te disais combien l’école était en panne. Je te disais mes craintes pour mes enfants. C’était ICI. Nous avons demandé un RV avec la maitresse. On attend (encore) sa réponse. L’homme sera présent pour temporiser.  Je prends des notes. Je ne veux rien oublier.  Je vais la démonter point par point. Elle va sentir ma colère lui défoncer la tête, mot après mot. 
 
Madame la maitresse, madame la directrice, Monsieur le recteur, madame la ministre, ce qui se passe dans vos écoles est grave. Des enfants qui ont des capacités, qui ont avaient envie d’apprendre sont freinés car ils doivent attendre les autres (qui ont un niveau CP/CE1 au CM1. Je radote?! Je suis en colère!). Des enfants s’ennuient à l’école, se découragent devant l’incapacité évidente de certains enseignants à gérer des classes avec des différences de niveau, avec comme royale excuse le fameux nivellement… vers le bas. Des enfants qui ont des capacités sont sacrifiés. Pourquoi vouloir à tout prix que notre fils ait le même niveau que ses copains de classe?! Pourquoi ne pas faire en sorte que ses camarades aient, en majorité, le même niveau que lui?! Je n’arrive pas à croire que ce soit votre objectif. Je n’ai plus confiance.
 
Nous pensons à la déscolarisation, au privé… autant de possibilités qui ne nous correspondent pas… mais que l’école publique nous force à envisager. Même le gosse le demande. « Je sais qu’avec toi maman on se fâcherait beaucoup (tu m’étonnes! Il est lucide), mais au moins j’apprendrai! ». Et moi « mais tes copains? La récréation? La cantine?  Ma liberté? Tu n’aurais plus tout ça, c’est dommage ». « C’est pas grave ». Je veux que mon gosse aille à l’école. Je ne suis pas enseignante… même si c’est le rôle que j’endosse chaque soir et chaque weekend. Même si se contenter de faire recopier des leçons est à la portée de tous (c’est ce qui se passe). Même si nous avons trop souvent l’impression que le 9 ans est mis de côté, la maitresse sachant que le travail sera fait à la maison. Ouais… finalement…
 
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L’école fait de moi une mère inquiète. L’école fait de moi une mère en colère. Très en colère.
 
Pardon à tous les enseignants que je connais ou ai connu, qui exercent leur métier avec conviction, envie et force. Pardon à Marie, Isa, Aurélie, Pierrick, Marc, Véro et tous les autres. Pardon aux enseignants de maternelle et CP que le 9 ans a eu la chance de croiser. Pardon à l’enseignante de la 4 ans. Pardon à cette enseignante extra de CE1 que le 9 ans a eu 2 semaines, avant qu’il ne soit changé de classe… et qu’elle ne quitte cette école…
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27 commentaires pour QUAND L’ECOLE TIRE VERS LE BAS (LE COUP DE LA CEINTURE)

  1. personne dit :

    Il y a trente ans, le constat était le même… Mes parents m’ont mis dans le privé quand j’ai quitté l’école primaire (qui était top. La maîtresse, qui, n’était plus très jeune, avait fait de la résistance face aux nouvelles méthodes d’enseignement, jusqu’à sa retraite. Merci pour sa désobéissance qui a rendu service à beaucoup, dont je fais partie. Je savais lire couramment à 5 ans. Ca semble être miraculeux, aujourd’hui…).
    Etre placé dans le privé a fait jaser quelques idéalistes un peu trop politisés parmi certains collègues de mes parents, qui ne voyaient que le côté théorique de leurs belles idées, sans jamais prendre en compte la réalité du terrain. Au lieu de pérorer sur leurs principes déconnectés, ils auraient mieux fait de s’occuper de leur cul en premier (et surtout celui de leur progéniture). C’est le principe d’une démocratie, ce me semble, quand le choix existe et qu’il est légal. En tout cas, quand je reprenais un de mes petits copains de l’époque quand il se plantait en trébuchant sur la grammaire d’anglais devant sa mère qui l’interrogeait (dont le mari avait été assez virulent sur le choix de mes parents), la différence de niveau était nette.
    J’aurais dû être sacrifié sur l’autel idéologique, et être à la ramasse comme la plupart. Mes parents n’étaient surtout pas issus d’un milieu dit bourgeois. Je ne suis en rien croyant. Bien au contraire, même, avec les dérives religieuses actuelles.
    Quand j’ai quitté le collège, je suis retourné dans le public, en seconde : démoralisant.

    C’est une loterie. J’aurais pu tomber sur des bahuts publics à la hauteur. Là où j’étais à cette époque, ce n’était pas le cas.

    Et, là encore, je ne cherche pas à cracher sur l’école publique, ni sur les profs qui ont la vocation. Peut-être ne sont-ils pas aidés sur divers points par leur hiérarchie.

    Je ne saurais dire ce qu’il en est de l’enseignement du privé aujourd’hui.

    Ce commentaire est à prendre comme un témoignage à partir de faits passés, mais certainement pas comme une provocation.
    (je le dis au cas où, on s’enflamme d’un rien sur ce genre de question quand on est un peu trop « à principe »).

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  2. personne dit :

    Je précise, quand je parle « d’être trop à principe », je ne vise personne en particulier. Je ne sais pas quel commentateur lira mon commentaire, ni quel effet irritant cela serait susceptible de provoquer.

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  3. lydouee dit :

    Je serais… folle de rage ! Hystérique (enfin plus que d’hab quoi…), mais une chose est sûre : ma colère ne resterait pas que sur un blog !
    RV ou pas, je t’attendrais à la sortie cette conne, et quand je suis furieuse, dire que je ne suis pas patiente est un euphémisme ! Je serais capable de poireauter des heures pour la choper ! Idem pour le directeur de l’école, je te l’attendrais pareil à la sortie des artistes ! Plus lettre à l’Académie et Ministère avec A/R.
    Bien entendu, tout ceci en citant nommément la personne incriminée.

    Sinon… marrant… je finis de lire que le gosse doit mettre une ceinture. Illico je me dis : perso, je le dispenserais de natation, que ça plaise ou non à La Conne (oui, ce petit nom lui sied à ravir).
    Direct au-dessous, tu disais pareil.
    (Et ouais, moi aussi on voulait qu’ je fasse de la compet… non mais !!! :D)

    Ensuite, le coup de l’interdiction. Pareil, je pense de suite : faut le déscolariser.
    Et la ligne du dessous… tu en parles.
    Certes, ce n’est pas idéal, mais ce peut-être une transition… faut savoir protéger les gosses de certains nuisibles de l’EN. Et son instit en termes de nuisance… c’est… Champion du monde (avec l’accent stp !) !!!
    Ce môme ne va pas finir dans la masse, voire dégoûté de l’école, parce que le niveau imposé par La Conne le tire inexorablement vers les pâquerettes !… Donc, faut prendre des mesures. A toi de voir lesquelles maintenant. 😉

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  4. CDLM dit :

    Quelle tristesse de lire tout cela. Quel gâchis ! Et comme dit « personne » au dessus de moi, cela ne date pas d’hier.
    Il y a environ 15 ans, ma fille était au CE1. A peu près à cette époque (fin de premier trimestre) je vais voir la maîtresse pour m’étonner du peu de progression dans le programme. Réponse excédée : « ah mais madame, j’en ai plein qui ne savent pas déchiffrer une syllabe, vous ne croyez pas que je vais m’occuper de votre fille ». Ben si andouille, c’est justement ce que je te demande, que tu donnes à ma fille ce qu’elle est en droit d’attendre à ce niveau !
    Idem pour mon fils (en CE2 dans une classe CE2/CM1) : lorsqu’il avait fini ses devoirs et voulait suivre un peu le programme des plus grands, le maître l’envoyait bouler en lui disant de s’occuper de son cahier. Il valait mieux qu’il fasse le clown parce qu’il s’ennuyait plutôt que d’apprendre la moindre parcelle d’un programme qui n’était pas le sien … Le monde à l’envers …
    Et cela ne s’arrête pas une fois sortis de l’école primaire : la fille d’une amie a passé un an en Colombie entre la 3ème et la seconde, dans le cadre d’un échange. A son retour, on lui met des bâtons dans les roues pour intégrer la classe européenne espagnole comme prévu … parce qu’elle n’était pas là pour passer les tests de niveau ! Ah ben c’est sûr, elle était à 9000 kms de là à parler espagnol 24h/24, pas sûr qu’elle soit au point ….

    Je sens que nous ne sommes pas au bout de billets « carnesques » sur le sujet ! Je vous envoie un tonneau de patience et de zénitude …

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  5. Bernieshoot dit :

    Nous avons sacrifié le public pour le privé, la confiance n’était plus là .. et ça ne date pas d’hier. C’est une fuite oui mais ce sont nos enfants.

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  6. « Madame la maitresse, madame la directrice, Monsieur le recteur, madame la ministre, ce qui se passe dans vos écoles est grave. Des enfants qui ont des capacités, qui ont avaient envie d’apprendre sont freinés car ils doivent attendre les autres (qui ont un niveau CP/CE1 au CM1. Je radote?! Je suis en colère!). Des enfants s’ennuient à l’école, se découragent devant l’incapacité évidente de certains enseignants à gérer des classes avec des différences de niveau, avec comme royale excuse le fameux nivellement… vers le bas. Des enfants qui ont des capacités sont sacrifiés. Pourquoi vouloir à tout prix que notre fils ait le même niveau que ses copains de classe?! Pourquoi ne pas faire en sorte que ses camarades aient, en majorité, le même niveau que lui?! Je n’arrive pas à croire que ce soit votre objectif. Je n’ai plus confiance. »

    J’ai eu droit à la même chose à l’école. Non seulement j’avais largement le niveau mais en plus j’étais en avance par rapport aux autres. Je n’ai eu de cesse de me faire traîner vers le bas par des professeurs qui ne voulaient pas s’occuper de mon cas et tentaient de me faire culpabiliser, en me disant notamment que « ce que je prenais pour de l’intelligence était de l’arrogance et que je décourageais les autres à savoir tout sur tout ».
    Le pompon a été atteint en CM2 avec le directeur qui saquait ouvertement tous ceux qui avaient des capacités, en rajoutant des fautes au stylo bleu dans les cahiers, ou en inventant des fautes dans les calculs. Ma mère avait été jusqu’à porter plainte au rectorat contre ce professeur qui n’a eu finalement qu’une mise à pied qui n’a pas duré bien longtemps. Il est toujours directeur aujourd’hui.

    Ce qui scandalisait ma mère à l’époque, c’est qu’il y avait énormément de structures pour les élèves en difficulté ou en échec scolaire, mais quasiment aucune pour les élèves qui, à l’inverse, étaient surdoués. Rien de rien. On se retrouvait dans des classes « normales » où on se faisait tirer vers le bas.

    Je ne suis plus trop au fait de ce qui se passe à l’école aujourd’hui, mais j’ai l’impression que c’est toujours le cas. Surtout si on a pas d’argent.

    Bel article en tous cas, il a fait écho en moi.

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  7. axelle57 dit :

    C’est désolant. Je comprends ta colère. Et je n’attendrais pas non plus que la maîtresse daigne répondre à ma demande de rv, soit je me pointerais sans rv puisque ça ne sert à rien d’en demander un, soit j’irais demander au directeur de secouer un peu sa collègue pour qu’elle réponde à ma demande (tout dépendrait de mon état d’esprit du moment, parfois fuck la diplomatie). Et si pas de réponse, il y a un médiateur de l’EN qui est sensé aider dans ce genre de situation, il y a un inspecteur de circonscription voire d’académie… Et pourquoi ne pas demander à mettre ton gamin dans la classe supérieure ? Au moins il apprendrait quelque chose et l’autre pourrait continuer à moutonner tranquillement vers le bas sans dégâts pour ton 9 ans ,

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  8. Stéphanie dit :

    c’est assez déstabilisant de lire ce que moi même j’avais ressenti pendant les 2 ans de grand loulou, alors qu’il était en CP, dans sa classe double de cp/ce1. Le programme de l’année de CP (année quand même un peu charnière) a été à moitié fait. Si j’osais je dirais au 1/3. Que les enfants ne sachent pas lire, pas grave, il faudra juste qu’ils sachent le faire fin ce1. Je ne suis pas enseignante, même si cela m’a titillé quelques années, mais je sais regarder un programme, et la lecture reste quand même un élément fondamental, si ce n’est L’ELEMENT du cp …
    Ce1, même double classe, même instit, même constat…. 1/3 du programme fait, 0 dictée, on continue d’écrire en phonétique etc etc… Mon loupiot n’est pas bête, mais il n’a pas plus de facilité que cela. Alors je lui colle aux fesses, on fait des devoirs en plus en suivant bêtement le programme. Et on se fait taper sur les doigts par l’instit… Je suis très attachée à l’école publique. pour combien de temps, ça c’est une autre histoire !

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  9. Marie Kléber dit :

    N’abandonnes pas. Non mais c’est quoi ces méthodes, ces idées tordues comme quoi ceux qui comprennent plus vite doivent attendre ceux qui ont plus de mal à suivre.
    Tu veux voir la maîtresse et comme je te comprends, histoire d’avoir une explication claire. Forces lui la main, car c’est déjà assez scandaleux de se comporter de la sorte avec les enfants et qui plus est de t’ignorer.
    Je comprends ta colère et c’est vrai que ça fait peur pour l’avenir de nos enfants.
    Un bon nombre de mes amies se sont mises à l’école à domicile, mais ça a l’air assez compliqué quand même.
    J’espère que vous trouverez vite une solution pour que ton 9 ans puisse apprendre en toute sérénité et surtout à son rythme à lui.

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  10. Milounette dit :

    Si cela peut te rassurer, je me suis ennuyée la plus grande part de ma scolarité (je n’ai vraiment commencé à travailler qu’à partir de la seconde, quand j’ai intégré un grand lycée parisien!). Je n’en ai pas pour autant perdu le goût de l’école et celui d’apprendre. Mais il est vrai que j’ai eu aussi des professeurs formidables (mais aussi certaines années des moins bons voir des carrément catastrophiques alors je comprend ton énervement et la colère). Pour ma part, je suis surtout inquiète pour tout ces enfants qui eux, n’ont pas leurs parents derrière pour les stimuler un peu (beaucoup) comme l’ont fait mes parents et comme tu le fais…

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  11. LadyButterfly dit :

    Héééélas….On fait tous un jour ce constat….
    Je ne pense pas que le privé soit LA solution. Vraiment pas. Je dirais que l’école, c’est la loterie: une comme ci, une comme ça, et puis les profs…
    J’étais enragée l’an dernier (collège – 5ème) et je me suis engueulée grave avec la prof de français (dommage pour elle en +, j’ai fait des études de …Lettres – ma meilleure amie est prof de français, donc, les excuses…).
    Bref, j’ai pu faire en sorte que ma fille change d’établissement cette année et même si ce n’est pas l’idéal, il y a une réelle amélioration.
    Je précise: il s’agit de public, et j’habite en banlieue (on nous prend en général pour les laissés pour compte, si, si).
    Voilà voilà et sinon….HURLE sur la maîtresse ^^
    c’est pas bien, mais ça fait du bien 😉

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  12. Catwoman dit :

    C’est de la pure folie ce que je lis sur l’école chez toi … Ca me sidère complètement et ça m’inquiète moi aussi.

    Parce que comme toi je crois en l’école de la république, je refuse le privé. Mais comme toi, je vis sur une île, dans la montagne et je sais que le niveau scolaire ici n’est pas très élevé :/ La grande est en dernière année de maternelle, l’année prochaine, c’est le CP et je suis inquiète. Inquiète par rapport au niveau de l’enseignement qui lui sera donné (même si tout le monde me dit que dans le clan qui gère nos écoles les enseignants sont bons) (oui, je parle de clan parce qu’en CP et CE1, elle aura la femme de son instit actuel et ensuite le frère …) et je suis anxieuse de ne pas voir si ça dérape :/

    Je te souhaite en tout cas beaucoup de courage !!!

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  13. pomdepin dit :

    Je comprends ta colère! C’est inadmissible. Ca me fait hurler comme parent d’élève et comme prof. Ici, il y a des groupes de niveau, des 4 ans, mais forcement, ca demande plus de travail pour les enseignants, il fait des exercices et des devoirs différents par niveau. Résultat, princesse 2 a deux ans d’avance en math, et l’école a mis en place un programme juste pour elle. Pas question d’attendre sagement que les autres la rattrape. Et je peux t’assurer que quand j’ai la joie d’avoir un gamin doue en français, je le pousse. C’est quand même pour ca qu’on est là pour aider chaque enfant à réaliser son potentiel, selon ses compétences.

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  14. Eclectik Girl dit :

    je n’ai pas d’enfants, mais j’ai des neveux et nièces. Et c’est assez terrible ce qu’on entend (notamment dans la classe de mon neveu, 7 ans, dont la maitresse demande aux gosses d’aller lui chercher 1 café a la machine, au début de chaque classe. Un enfant, seul dans les couloirs, café brulants dans les mains, pour servir la maitresse. Nan mais on va où là ??).

    Mais là, ça dépasse l’entendement et je comprend ta réaction.
    Le nivellement vers le bas, c’est la loi de la majorité. Et la majorité est, hélas, moyenne.
    Ceux qui sont en dessous, inspirent la pitié, on les aident.
    Ceux qui sont au dessus sont mal perçu, vu comme vaniteux, juste parce que d’autres peuvent avoir l’impression d’être rabaissés dans leur compétence.

    j’imagine que le raisonnement de la prof est le suivant :
     » Il est en avance ? Alors il peut bien attendre que les autres atteignent le même niveau … parce que bon, ça va être compliqué si je dois adapter mes cours à 3 niveaux  »

    C’est bien malheureux. D’autant qu’il y a des enfants doués, et motivés, mais dont les parents ne veulent / peuvent pas apporter des compléments d’instructions le soir et le week-end …

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  15. Malheureusement, et j’en suis souvent malade…

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  16. Je n’ai pas d’enfant, mais pour avoir bosser dans des écoles auprès d’enseignant, je comprend ta colère… !! J’ai souvent eu l’impression (Que dis-je… C’était pas qu’une impression !!) que beaucoup d’enseignant dispose de peu de qualité pour tirer les élèves vers le haut… Ils sont très doué pour les rabaisser, ça oui ! C’est honteux… Pendant ce temps, moi en temps qu’éduc je me battait contre la démotivation scolaire… Merci les enseignants ! (Et pardon aussi aux Instit’ supers que je connais & qui elles, font du super job !)

    Courage !!

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  17. Marie-Torne dit :

    Je n’ai JAMAIS regretté d’avoir changé mes enfants d’école en cours d’année. Faut pas hésiter.
    Mais il est anormal d’en arriver là, c’est bien triste…

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  18. fedora dit :

    Je ne sais pas quoi te dire… qui n’ait déjà été dit ! Je comprends ta colère, ton ras le bol, ton envie de la changer d’école… La poulette, je l’ai mise dans le catho (j’insiste, ici, le catho, c’est pas le privé hein ! mais il n’y a pas le choix de l’option philosophique, c’est catho. Point)… Bref, je l’ai mise dans le catho… contre mes propres convictions (elle n’est même pas baptisée) parce que c’était la meilleure école de la ville où je bosse… Je m’en fiche qu’on lui enseigne des foutaises à propos de dieu et de tout ce bazar ! Je veux que ma fille ait les meilleures chances de son côté ! Je veux qu’elle apprenne à lire maintenant et pas quand elle aura 7 ans… Voilà… Courage pour rester calme quand tu verras l’instit !

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  19. Cenwen dit :

    Carton rouge ! C’est tout ce que ça mérite !

    Coucou,

    Je n’ai pas d’enfants mais j’ai des neveux et des nièces et le constat de ce que leur a appris l’école est affligeant.

    Un neveu de 20 ans qui est arrivé péniblement au BAC et qui a lâché derrière, et qui, au final, enchaine les « petits boulots » (KFC, Mac Do et autres) et élève des rats pour les vendre et boucler ses fins de mois O_O

    Un filleul de 19 ans sur le cas duquel je vais revenir, mais qui, en seconde a pris conscience que les études « classiques » et lui, ça faisait deux et qui a opté pour l’apprentissage et qui finalement, vient d’entrer en IUT (plomberie, chauffage et climatisation) pour approfondir et se spécialiser.

    Une nièce de 15 ans, totalement à la dérive et en échec total dans le système scolaire et dont on ne sait pas trop vers quoi la diriger, parce que même si elle sait ce qu’elle veut faire comme métier, elle n’a pas le niveau pour l’école qui pourrait la former. Et comme pour tout arranger, elle est loin de moi, je ne peux même pas lui proposer de l’aider à rattraper son retard et à se préparer.

    Un neveu de 12 ans, dans la moyenne de ce qui se fait « de mieux » à l’école de nos jours.

    Tous savaient lire, écrire et compter en arrivant au CP, Maman et moi avions veillé au grain et fait ce qu’il fallait à l’aide de l’incontournable Méthode Beucher.

    Les parents de mon filleul ont été convoqué par la maitresse une semaine après la rentrée et se sont fait taper sur les doigts au motif que mon filleul était trop en avance par rapport à la classe et que ça lui compliquait la vie ..;

    Aux premières vacances scolaires, mon filleul qui pourtant à la rentrée était parfaitement au point, ânonnait et ramait sur les choses qu’il maitrisait pourtant quelques semaines auparavant …

    Quand on a commencé les « devoirs », j’ai fait des bonds au plafond ! Son devoir de vocabulaire consistait à découper des mots dans des emballages de produits de la vie courante et de les coller en face des mots polycopiés déjà collés sur le cahier. Si ça ressemble, c’est bon. Donc, les mômes de la classe assimilait « céréales = miel pops ou choco pops ou Kellog’s »

    Hirrrkkkkk c’est le bruit qu’on fait mes cheveux en se dressant sur ma tête …

    A la fin de l’année scolaire, mon filleul ne savait plus lire, ni écrire et à peine compter… On a tout repris avec Maman, la méthode Beucher et l’accord des parents. A la rentrée, il était de nouveau au niveau que nous jugions correct avec son âge et l’entrée en CE1. C’était sans compter l’enseignante (une autre) qui rebelote, a jugé qu’il était au dessus du niveau. Mon frère et ma belle-soeur ont piqué une énorme colère et mon filleul a été envoyé en classe de CM1 pour la lecture, la grammaire et l’écriture. Et il était à son aise. Le seul problème, c’est qu’arrivé en CM1 il s’est fait suer …

    Tout ça pour dire que si j’avais des enfants, ils iraient à l’école à la maison !
    J’ai perdu le contact avec la blogueuse qui racontait ses aventures de classe à la maison, mais son fils (en échec à cause d’un surpoids et du harcèlement qu’il subissait à l’école à cause de ça) s’était totalement épanoui et avait en plus maigri de manière spectaculaire. Par contre, elle avait du faire face à pas mal de « tracasseries » administratives et de regards de travers … Dès que tu sors du rang …

    Bon courage pour la suite !

    Plein de bisous à tous les 4 ♥ ♥ ♥

    Aimé par 1 personne

  20. Cenwen dit :

    *assimilaient (si tu veux bien corriger l’énorme faute que j’ai faite !) Merci 🙂

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  21. blueedel dit :

    J’ai récemment discuté avec mon banquier de choses et d’autres et on en est arrivé à l’école… ses enfants ont 4 et 9 ans ! coincidence !
    Avec sa femme, ils ont décidé de mettre les enfants dans le privé à la rentrée… Ils n’en peuvent plus !
    Ce qui est terrible c’est que ce début d’école, cette base, se doit d’être solide pour qu’ils puissent après poursuivre collège, lycée… au lieu de ça, tout part de travers…
    ce matin en attendant mon train, mon oeil traine et tombe sur la Une du Parisien… « Enfants… les parents s’inquiètent du système scolaire »…
    Y’a de quoi… quand je pense que la France il y a encore quelques années avait l’un des meilleurs systèmes d’éducation et que le niveau des momes était élevé… A croire qu’on a sauté dans une nouvelle 4e dimension ou faille spatio temporelle 😦

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  22. Zoical dit :

    Très bon article! Le pire, c’est que c’est comme ça pendant longtemps après, on est tirés vers le bas jusqu’à la fin de notre scolarité, même après bac! Il n’y a pas que les enseignants, mais aussi les élèves, qui discréditent les « bons » élèves en les rabaissant. Une honte.

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  23. Luciole dit :

    c’est moche de lire un témoignage comme ça… je pense que je serais en colère aussi…
    avec tout ce que tu dis, je crois que je mettrais ton fils dans une autre école.. c’est chiant, c’est nul, c’est pas normal, mais il ne faut plus qu’il soit tiré vers le bas

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  24. isabelle dit :

    C’est triste, mais je sais que ça se passe comme ça dans certaines classes… Je suis prof des écoles, j’ai un CM1/CM2 cette année. Et moi aussi, je paie les pots cassés quand je récupère des élèves de certains collègues (aucune habitude de travaille, pas d’exigence, pas de rigueur, faudrait pas traumatiser les enfants… j’en passe et des meilleures).
    Ce n’est pas normal que la maîtresse ne réponde pas à une demande de rendez-vous (personnellement, je le fais toujours le jour même, avec rendez-vous dans la quinzaine). Il faut déjà s’adresser au directeur (à la directrice) de l’école, puis éventuellement à l’inspecteur de la circonscription. Mais l’enseignant est maître dans sa classe et il y a peu de moyens pour faire changer des pratiques (désastreuses, malheureusement…).
    Sinon, j’ai reçu l’autre jour une mère d’élève et j’ai vécu un peu l’inverse. Je lui disais que son gosse ne fichait rien, qu’il prenait tout à la rigolade, qu’il ne voulait pas travailler alors qu’il a de grandes capacité. Elle m’a rétorqué qu’il me trouvait trop sévère ce pauvre petit… On trouve malheureusement de plus en plus de parents qui refusent que leur enfant ait à apprendre une leçon le soir, qui n’osent plus rien exiger, bref, qui tirent leurs enfants vers le bas…
    Bon courage !

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  25.  » (Putain de merde!). » je dis comme toi !!!

    Dans le « public » y’a un truc qui marche bien (pas que, comme tu dis y’a de bons profs) ce sont les classes multiples 2, 3 niveaux et plus, il faut des profs hypers bons et ils sont souvent hyper bons 😉
    Mais ce genre de classes ils en existent de moins en moins (et en plus faut habiter au bon endroit, carte scolaire…), et je crois qu’ils essayent à tout prix de les éliminer, car dans ces classes là les mômes sont sollicités vers le haut et ça ne rentre plus dans le moule académique ….

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  26. chourel dit :

    ah ah vous me faites rires avec la supériorité supposée du privé sur le public. Sachez que vos professeurs émérites du privé n’avaient pas le niveau des concours du public et se sont retrouvé à enseigner à des élèves écrémés grâce au fric de leur parents.Belles compétences!

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    • La Carne dit :

      je ne suis pas non plus convaincue de la superiorité du privé… pour autant, je sais que tous les profs qui y enseignent ne sont pas des recalés du public. Pour beaucoup, c’est un choix.

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