PARCE QUE JE (NE) LE VAUX (PAS) BIEN…

Alors que certaines ont toujours su qu’elles le valaient bien (coucou Claudia, Andie, Leila, Laetitia et consoeurs), j’ai toujours su que je ne valais rien (coucou La Carne). Voilà une entrée en matière, gaie et enthousiasmante.

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Je cherche du boulot. Je ne trouve pas. A mon grand âge, avec encore deux gosses en relativement « bas âge » , avec si peu d’expérience,  et ne rentrant dans aucune case de contrat spécifique, je cumule les tares. En prime, je suis exigeante. Gagner juste le SMIC pour un boulot que je ne supporte plus me fait chier. Je sais. C’est le lot de beaucoup. Le paradoxe dans l’histoire est que lorsque je vois une annonce avec un salaire un brin plus motivant, je me dis immédiatement que, forcément, mon savoir-faire et mes connaissances ne justifieront jamais un tel salaire. Parce que, forcément, ce que je fais ne vaut rien.

Je ne sais pas d’où me vient une idée si saugrenue. Si je sais. Il y a ce bon vieux manque de confiance en moi (un classique du genre). Il y a aussi cette idée, saugrenue et collante, que je suis une imposture sur pattes, que j’ai eu mon diplôme par miracle mais qu’en réalité je suis une incapable. Il y a encore cette idée que je me considère comme la dernière des merdes. Je n’ai même pas réussi à avoir mon bac… c’est dire!

Il y a enfin cette idée, ou plutôt ce souvenir, toujours présent, qui en disait long sur ce que pensaient mes parents de moi, de ma valeur. Par ricochet, cela a fini par en dire un peu, beaucoup, sur l’idée que je me fais de moi.

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Ado, j’ai fait du baby sitting (Poke Madame Pom de Pin). J’ai notamment gardé un garçon de 8 ans, 3 soirs par semaine, 2 semaines par mois. Je le récupérais à l’école. Nous faisions les devoirs. Nous dinions ensemble. Je le couchais. Je rangeais. Sa mère rentrait vers 22 heures.

Je me souviens de ma joie quand j’ai décroché ce job. Un job régulier. Une rentrée d’argent régulière. A 17 ans, c’était parfait! Je me souviens de ma gêne quand la maman m’a demandé combien je voulais être payée. Ne voulant pas abuser… ni me faire rouler… je me suis renseignée… à droite, à gauche… un peu partout. De mémoire (ça date), nous avions décidé que je serai payée autour de 9 (ou 8?) francs de l’heure. Ouais… c’était des francs. Putain. Je suis vieille. Un peu moins que le tarif habituel de l’époque (jadis)(toujours de mémoire). Moins de 1 euro 50 en francs d’aujourd’hui. Notre accord basé sur un « tu me payes un peu moins et  je viens souvent » nous convenait.

J’étais fière. J’avais de quoi être fière.  Mais mon père a décidé que j’étais une sale gosse. Une sale égoïste. Une petite conne. Non seulement cette femme me fournissait un repas chaque fois que j’y allais (je n’ai jamais mangé autant de gratins de pâtes), mais surtout, mon travail et ma présence ne justifiaient certainement pas un SI GROS salaire. Il a donc appelé cette maman. A baissé mon salaire à 5 francs de l’heure (ouais… moins d’un euro en francs d’aujourd’hui), parce qu’il estimait que je ne valais pas plus. (J’ai toujours pensé que si la décence et les apparences ne l’en avaient pas empêché, il aurait baissé à deux francs de l’heure)(en fait non, j’ai toujours pensé que si la décence et les apparences ne l’en avaient pas empêché, il aurait baissé à zéro franc de l’heure… sous prétexte que j’étais nourrie)(je crois qu’il ne voulait pas qu’on puisse imaginer que j’étais une voleuse)(non, je crois qu’il ne voulait pas qu’on puisse imaginer qu’il était le père d’une voleuse)(quitte à me voler, moi). Je n’ai rien pu faire. Rien pu dire. A part aller garder ce gosse 3 soirs par semaine, 2 semaines par mois, pour un salaire mensuel qui devait tourner autour de 120 francs par mois. Moins de 20 euros… pour 24 heures de boulot à peu près. Au lieu des 220 francs (environ) négociés au départ… au lieu des 350 francs que j’aurai pu demander. 120 francs par mois. Mon travail ne valait pas plus. Moins sans doute. Je ne valais pas plus. Moins sans doute.

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Il a fait ça à chaque fois. J’avais des clients réguliers (je te parle toujours baby sitting). Je passais souvent mes samedis soir à garder des enfants. Parfois ils dormaient. Parfois ils faisaient chier. Parfois les parents me laissaient des trucs sympas à grignoter. Parfois je pouvais crever de faim la bouche ouverte sans que ça ne dérange personne. Parfois ils avaient canal + et je pouvais enfin découvrir les programmes cryptés. Parfois il n’y avait même pas de magnétoscope (putain je suis vraiment vieille). Dans tous les cas, même pour les samedis soir, j’étais payée moins que toutes mes copines… parce que, c’était évident, je valais moins qu’elles.

Il a fait ça pour tout. Systématiquement. Me rabaisser. Me dénigrer. Me faire taire. Je dis il, mais je devrais dire eux.  J’échouais?  C’était normal. Je prétendais à quelque chose de différent? Nan mais pour qui je me prenais?! Contente-toi de ce qu’on te donne La Carne. Même mon mari, cet homme si parfait à leurs yeux, je ne le méritais pas. « T’as intérêt à être gentille hein. Sinon il va te quitter et c’est pas dit que tu pourras en trouver un autre! » .  Tout ce que je loupais ne les surprenais pas. Tout ce que je réussissais était forcément dû à la chance… une chance injustifiée, c’est évident.
Quand j’ai décroché un premier vrai boulot (fraichement diplômée), que j’ai souhaité attendre quelques jours avant de répondre parce que j’espérais une réponse pour un autre emploi mieux payé, mon père a refusé. Il payait mon loyer. J’ai obéi. Pris ce job. J’ai appris une semaine plus tard que j’avais eu l’autre aussi, le mieux payé. Une semaine trop tard. Mais comme il a si bien conclu à ce moment là, c’était déjà bien que j’ai trouvé un emploi. Je n’allais pas faire la difficile en prime et pleurer sur ces 300 francs supplémentaires (oui, mon premier salaire était aussi en francs).
Même quand je suis devenue maman, ils ont trouvé à redire. Sauf que là, je leur ai demandé gentiment de fermer leurs gueules, estimant qu’ils n’avaient aucune leçon à donner en la matière.
La liste de tous les dénigrements est longue. Trop. Des pires et des moins pires. Des qui laissent des traces et des qui en laissent un peu moins.

Aujourd’hui encore, malgré tout le recul, malgré ma conscience d’adulte qui sait que c’est mon père qui était un connard et pas moi une incompétente finie… malgré tout ça… je n’arrive pas à imaginer que mon travail soit à la hauteur d’un salaire… quelque soit le salaire. Je me sens nulle et enfermée dans cette nullité.

Alors tu penses bien que l’idée même de réaliser mes rêves, ou tout simplement de trouver un emploi intéressant, me parait totalement folle et inconsidérée. Sans rire. Pour qui je me prends pour oser penser que je pourrai décrocher le graal? Je te rassure papa, quand j’y songe, quand je pense que cela pourrait arriver, ça ne traverse mon esprit qu’une seconde… voire 2 les grands jours. Je reviens vite à la raison et retourne dignement à mon ménage. Nan mais sérieusement La Carne, tu te prends pour qui?!

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A propos La Carne

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97 commentaires pour PARCE QUE JE (NE) LE VAUX (PAS) BIEN…

  1. Isa dit :

    je disais donc:
    ton père est un connard, je le dis, tu l’as écrit, mais je le pensais dès le début de l’article; dès que tu en parles, c’est le premier qualificatif qui me vient à l’esprit.
    arrête de te dénigrer (oui c’est l’hôpital qui se fout de la charité), crois-tu que je te lirais si tu étais une merde; non j’aurais autre chose à faire.
    tente dès que tu vois une annonce qui te plaît!! et que tu aies le poste ou non, ce sera une victoire pour toi!! parce que tu seras passée au dessus de ce que pensaient et peut-être pensent encore tes « parents »!!
    allez fonce, cocotte, et tes parents, tu les emmerdes!!

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    • La Carne dit :

      ah mais je pense sincèrement et très sérieusement que ceux qui me lisent sont dans l’erreur! un jour ils se rendront compte de qui je suis, que ce que je dis n’a aucun interêt et qu’en prime je le dis mal! et quand ce jour arrivera, l’histoire s’arrêtera là!
      Quant aux jobs… j’ai appelé… deux fois… j’ai merdé… je n’ai pas réussi à parler correctement… et je ne correspondais pas. Ils n’ont même pas voulu me rencontrer…
      Mes parents ont changé… je crois. ceci dit, il pense toujours que j’en veux trop, que j’exagère tout et que je ne comprends rien à rien… mais ils ont appris la condescendance…
      Sinon, en effet, tu en fais un beau et bien grand, d’hôpital! 😉

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  2. Aileza dit :

    Ce que tu nous racontes fait écho chez moi car concernant les parents cons, je suis sur-diplômée…
    La confiance en soi, cette sacro-sainte confiance, celle dont l’absence te pourrit la vie, je vois très bien ce que tu veux dire aussi.
    On ne se remet jamais vraiment de ce manque de considération et j’ai envie de dire d’affection surtout quand il vient des 2 personnes censées nous aider, nous soutenir, nous aimer sans modération.
    Je ne serais pas d’une grande aide et je me contenterais de déposer un bisou sur ton front carnesque.
    Et n’oublie pas qu’il y a un paquet de personnes qui croient en toi ici-bas, à commencer par tes loupiots 🙂

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    • La Carne dit :

      tu peux en effet parler également de manque d’affection… je ne sais pas si on s’en remet totalement un jour ou pas… disons que parfois, on s’en sort bien… et à d’autres moments, ça submerge….
      Quant à mes enfants… c’est là le drame… c’est que malgré toute ma bonne volonté… parfois le passé et les vieux démons me rattrapent… et je flanche… je dis des mots qui me dépassent et qui blessent… là seule différence est que je m’excuse… j’explique… et que, par contre, je soutiens autant que possible dans les envies… mais mon possible n’est pas toujours assez haut… 😦

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  3. Je ne mets pas un « j’aime » parce que ton texte me rend triste et me renvoie à « pourquoi tu ne ressembles pas à ?  » que j’ai entendu toute mon enfance et mon adolescence … Alors je te fais juste un énorme câlin du cœur ❤

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    • La Carne dit :

      je n’ai pas connu la comparaison… en tout cas pas affichée… mais je pense que je ne correspondais pas à ce qu’il attendait d’un enfant… donc finalement, c’est la comparaison avec l’enfant imaginaire, idéal… celui contre qui on n’a aucune chance… ❤

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      • C’est tout à fait ça 😦

        J’essaye de m’en débarrasser par l’écriture, mais je n’ai jamais eu le courage que tu as de mettre les choses à plat comme ça …

        Bisous doux ❤

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        • La Carne dit :

          ça n’était pas prémédité. ça sort comme ça, par vague. je me retiens un moment de l’écrire… et puis je le fais. Je me retiens un moment de le publier… et puis souvent je le fais. J’ai pu dire tout ça à mon père un jour. Il a été sidéré… et a admis…
          gros bisous

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  4. fée clochette dit :

    Bonjour,

    Je vous lis régulièrement, et j’adore çà ! J’adore parce que c’est toujours bien écrit, drôle, un peu ironique, et il me semble, toujours sincère.

    J’ai connu ce sentiment de ‘médiocrité’ que l’on nous inculque. Et il m’a fallu presque 40 ans pour comprendre que je vaux bien mieux que tous ses merdeux qui n’ont rien d’autre à faire de leur misérable vie que de rabaisser les autres pour se sentir moins ….con.

    Alors non, vous n’êtes pas médiocre, oui vous êtes unique, drôle, impertinente, et encore oui, vous pouvez être et faire ce que VOUS décidez quand vous le décidez et comme vous le décidez !

    Et c’est très égoïste, mais j’espère vous lire encore très longtemps parce que vos billets me font du bien. 🙂

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    • La Carne dit :

      Je ne sais pas si je peux faire ce que je décide… ça me semble une montagne assez infranchissable… 😦 dans ce que j’écris, j’essaye d’être honnête… mais… je n’écris pas tout… il y a une part d’ombre…
      Bravo pour avoir réussi à vous sentir bien malgré tout ce que vous avez entendu!!! et un GROS merci pour vos mots!!! 🙂

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      • fée clochette dit :

        Nous avons tous une part d’ombre. Mais je suis persuadée que nous avons aussi tous en nous un potentiel incroyable…. exceptées peut-être les personnes qui justement trouvent les autres minables 🙂
        Après avoir vu plusieurs psy inutiles, j’ai rencontré une hypno-thérapeute formidable, qui sans tirer les vers du nez, a su trouver les mots pour me permettre de ‘nettoyer’ la noirceur. J’y allais sans y croire, mais les résultats ont été rapides et incroyables. C’est peut-être une solution pour reprendre confiance … je vous souhaite de tout coeur de ‘vous rencontrer’ ! Vous le méritez c’est certain 🙂 on ne peut pas être aussi nombreux à se tromper 😀

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        • La Carne dit :

          alors là, ça m’intéresse. J’ai déjà tenté deux psy. Il y a du mieux… mais encore plein de points noirs… j’avais pensé à l’hypnose pour arrêter de fumer… finalement, avec l’aide de mon médecin, j’ai fini par y arriver sans… mais une hypno thérapeute ça m’intéresse carrément!! je ne savais même pas que ça existait! Bon évidemment… j’ai un doute sur le fait d’être réceptive… mais dans le doute… je vais me renseigner de ce côté là. Merci du tuyau!! 🙂

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          • fée clochette dit :

            De rien :-). Ça a réellement changé ma vie. Et sans avoir besoin de se farcir le discours bien pensant et limite culpabilisant des psy. 😉 3 séances ont suffi pour me permettre de faire des choses dont j’étais ‘physiquement’ incapable pendant des années. Il reste encore du chemin, mais se sentir enfin libre et soi-même, c’est juste …. une délivrance. Je la souhaite à tout le monde. Et à lire les commentaires…. nous sommes nombreuses….
            Quand à savoir si vous êtes réceptive, il faut tester :-). Et comme pour les psy, il faut trouver la personne qui convient.

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            • La Carne dit :

              La dernière psy n’était pas du tout culpabilisante. Je la trouvais trop optimiste me concernant en fait. 😉 Je vais sérieusement chercher des pistes du côté de l’hypno thérapie pour trouver une personne recommandable et recommandée… et je vais tester… et croiser les doigts! 🙂 Et en effet… on est bien nombreux à ne pas nous sentir assez… ou trop… !!

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            • Pooky dit :

              je me méfie de l’hypno thérapie, ayant pourtant eu la chance d’une très bonne expérience
              ça parle au symptome, pas à la cause et de plus, maintenant que je sais comment certains ont leurs « diplômes », ça me calme

              en ce qui te concerne, ce n’est pas toi que tu échanges contre un salaire, juste tes compétences et ton temps… alors liste tes compétences, parce qu’à force de te lire, elles transparaissent derrière ta causticité à te dénigrer ou à peindre la vie ❤

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            • fée clochette dit :

              Peut-etre n’était-ce pas le bon thérapeute alors. L’hypnose ne soigne ni le problème ni le symptôme, il permet juste d’ouvrir les portes fermées, de reprendre confiance. Le reste est de l’ordre du travail personnel. Mais briser les murs que l’on se construit est déjà une énorme avancée. Par contre en effet, il faut prendre le temps de se renseigner avant, car comme les psy, il peut y avoir des gens incompétents et mal formés.

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            • Pooky dit :

              Non. Mon expérience a été bonne. Par contre il y a beaucoup de charlatans et j en connais hélas. Certains sont de bonne foi, d autres se sont engouffres dans ce qui est à la mode en ce moment. J ai vu de mes yeux les dégâts sur une jeune femme qui a arrêté sa psychothérapie parce qu en 2 seances avec un super hypnocoach (coach, encore un mot usé jusqu’à la corde, j ai même croisé un coach en orthographe et un coach de vie!) elle fut convaincue que ses angoisses étaient derrière elle. Ça ne dura que jusqu’au moment où la cause reapparut et nous l avons récupérée aux urgences.
              Il y a beaucoup de formes de thérapies. Parler, écrire, la sophrologie aussi. Mais hélas beaucoup de diplômes sont achetés dans des formations express… je reste excessivement prudente parce que les conséquences ne sont pas anodines

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            • fée clochette dit :

              Je suis entierement d’accord avec vous. C’est bien pour cela que j’ai insisté sur le fait de prendre son temps pour choisir, et surtout que ce n’est pas un remède aux maux mais une aide pour réussir à affronter les choses qui font mal ou peur. Il ne faut surtout pas le prendre comme une fin en soi, mais plutot comme le début de la solution. Et une aide pour s’accepter.

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            • Pooky dit :

              Oui. Et il faut tomber sur celui/celle qui aura l honnêteté de le présenter comme cela

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            • La Carne dit :

              c’est exactement ça: le début d’une solution. 🙂

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            • La Carne dit :

              c’est ce qui me fait peur: tomber sur un charlatan. Je tacherai de trouver et de choisir sur recommandation. D’ailleurs, si tu as des personnes à recommander, je suis preneuse. 🙂

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            • Pooky dit :

              oui, j’en ai. mais à Paris. ça te fait loin?

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            • La Carne dit :

              c’est pour ça que je disais, à propos de l’hypno thérapie, que ce serait dans un premier temps. Le second étant de régler les problèmes de fond… par un « travail » plus classique. Quant à mes compétences… justement… je pense qu’elles ne sont pas à la hauteur… mais merci pour tes mots!! ❤

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  5. Stéphanie dit :

    tu sais, La Carne, ce serait bien d’éviter de te mettre à notre place, en pensant que ceux qui te lisent sont dans l’erreur. Que je suis donc dans l’erreur. Je te remercie de bien vouloir me laisser mon libre arbitre. Celui qui me pousse à te lire et à t’apprécier. On est bien d’accord, la blogueuse ne fait pas la femme. Mais la bonne blogueuse, l’intelligente blogueuse au raisonnement si juste ne cache jamais une mauvaise personne ça c’est une certitude. c’est la mienne en tous les cas, et j’y adhère totalement 😉

    « L’éducation » donnée par certains parents est la première arme qu’ils peuvent utiliser pour détruire leur progéniture, je connais un peu cette chanson. Une arme intelligente, car elle agira sur le long terme. Mais la maladie qu’ils instillent n’est pas l’hôte : tu n’es pas ce que ton père a voulu te montrer. Et je m’en fiche que tu penses le contraire. J’ai le droit de te penser différente. Même que j’ai également celui de ne pas me planter.
    Des bises !

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    • La Carne dit :

      c’est bien que tu adhères à tes certitudes! 😉 mais permets-moi, du coup, de confirmer les miennes. C’est normal que tu aies ces certitudes… l’imposture n’a pas encore été révélée… (ouais, ça va loin)… mais forcément, un jour tu réaliseras (très loin même). 😉
      Là où nous sommes d’accord, c’est que je pense aussi que je ne suis pas comme mon père. Je rajouterai… la plupart du temps… parce que malheureusement, les démons ne sont pas loin et sortent parfois… et parfois souvent même… 😦
      Des bisous aussi et un merci!

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  6. ifeelblue dit :

    punaise….
    je comprends vraiment que la proximité géographique te pose problème, ils sont toxiques tes parents…

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    • La Carne dit :

      eux diraient qu’ils pensaient bien faire… et que, forcément, j’exagère… et que de toute façon ils ont changé… qu’il faut que je passe à autre chose… enfin bref… j’étais bien Outre-Mer… Outre mère? 😉 ❤

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  7. CaroSelky dit :

    Mince j’ignorais qu’on avait ce sentiment d’imposteur kapaconfiance en commun… je m’étendrai pas ici aukaou. Mais on pourra en discuter en private. Mais te dénigre pas comme ça tu m’as l’air top comme Nana. .. et je suis sûre que c’est pas qu’une impression. Bizoux

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    • La Carne dit :

      Je suis moins bien en vrai que derrière mon écran. En vrai je suis mal à l’aise très vite… et en panique souvent… je parle vite et j’ai du mal à me faire comprendre… Je ne suis pas une nana top. J’aimerais déjà être, juste une nana normale. 🙂 Bisous (si tu veux papoter, tu sais où me trouver. 🙂 )

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  8. axelle57 dit :

    OMG, ça me fait mal au cœur pour toi la Carne ! J’ai envie de te serrer bien fort dans mes bras (et je le fais virtuellement 🙂 ). Tu peux le faire, te débarrasser de ça, je pense qu’il te manque peut-être encore juste le tout petit déclic pour que tu pousses cette porte ouverte -ce petit déclic étant souvent difficile à trouver mais j’ai confiance en toi, vu le chemin que tu as déjà parcouru dans ta prise de recul par rapport à ton histoire 🙂
    Vas-y La Carne !

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    • La Carne dit :

      par moment je me dis que je touche au but. Je me surprends. je suis même fière de moi (c’est quand même un super bon début)… sauf que dés que j’ai ce sentiment, il est remplacé aussi sec par l’angoisse de trébucher… voire de tomber…
      Parce que, je suis lucide, j’ai réussi des choses importantes dans ma vie… (certaines mêmes grâce à l’argent de mes parents (genre payer mon loyer quand j’étais à l’école)… j’ai repris mes études (ouais, sans le bac), je me suis battue pour avoir mes deux gosses comme une lionne… et ils sont là… mais maintenant, je me dis « tout ça pour être ce genre de mère? Tout ça pour ça?! « … bref… mais parait que la routourne tourne. 😉

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  9. aggieagit dit :

    J’ai aussi un gros manque de confiance en moi. Dû à ce que je disais hier sur le blog (les cases) et à plein de remarques pendant mon enfance. Pas autant que toi, pas aussi cash (on ne m’a jamais attaquée sur mes études) mais suffisamment pour me démolir. On ne m’a jamais dit que j’étais bonne à rien, mais on me disait « ohlala t’es vraiment pas dégourdie ». Et je voyais qu’on attendait avec une certaine délectation que je me plante à nouveau, je n’osais plus rien faire, de peur de mal faire. Comme ces remarques venaient aussi bien de mes parents, que de certains oncles ou tantes, j’étais persuadé qu’elles étaient fondées. Maintenant que je suis adulte, je me rends compte que ce n’était pas du tout le cas. Enfin bref, c’est un travail très très long. Et quand il y a 3 ans j’ai entendu, dans le cadre de mon travail, parler du complexe d’imposture, j’ai pris une sacrée claque. J’ai découvert un livre aussi « Je pense trop » qui a été une révélation. Maintenant je me sens beaucoup mieux. Note tout ce que tu fais ou sais faire, franchement je suis sûre que tu ne t’en rends pas compte.

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    • La Carne dit :

      j’ai lu ton billet… et il m’a parlé.
      je me rends compte également que ces gens disaient faux, disaient mal. Mais en avoir conscience ne me suffit pas tous les jours.
      Mes oncles et tantes… putain… j’ai une tante qui, le jour de mon mariage a dit, haut et fort, alors que je montais les marches de ma mairie: « Enfin hein! » Je crois qu’ils pensaient que comme je ne leur présentais personne j’étais seule et isolée… alors que je m’éclatais… loin d’eux… comme quoi… enfin bref… cette tante a fait pareil de nombreuses années avec un de ses fils… qui a mon âge… et qui vient d’avoir son premier enfant… je n’ose imaginer tout ce qu’il a pu entendre… pour son bien… 😦
      Je me sens bien par moment. Je me sens forte. mais le vieux démons me rattrapent… foutus démons. 🙂

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  10. Oh La Carne je suis triste en lisant ce texte comme quoi l’impact que les parents ont sur nous est fort et que malgré le temps il y a des choses qui ne s’oublient pas. Il faudrait que tu fasses abstraction de ton passé je sais trop facile à dire et que tu fasses plus confiance en toi car en rien l’autre en face serait mieux que toi !!! Tu vaux bien plus et tu merites le meilleur !!! Gros gros becs

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    • La Carne dit :

      Merci à toi madame Ferdy!! je pense qu’on n’oublie jamais… après, je pense aussi qu’on doit pouvoir apprendre à être heureux malgré ça… avec ça… je me dis que si déjà je pense que c’est possible, c’est déjà pas mal pour un début. 🙂 Gros becs back. 🙂

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  11. Sophie dit :

    Tu m’étonnes que tu manques de confiance en toi !!! Mes parents étaient l’inverse des tiens, mais par contre, ils m’ont inculqué ce qu’ils avaient en eux: surtout ne jamais se mettre en avant, rester derrière, ne pas se faire remarquer (ni positivement, ni négativement), ne pas parler en premier. Ce fut un handicap aussi pour moi pendant de longues années, je n’osais prendre la parole car forcément c’était me faire remarquer.

    Je comprends que tu puisses craindre le rapprochement géographique.
    Et tu as pensé à une petite psychothérapie pour te sortir de cela? 🙂

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    • La Carne dit :

      j’ai fait plus que penser à une psychothérapie… j’en ai fait une… pendant un long petit moment… mais visiblement pas assez… ceci dit, maintenant, j’arrive à dire merde!! 🙂 j’ose rarement prendre la parole en public… toujours peur qu’on se moque… que quelqu’un me fasse une remarque que je ne saurai gérer… toujours peur de dire une grosse connerie et qu’on me tombe dessus… une de plus. Quand j’ai connu l’homme, lors des soirées avec ses potes, je pouvais rester des heures entières sans dire un seul mot… c’est effrayant. j’ai changé. Un peu. J’ose plus. et quand je suis en confiance j’y vais franchement. c’est déjà énorme! 🙂

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      • Sophie dit :

        Je t’ai dit cela parce que même si j’ai eu des parents aimants, c’est avec mon frère que cela a disjoncté, et j’ai souvent pensé à la psy mais sans jamais le faire vraiment, sauf à la mort de mon frère en fait, et là tout s’est expliqué en 2 ou 3 séances, le psy m’a fait un schéma de ma famille avec la place que prenait mon frère dedans,et cela m’a permis de comprendre beaucoup de choses et de prendre de la distance.
        Bises la Carne

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        • La Carne dit :

          ça a dysfonctionné avec ma soeur aussi. je crois qu’à ce stade, je n’ai pas forcément envie de comprendre les raisons de leurs attitudes… je m’en fous. J’ai tiré mes conclusions les concernant. Après… comprendre pourquoi je n’arrive pas toujours à gérer… oui. 🙂
          bisous

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  12. Hé bein, tu n’y pas vas en douceur sur toi. Tu as une valeur unique et elle est inestimable et tes parents n’ont rien à dire. T’es majeur et vaccinée et c’est ta vie et elle vaut la peine d’être vécu. Non, tu n’es pas une merde sinon je ne t’écrirais pas. Éloigne-toi vraiment des personnes toxiques qui t’écrasent. C’est inhumain et c’est odieux. Tu as le droit de vivre et même si je ne te connais pas, je crois toujours que tu as du potentialité comme chacun d’entre-nous. Pour cela, il faut arrêter de s’enfoncer et oser se libérer de ce cercle d’auto-flagellation. (Cela m’arrive de temps en temps, je te rassure et pour certains d’entre-nous qui n’oseraient pas avouer ni n’en n’ont pas conscience).
    Tu mérites vraiment d’être toi car nous ne pouvons pas comparer les valeurs de chacun.
    Pleins de courage à toi et fais toi surtout du bien avec ce que tu aimes faire, et n’écoute pas les cons qui te critiquent ( y sont jaloux peut-être).

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    • La Carne dit :

      j’ai pris de la distance dés que j’ai pu… beaucoup de distance… quelques 7000 km… 🙂 Bon… là, on est revenu… mais je garde une certaine distance de sécurité. j’ai pu leur dire (et parfois leur cracher) ce que j’avais sur le coeur. J’ai même eu droit à des excuses paternelles… en demi-teinte… il a changé… un peu. Disons qu’il fait quelques efforts… mais sur la durée, je sens bien qu’il a du mal avec moi… et du coup, ben moi avec lui. Je suis consciente que parfois je m’enfonce toute seule… mais par moment, les vieux démons sont les plus forts… à d’autres je gère mieux. Aujourd’hui, j’ose plus de choses malgré tout… mais la peur d’échouer me tenaille encore bien trop souvent…
      Je pense comme toi, que nous méritons tous d’être nous… enfin… presque tous. 😉

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  13. Gladwood dit :

    Tu m’avais laissé un commentaire un jour, sur un de mes pavés en me disant que certaines personnes ne devraient pas être parent. Je suis d’accord, je rajouterai même, que les tiens en font partie. Ils n’ont peut-être pas que des torts, mais ce que je viens de lire, c’est pas normal. Et c’est donc tout à fait « normal » (mais triste et injustifié) que tu n’ai pas confiance en toi. Entendre toute sa vie des horreurs pareille, ça te le met dans la tête, malgré le temps qui passe… Mais moi je te le dis La Carne, tu’n’es pas une bonne à rien. Et rien n’est trop bien pour toi. Et tu n’est pas assez bien pour rien non plus !

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    • La Carne dit :

      tu sais, parfois, je me dis que je n’aurai pas dû devenir mère. Que ce n’était pas pour moi… que je ne suis pas à la hauteur… surtout quand je me vois ressembler à mon père… je me trouve effrayante…

      Aujourd’hui mon père ne peut plus me dire des horreurs pareilles. je réponds. Mais il trouve autre chose… des petites paroles sournoises, cassantes… j’en aurais tant à raconter…

      je ne pense pas être une bonne à rien. je pense être une pas assez bonne à grand chose… même si ce n’est pas évident, il y a une nuance… je crois. 🙂

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  14. Wondersissi dit :

    J’aime à penser que c’est pour ça qu’on est des nanas qui déchirent, parce qu’on est pleine de bosses, de marques, de rondeurs et de pics, de couleurs et de bleu. J’aime me dire que c’est face à leur connerie, leurs défauts que j’ai pris le contre pieds et que j’ai une jolie vie. J’aime dire aussi que je me suis construite malgré ma famille disfonctionnelle, mais grâce à moi, juste à moi et rien qu’à moi. Que je suis une fille riche, compliquée, marrante, et surtout entourée de belles personnes, que j’admire et que j’aime. Et je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit que c’est exactement ton cas à toi aussi…. C’est la Carne touch…. ❤

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    • La Carne dit :

      arf… je crains que ton petit doigt ne se trompe… ou plutôt non… il a raison en partie… je suis entourée de belles personnes… mais je ne sais pas le voir ni le croire. J’ai toujours dans un coin de ma tête l’idée que les gens viennent vers moi par besoin, par politesse et non par envie… c’est assez pénible comme sensation. Quant à dire que je me suis construite malgré ma famille… je dirai que je me suis construite en partie… que le travail est encore en chantier… et que, malheureusement, je leur dois beaucoup… j’ai une dette financière à leur égard. Ils ne me demandent rien… mais m’ont fait payer à leur manière… 😦 ❤

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  15. Laurie dit :

    Je cherche les mots, mais comme à mon habitude je ne les trouve pas. Ton texte est bouffant de justesse, de tristesse, de sincérité ..Et putin bordel (si tu me le permets) de merde tu peux te le permettre ❤ car à grandir avec un con (si tu me le permets bis) comme ça et en ressortir une nana comme toi (que je connais qu'à travers tes écrits certes mais qui me parait tellement vraie dans son p'tit coeur) c'est pouvoir se permettre de tout (bon dans les limites des lois hein soyons d'accord) mais surtout se permettre de rêver et de tenter sa chance.

    Survivre à ça c'est leur dire merde et c'est déjà tellement grand, alors tenter sa chance pour un nouveau job tu peux largement le faire.

    Ps : je comprend tellement tes mots et forcément ton texte raisonne en moi. Putin d'égratignures du passé hein :).

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    • La Carne dit :

      arf…. je suis désolée que mes mots résonnent en toi.
      merci pour tes mots! Ce que j’écris en vrai. j’essaye d’être le plus honnête possible. Mais soyons clairs… je ne dis pas tout. J’ai une grosse par d’ombre.
      Parfois je me dis que je n’en sors pas si mal si on considère d’où je sors… parfois je me dis qu’ils ont raison, j’exagère… mais non. Parfois je me dis que je ne m’en sortirai jamais. bref… c’est confus. 🙂

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  16. dillies judith dit :

    les larmes me sont montées aux yeux…..merci nos parents (les miens intellectuels égos surgonflés). même syndrome de l’imposteur que toi, même recherche d’emploi. Tout mon entourage (hors parents bien entendu) considère que j’ai des compétences de ouf. sauf moi…

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    • La Carne dit :

      Mon entourage ne considère rien. Je crois qu’il s’en fout. Même mon mari et mes enfants que ça arrange bien que je sois mère au foyer…
      Je crois aussi que 14 ans sans bosser, on en ressort pas indemne niveau compétence et savoir-faire…
      Mais je crois aussi que si j’avais un tant soit peu confiance en moi, ces « handicaps » ne seraient pas un problème. Putain de syndrome de l’imposteur (c’est un syndrome??) . 😦

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  17. fedora dit :

    Purée… pas mieux à dire que ce qui n’a été dit… Quel connard ! c’est la seule chose qui me semble bien résumer la situation… :/

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    • La Carne dit :

      Il te dirait… tout le monde te dirait que j’exagère… qu’il n’était pas si terrible… et que dans tous les cas c’était pour mon bien donc bon…
      Lui a reconnu. Une fois. et m’a demandé de ne le dire à personne. Ouais… mon père est courageux comme mec. 😦

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      • fedora dit :

        Il n’y a rien en moi qui pense que « pour le bien d’un enfant » inclus de le dénigrer et/ou de le dévaloriser… pour moi, c’est de la cruauté et de la maltraitance… 😦
        j’ai juste envie de faire un énorme hug à la jeune/petite fille que tu étais…

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        • La Carne dit :

          la jeune petite fille que j’étais aurait bien eu du mal à accepter un câlin… ne sachant pas trop à quoi ça ressemblait… mais de ce point de vue là, j’ai changé un peu. 🙂
          je suis d’accord avec toi… rien ne justifie le fait de dénigrer un enfant. Rien. Rien de rien. Pourtant, parfois, ça ressort chez moi aussi. Et je hais cette partie de moi.

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          • fedora dit :

            Certes mais tu t’en rends compte… je pense que c’est exactement ce qu’il faut pour renverser la vapeur… quand ma mère me raconte son enfance, je suis contente de voir qu’elle a fait ce qu’elle pouvait pour ne pas reproduire ce qu’elle a connu…

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            • La Carne dit :

              je fais ce que je peux… mais parfois je reproduits… ça me terrifie… et parfois ça terrifie mes gosses… et ça me terrifie de les voir terrifier… alors je leur parle… et puis au delà de ça je suis différente… mais c’est dur… douloureux parfois. On s’en sortira…

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  18. Axelle Fox dit :

    je suis consternée par ce que je lis, ça me fait au bide pour toi de lire ça…je comprends mieux cet impérieux désir de maintenir une distance géographique avec eux, à ta place, je ferais pareil…la confiance en soi, quand elle n’a pas été insufflée par les parents, est quelque chose de difficile à reconstruire, je sais de quoi je parle ^_^ quant à ta pseudo-nullité c’est une histoire entre toi et toi, il va te falloir accepter à un moment que tu n’es pas un imposteur et par exemple que si le gens te lisent ce n’est pas parce qu’ils sont stupides ou dans l’erreur mais bien parce qu’ils apprécient réellement ce qu’ils lisent, ta façon d’écrire donc la personne qui pose les mots. Ce chemin d’acceptation passe à mon sens par la thérapie (là aussi je parle d’expérience) à condition de trouver la bonne personne….bises

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    • La Carne dit :

      J’avais commencé une thérapie sur l’ile… pendant plusieurs mois… et j’avais noté des progrès… sans rire. J’ai changé. J’ose plus de choses. Parfois même j’arrive à m’affirmer. Mais ça n’est jamais sans peine. Pour le fait d’accepter qu’on puisse m’apprécier, apprécier ce que j’écris… bon… là… en effet, il y a encore du boulot… c’est un gros dossier.
      Faudrait sans doute que je retourne psychoter chez un psy… mais là, tout de suite, je n’ai pas la force…

      Bisous

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  19. Cari dit :

    Chère La Carne (si tu permet), je te lis depuis un bon moment et j’avoue je ne commente pas souvent , c’est pas bien, je sais.

    Ton syndrome d’imposture, cette impression de ne jamais être celle qu’on devrait, je connais. C’est aussi un peu mon histoire. Ma mère m’a toujours soutenue et aidée de son mieux malgré son handicap mais mon père… Certes, il est gentil, présent mais ses remarques sont blessantes. J’étais celle qui n’en faisait jamais assez, jamais assez bien et qui se contentais de peu. Pourtant, niveau étude j’ai toujours buché comme une malade, pour lui je pouvais faire mieux en math (on m’a perdue lors de l’apprentissage des soustractions, des divisions et de la table de 7…) alors que je suis vraiment nulle.

    En fait j’ai eu le soucis inversé, c’est pas que j’était pas assez bien pour… mais que je peux toujours faire et avoir mieux.

    Mon homme n’était pas assez bien pour moi et mes études pas adaptée. J’ai IMPOSE mon homme et continué mes études d’aide soignante car je sentait que c’était ma voie malgré les bâtons dans les roues qu’on me mettait. Dès que j’ai eu mon diplome d’AS, je devait faire gestion pour ouvrir ma propre boite…sauf que je suis tjs nulle en math et en plus c’est la proximité et le contact avec les gens qui n’importe pas celui d’un bureau et d’un ordi!

    Je doit éviter des faire des vagues, de me démarquer, rester naturelle, dans le moule, cheveux court… j’ai un style très dark, de longs cheveux bicolores et bien plus d’empathie que lui n’en n’aura jamais. On ne me disait pas « tu n’es pas dégourdie » mais  » qu’est-ce quelle est gentille Carole » (dans le sens culcul, concon, bebète, naive…) celle qui n’arriverai à rien. Et je ne suis pas suffisamment mature mais je crois que, tant que je ne serai pas la personne aigrie qu’il voudrait que je soi…je ne serai jamais assez mature à son gout!

    Et c’est encore comme ça, j’aimerai avoir des enfants mais je ne suis pas assez bien pour en avoir, ma gastronomie n’est pas 5 étoiles, ma maison ne brille pas assez de propreté, je suis pas assez mature, intelligente, organisée.

    Mais j’ai commencé à l’envoyé chier car j’en ai marre! Je sais ce que je vaux,j’adore mon métier et mes collègues m’aiment pour ce que je suis et ça va faire 10 ans que le pauvre même mec me supporte!

    Mais parfois ça revient, insidieusement, ou je me dit que non, je ne suis pas assez bien pour, que je peux faire mieux.

    Alors.

    Je ne suis pas nulle, tu n’es pas nulle. J’adore te lire, j’adore ta plume, et j’ai le sentiment que tu es quelqu’un de bien, une battante. Tu as un homme; des enfants géniaux et des lectrices/lecteurs qui t’adorent et t’apprécient pour ce que tu es.

    Et puis j’ai suffisamment d’intelligence et de discernement pour dire que je ne me trompe pas. Mais je comprends, sincèrement. Et puis c’est pas toujours simple d’éviter des personnes toxiques.

    Tu es quelqu’un de bien, La Carne

    Calins et bisous ♥

    (désolée pour mon gros pavé en fait!)

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    • La Carne dit :

      Arf… je te lis et je me dis qu’on est bien trop nombreux à porter et tirer de grosses casseroles!
      Je te lis et je me dis (désolée) « encore une personne qui se trompe » (pardon). Un blog ne montre que ce qu’on veut montrer. C’est facile de cacher sa part d’ombre. alors disons que… tu as raison concernant la partie de moi que je montre… 🙂
      Sinon… évidemment que je te permets!! 🙂 Je sais que tu passes souvent ici. Et moi non plus, je ne commente pas souvent chez toi. 😉

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  20. LadyButterfly dit :

    Bon, il y a tant de coms…Veux-tu le mien aussi?
    1) tu n’es pas vieille. (j’ai 48 ans, je retourne en formation, oui, j’ai des diplômes mais je ne peux plus exercer mon métier…)
    2) j’ai une mère toxique (il m’a fallu plus de 40 ans pour le comprendre pleinement) pour qui ça n’est jamais bien et surtout qui m’envie (je pense…)
    3) J’ai donc vécu ma vie comme ….je l’entendais (en faisant absolument le contraire de ce que mes parents attendaient de moi^^)
    4)J’ai fini par faire la paix avec mon père (heureusement avant qu’il ne soit très malade…Actuellement, il ne peut plus communiquer.
    5) J’ai aussi été élevée dans l’idée que ..je ne valais pas grand chose : alors que j’ai toujours bossé (sauf quand j’ai été malade ), que j’ai étudié, etc, etc…
    6) Et puis, j’en ai eu marre. Marre de me dire que j’étais peu de choses. Je suis qui je suis. Je vaux quelque chose. Je m’en fous d’aller bosser pour le SMIC (personne n’aurait élevé ma fille à ma place).
    Les parents qui réagissent ainsi se donnent bcp d’importance. Et malheureusement, quand nous nous « rabaissons » (enfin, le mot est fort mais tu vois..) nous leur en donnons trop alors qu’ils brassent des idées vaines et stupides. A eux d’assumer leurs complexes (ils sont adultes), pas à nous.
    Mon com ne servira pas à grand chose, ok.
    Ce ne sont pas des casseroles. Ce sont des expériences, très désagréables, mais si tu peux, fais-toi aider (il y a des tas de psys différents; l’hypnose est bien aussi)
    courage et bisous

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    • La Carne dit :

      je songe de plus en plus à l’hypno thérapie… au moins dans un premier temps. Je bosserai pour le SMIC aussi à défaut de mieux. Après-tout, j’ai toujours bossé pour le SMIC… enfin… avant.. quand je bossais… jadis. Malgré tout, j’ai réussi à vivre ma vie à peu près comme je voulais…non sans mal… mais parfois avec des réussites. J’ai fait une paix formelle avec mon père. Avec mes parents. On arrive à se voir, de temps en temps… et j’ai pris le parti parfois de profiter d’eux (pour garder mes gosses par exemple), sans scrupule… mais en faisant toujours attention à la dose… pour ne pas entendre un jour un « elle abuse » ou « après tout ce qu’on fait pour elle » … je m’arrange pour que ce soit eux qui soient en demande. Et je te dis… aucun scrupule. Ils sont des grands parents corrects. Mais pour ma part… je crois qu’il n’est plus question d’amour.
      Bisous et bravo pour ton parcours!! 🙂

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      • LadyButterfly dit :

        J’ai trop entendu le « elle abuse » ou « elle en profite » même quand j’étais dans une merde noire et que ma mère me dépannait de « bon coeur », disait-elle. Donc, j’ai pris le parti de faire la part des choses et au vu des récents événements, de couper avec elle. Je fais de l’hypnothérapie (EMDR), pas seulement pour surmonter le trauma « mère » , mais aussi « père de ma fille » (un ex très ex mais agressif). C’est bien pour ça que ça va dans le bon sens. Avec mes limites, bien sûr ^^
        bisous et tiens bon!

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        • La Carne dit :

          Mon père en réalité « aimait » que je profite de son argent… ça lui donnait une forme de contrôle sur moi et ma vie. j’ai payé cher cette aide! Je tiens bon. 🙂 … juste quelques obstacles… 🙂 bisous

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          • LadyButterfly dit :

            Mais je crois que c’est pareil (pour ma mère). Surtout si on considère le fait que ce n’est pas « son argent » mais la retraite de mon père – elle-même n’ayant jamais travaillé mais…beaucoup dépensé. Avoir ce « pouvoir », cette sorte de contrôle l’arrangeait très bien. Le jour où je ne lui en ai plus donné la possibilité….ouille! Mais je tiens bon aussi ^^ bisous

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  21. Marie Kléber dit :

    Putain (ouais je suis grossière parfois, mais ce genre de comportement ça me révolte!).Comment veux tu avoir confiance en toi avec ton bagage de départ?
    Je trouve que c’est inhumain de la part de parents de faire subir de telle chose à leur enfant.
    Tu vois il y a des cons pour penser que dire « dépêche toi » c’est tyrannique. Moi je considère qu’un père (ou une mère) qui dénigre son enfant de la sorte, est tyrannique.
    Sincèrement tu me fais rire, même quand c’est pas drôle du tout et je peux déjà te dire que ça c’est un talent! Et puis tu mènes ta vie. Au final tu construis au jour le jour, à partir de pas grand chose. Je te souhaite un jour de pouvoir atteindre tes rêves, tes objectifs, avoir la vie que tu mérites et pouvoir montrer à ton père à quel point il s’est trompé sur ton compte ou lui dire merde tout simplement.

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    • La Carne dit :

      j’ai déjà eu la chance de pouvoir dire, crier « merde » à mon père… et plus encore. Il sait tout le mal que je pense de lui. Ma mère quant à elle est toujours dans une forme de déni et de « oh, c’est dans ta tête, t’exagères » . je l’étranglerais quand elle dit ça. Concernant ma vie… elle est chaotique en ce moment, pleine d’incertitudes… et je n’ai pas le courage que j’aimerais avoir. Mais bon… voilà quoi.
      Mais si je fais rire, ça fait mon bonheur!! 🙂

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  22. doume dit :

    Et si tu changeais ton pseudo ?
    Ce serait symbolique, comme un nouveau départ, une renaissance.
    Parce que sous le cuir de La Carne, y a un p’tit coeur de guimauve. 🙂 qui ne demande qu’à fondre avec ceux que tu aimes. Si si, je le crois.
    Allez, retire ta peau de vache, on t’a reconnue ! 🙂
    Je t’embrasse.

    NB Dire que certains sont contre la parentalité des couples homosexuels !!

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    • La Carne dit :

      j’ai pensé il y a peu à changer de pseudo. J’en avais parlé sur FB. Et puis… en réalité, la carne, pour eux, c’était celle qui ne pliait pas assez, pas assez soumise, qui ne correspondait pas assez aux attentes… et j’aime l’idée que j’ai été cette petite fille, alors même que je n’en avais pas conscience. 🙂
      Ceux qui sont contre la parentalité des couples homos n’ont rien compris à ce que c’est qu’être parent!
      Bisous 🙂

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  23. Cristophe dit :

    Quand je vois les nullités qui prennent des décisions nulles en haut lieu (gouvernement, grandes entreprises…), je me dis que toutes les nullités devraient avoir une bonne place dans la société. Peut-être même que la nullité est la norme. d:-)

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  24. pomdepin dit :

    Je t’admire de lui parler encore. Ça prouve déjà que tu vaux mieux que lui! Xoxo

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    • La Carne dit :

      je pense aussi que je vaux mieux que lui. Je pense que beaucoup valent mieux que lui. j’en ai tant à raconter. Des épisodes encore très récents. je lui parle parce que j’ai décidé de prendre ce qu’il y a à prendre (en gros, je me sers d’eux pour garder les enfants (sans abuser, j’attends qu’ils soient en demande pour ne pas avoir à demander)… et je les garde sous le coude… parce que je sais qu’en cas de coup dur, pour sauver les apparences, ils me dépanneront… même si je sais qu’ils me le feront payer cher. Bref. Je reste pragmatique… mais loin de tous sentiments affectifs.

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  25. Nat dit :

    Bonsoir,
    Je viens de finir de lire les commentaires après ton article, et malheureusement je vois que je ne suis pas la seule « bonne à rien »… dire que je me sentais seule … Je veux bien adhérer au club ;o(
    Moi c’est le livre « parents toxiques » qui m’a permis de comprendre ou était le souci, je l’ai lu il y a 20 ans je crois et depuis je « bataille ». Je n’ai pas vu mes parents pendant 10 ans. Puis pour « accepter » qu’ils sont comme ils sont et que rien ne les changera. Puis pour lâcher prise et (encore) les accepter tels qu’ils sont avec le bagage de leur éducation à eux et de leur enfance (nés en 44 mes parents, je suis « vieille » aussi ! chut)
    Aujourd’hui je revois ma mère de temps en temps (mon père est décédé) je me sens moins en attente de ce qu’elle ne peut pas me donner même si je me fâche encore (toute seule dans mon coin) parce qu’elle ne prend jamais la « peine » de prendre de mes nouvelles … Je n’existe pas en fait tant que je ne suis pas dans son périmètre ! Mais trouver l’estime de soi est une chose difficile qui m’échappe encore … C’est difficile de ne pas chercher toujours la reconnaissance minuscule dans le regard des autres …Et donc le boulot ! Quand je n’y pense pas (à leurs « remarques ») ça va mieux !
    Je suis navrée d’avoir fait un pavé ce n’était pas prévu à la base. Je ne sais pas si ça t’aide de savoir que tu n’es pas seule !
    Moi ça m’aide de me sentir moins « différente » et de me dire, quand croise des gens, qu’ils ont peut être un bagage émotionnel dont il faut tenir compte dans leurs réactions. Ca permet d’éviter de trop porter des masques quand on sait que les autres aussi ont pu souffrir aussi :o)
    Bref !
    Et : je suis certaine que tu fais de ton mieux avec tes enfants :o)
    Gros bisous

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    • La Carne dit :

      ça me rassure de savoir que je ne suis pas seule (je m’en doutais un peu)… et ça me désole à la fois…
      je n’attends plus rien de mes parents. Je me sers d’eux quand j’ai besoin. Mais d’un point de vue purement affectif, je n’attends rien d’eux. ça ne serait que déception. je ne les appelle jamais. ce sont eux qui appellent. j’ai, quelque part encore dans les cartons, ce livre « parents toxiques ». faut vraiment que je mette la main dessus et que je le lise… 🙂 j’avais déjà pris conscience de beaucoup de choses lors des mes diverses formations dans le domaine de la petite enfance. J’éprouve maintenant une forme de dégout à leur égard… c’est dommage, mais c’est plus fort que moi.

      Avec mes gosses… je fais de mon mieux… mais encore bien trop souvent mal… mais je garde espoir.
      Gros bisous

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  26. thalie1975 dit :

    j’ai juste envie de te faire un gros câlin virtuel et de te dire que tu le vaux bien ❤

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  27. aubepine dit :

    (premier commentaire. ouais, y a encore des gens qui « découvrent » ton blog).

    Ca me parle tout ça. Certes, il y a des périodes de reflux.
    Se galérer pour trouver un emploi, c’est très déstabilisant. j’vais pas tomber dans la psycho à deux balles mais père ou employeur, en termes de figure d’autorité, c’est pas kif-kif mais y a des passerelles!

    Un jour, peut-être, j’irai vers la psychanalyse mais j’ai peur d’en prendre pour perpèt 😉 Même si parfois le ressentiment déborde, j’essaie de me rattacher à l’idée que si mes parents sont si « insecure », c’est qu’eux aussi ont traversé des trucs lourds. Si tes oncles et tantes ne sont pas beaucoup mieux que ton père, sans doute tes grands-parents ont déconné quelque part aussi. Dans le fond, ça ne change rien à ta situation mais en continuant à te ronger, tu t’infliges une double peine, tu les laisses encore agir.

    j’entends quand mes parents me disent qu’ils ont fait de leur mieux malgré toutes leurs « erreurs » (je ne crois pas que les mots blessants visaient à faire mal, que c’était malgré eux). C’est la raison pour laquelle je flippe de devenir mère un jour : reproduire des schémas malgré ma bonne volonté.

    plein de pensées La Carne

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    • La Carne dit :

      En fait, mon père est fils unique… ma tante est la soeur de ma mère… 😉 ce que tu dis me parles! qu’est ce que j’ai pu entendre le fameux « c’est malgré nous » . J’entends aussi quand ils disent qu’ils ont fait de leur mieux… mais, quelque part, je trouve ça trop facile…
      Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas envie de me dire que eux aussi ont traversé des trucs lourds… même quand le ressortissent déborde.
      sinon, je suis assez d’accord… père et employeur, il y a des passerelles… de sacrées passerelles même. 🙂
      Merci d’être passée par là. 🙂

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  28. Distrayante dit :

    Je sais que c’est facile à dire, mais il faut que tu essaies d’apprendre de tes succès. Ton blog est un succès. Tu as un talent pour raconter des choses et toucher les gens, et ça, ça n’est pas rien.

    J’espère vraiment que tu trouveras un boulot qui te plait, Il y a beaucoup de chose que je n’ai pas osé non plus, et je sais ce que ça fait….

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  29. carrie4myself dit :

    Ton passe est derriere. Regarde devant. Sers toi de tes parents que si tu en as vraiment besoin.
    Tu es une personne magnifique, qui nous fait rire, qui boit des Mojito, qui doute, qui deprime, qui rit. C’est la vie.
    Tu es consciente que tu derapes parfois, car ok les vieux demons remontnt, mais tu t’en apercois.
    Une aide psy, hypno, PNL, kinesiologie (pas kinetherapeute hein!) pourraient t’apporter des solutions aussi.
    Des hugs Beautiful CArne ❤

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    • La Carne dit :

      J’ai déjà tenté la kinésio. Un fiasco. Pas du tout mon truc. ça me gavait grave. 😉 mais oui, une aide est nécessaire. j’en trouverai une…
      Quant au passé… le laisser derrière? Oui… mais il a fait de nous ce que nous sommes… le bon… et le moins bon. Il faut faire avec lui. Malgré lui. 🙂 Des bisous! ❤

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  30. Lydie B. dit :

    Ma Bichette (oui, des fois je suis gentille…),

    Pas envie de rentrer dans le jeu du jugement… même si, forcément je suis restée bouché bée, principalement à l’annonce de la baisse de salaire obtenue (au passage, quelle salope la bonne femme… aussi condamnable que ton père…).
    Par contre… j’ai une proposition à te faire (non, pas un taf), qui t’attend en MP.
    Si je peux t’aider, ce que je pense possible, j’en serai ravie. 😉

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    • La Carne dit :

      la maman était une maman célibataire avec peu de moyens. Et très franchement… si elle avait refusé, mon père m’aurait sans doute interdit d’y aller… ou alors je l’aurai payé d’une manière ou d’une autre. Il sait être persuasif. très.
      J’ai vu ton message. Une gros merci!

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  31. dark maman dit :

    J’ai lu ton article il y a quelques jours maintenant, mais il m’a tellement bouleversé que je n’ai pas trouvé les mots pour commenter.
    Je me suis tellement reconnue dans tes mots bien que mon histoire est différente, le résultat semble le même.
    Je demande souvent à mon mari pourquoi il m’aime, comment il fait pour me supporter, me trouver jolie… Il m’aide beaucoup à me reconstruire car ce n’est finalement que récemment que j’ai compris que ce n’était pas ma faute, que ce n’était pas moi la nulle/raté/sous merde et j’en passe, mais mon père.
    Bref je te raconte un peu ma vie, tout ça pour dire que malheureusement tu n’es pas la seule, que parler est libérateur, un peu réparateur, le chemin est long pour se reconstruire, mais ça vaut le peine de s’y promener 😉
    Je te souhaite sincèrement de trouver ta paix intérieur et de suivre tes rêves.

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    • La Carne dit :

      Je ne demande plus à l’homme s’il m’aime… puisque depuis peu je suis persuadée qu’il ne m’aime plus… ça résout le problème… d’une certaine manière. Par contre je ne m’imagine pas pouvoir plaire à quelqu’un de manière générale… même en amitié, je doute… je me dis que les gens me côtoient pour d’obscures raisons, par besoin… mais pas pour moi. C’est lourd. Pour moi et pour eux aussi sans doute, même si je cache bien mes doutes. 😉 Je suis aujourd’hui par ailleurs convaincue que mon père ne mérite pas le tiers du quart d’intérêt. je sais que je ne suis pas responsable de tout ce merdier familial dont on m’a si longtemps (et encore) accusé d’être la cause… mais entre savoir et admettre… il peut y avoir un fossé. 😉 Je te remercie pour tes mots et je te souhaite également de suivre tes rêves!

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  32. Mina dit :

    Des fois, les parents ça fait du mal…et il est compliqué de se sortir du schéma mis en place.
    Mais rien n’est impossible :)))

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