ELLE S’APPELAIT JEANNE…

Elle s’appelait Jeanne. On l’appelait Jeannette. LA Jeannette! Elle tricotait, jardinait, priait, allait aux champignons, faisait des pains au chocolat, des concombres à la crème. Des tartes aux pommes du jardin. Des salades de fruits du jardin. Des soupes de légumes du jardin. Des gâteaux avec les oeufs de ses poules. Elle était ma grand-mère. Ma mémère Jeannette. C’était une grande Dame.

Je ne t’ai pas vue depuis environ deux ans. J’ai pensé à toi. Souvent. J’ai imaginé ce qu’allait dire les gens. Quand même, elle pourrait venir. Deux ans à craindre l’appel qui annoncerait la fin. A craindre les silences du bout du fil, parce que tu le sais, chez nous on n’exprime pas ces choses là. Deux ans à ne pas vouloir revivre notre dernière rencontre. Toi sans souvenir, sans parole, le regard vide, immobile dans ton fauteuil. Tout le monde évoluant autour de toi, chez toi, comme si tu n’étais pas là.
Deux ans coincée entre le désir de ne pas abimer mes souvenirs et la culpabilité de ne pas venir te voir. J’ai choisi de protéger mes souvenirs. Les souvenirs, toi, tu n’en avais plus.
Souvent j’ai entendu que tu avais eu une vie épuisante. « Elle a fait des boulots d’hommes » . Aujourd’hui, ces propos seraient sans doute mal perçus. Pourtant, à eux seuls, ils en racontaient long sur ta vie souvent laborieuse. Tu as travaillé dans les champs. As été piqueuse. Accoucheuse (?). As élevé cinq enfants. En as perdu un sixième. As connu douze petits enfants. Tu étais courageuse. Forte. Droite. Digne.

A force de travail, tu avais les mains calleuses. Dans ton monde, les crèmes et les soins n’existaient pas. « Oh Pffff. Tous ces chichis c’est pour les gens de la ville! » .

Dans un cahier, tu notais les morts. Nom. Prénom. Jour de mort. Ta façon de te souvenir.

Tu écoutais la messe à la radio, n’aimais pas Jean-Jacques Goldman, notamment pour avoir osé chanter « elle a fait un bébé toute seule » . Mais on avait trouvé un terrain d’entente à son sujet. Tu lui reconnaissais de belles dents bien blanches.

Le soir, en été, tu t’asseyais sur ton banc avec tes voisines, toutes parties avant toi, devant la maison, pour observer la vie de la rue, pour saluer, pour enfin te poser, et rompre  la solitude.

Dans ton poulailler, on trouvait des casques de soldats de la guerre. Dans ton grenier, des tas de vieilleries. Avec les cousins, nous en avions fait un musée. Plus personne ne peut y aller maintenant, le parquet vermoulu est devenu bien trop fragile.

Tu nous as fait écosser des haricots verts de ton jardin. Des seaux entiers de haricots. Des tonnes de haricots. Pour nous débarrasser de la tâche, nous bâclions le travail. Tu nous grondais, mais bonne joueuse, ton verdict tombait: « si vous laissez des fils, vous mangerez des fils » . Des fils, nous en avons mangés, des seaux entiers.

Pour nous réchauffer les pieds, en hiver, dans les lits aux draps de coton rêche, durs et qui grattent que je disais, tu déposais des briques. Chauffées au poêle, enroulées dans un tissu pour ne pas nous bruler, ça faisait tout chaud dans ces lits tous froids.

Tu aimais que je te coiffe. Tu avais les cheveux courts, gris, puis blancs. Je coiffais. Puis, pour rire, je te décoiffais avec mes doigts fous. Tu riais-râlais. La dernière fois que je t’ai vue, je t’ai décoiffé les cheveux. Juste pour rire. Comme avant. J’ai perçu un signe d’exaspération. Un grognement léger. Ça m’a bouleversée. On m’a dit que j’avais dû rêver. Qu’il n’y avait aucune raison que tu émettes un signe après des mois sans rien. J’ai failli pleurer de déception. Puis j’ai décidé que moi, je savais ce que j’avais vu et entendu.

Nous venions te rendre visite un dimanche sur deux. Rituel ritualisé. Dans l’après-midi, les oncles, tantes et cousins débarquaient. En hiver, nous étions tous réunis dans la cuisine, seule pièce chauffée par le poêle, pour les bavardages dominicaux. C’était bien. En été, les parents mangeaient dans la salle à manger, les enfants, sous la véranda. C’était bien.

Je ne t’ai jamais entendu te plaindre. Tu as dû le faire. Mais je t’ai vue supporter bien plus souvent. Je t’ai surtout vu apprécier l’instant présent. Sans te poser de question. Sans jamais jalouser qui que ce soit. Tu aurais pu. Tu n’avais rien. Presque rien. Trois fois rien. Tu vivais avec le minimum. Tu ne partais pas en vacances. Tout juste en cure pendant quelques années, pour tenter de soulager ton corps douloureux. Je comprends aujourd’hui qui tu avais ton essentiel: tu étais entourée.

Tu tricotais des couvertures pour les pauvres. Nous tricotions des carrés que tu cousais. Plus il y avait de carrés, plus il y avait de couvertures. Tu tricotais aussi des chaussettes qui ne tenaient pas aux chevilles, faute d’élastique et des pulls trop grands. Juste pour nous.

Ton mari, mon grand père, s’appelait Pierre. Qu’est-ce qu’on a pu te chanter « Ne pleure pas Jeannette » . J’ai réalisé plus tard le triste sens de cette chanson. Mais c’était marrant quand même. On t’accompagnait au cimetière nettoyer la tombe de ton Pierre. Du coup, on nettoyait aussi un peu celles des voisins. Du coup, on papotait un peu avec la voisine qui venait rendre visite à son mari elle aussi.

Quand on te quittait le dimanche soir, le coffre était toujours plein de tes fruits et légumes du jardin. « C’est meilleur que ce que vous allez acheter » que tu disais. Il fallait remplir le coffre. Complètement. Sous peine de te quitter contrariée.

On s’amusait à faire peur à tes poules. Ça te faisait râler. Plus tu ralais, plus on riait. Tu nous as montré comment tuer les lapins. Je me souviens encore de leurs queues toutes douces. Parfois, tu allais les échanger contre une autre denrée chez des voisins.

Si on te disait qu’on aimait bien un de tes plats, tu le cuisinais encore et encore. Parfois jusqu’à nous en écoeurer. Mais encore, pour faire plaisir.

Tu nettoyais l’église. Y allais tous les matins. Très tôt, pour la messe. Le dimanche tu nous forçais à t’accompagner. Un jour tu as arrêté de nous forcer. Je ne crois pas en Dieu. Mais j’envie la force et la sérénité qu’il t’apportait.

On passait chez toi quelques semaines en été, sans presque nous laver, ou mal, ou si peu, malgré tes insistants « Sous les bras! Derrière les oreilles aussi! » .

Dans ta cour, il y avait un puits avec une pompe. Longtemps on a bu cette eau. C’était rigolo. Quand j’étais petite, il y avait encore des WC dans le jardin. Mes gosses hallucinent quand je leur raconte. Tu laissais des pots de chambre à côté de nos lits, pour la nuit. Dans la chambre des enfants il y avait trois grands lits. Cassés d’avoir subi nos assauts, avec leurs interrupteurs poire qui se balançaint au dessus, que nous devions chercher à tâtons dans le noir.

Tu avais plein de voisines. La Rose. La Gisèle. L’Andrée. La Georgette. La Georgette avait une mobylette. Ça tenait du numéro de cirque de voir La Georgette sur sa mob. Quand on allait déposer son pain à La Georgette, ça sentait mauvais dans sa maison. Tu riais, en nous grondant de nous moquer. Tu ramenais le pain de la boulangerie d’en bas du village à tes voisines. Un jour la boulangerie a fermé. Alors tu guettais le boulanger ambulant. Tu as aussi eu une mobylette, à défaut d’une voiture. Sacrée Georgette. Sacrée Jeannette.

Chez toi, les voleurs auraient été bien informés. Quand tu quittais ta maison, tu laissais toujours un petit mot pour indiquer où tu étais. « Je suis au jardin » . « Je reviens! » . « Je suis à l’église » .

Je te voyais parfois  comme une Mama. La mama qui trône en bout de table sans rien dire, juste en souriant et observant les siens. La mama qui rit des blagues de ses enfants, beaux enfants, petits-enfants. La mama qui a su grandir avec son temps. D’abord très à cheval sur tes principes judéo-chrétiens, à parler de fréquentations plutôt que de relations, tu as fini par admettre que « tant qu’ils sont heureux… » .

J’ai peu connu mon grand-père. Le seul souvenir conscient que j’ai de lui est l’avoir embrassé sur son lit de mort. J’avais 7 ans. Tu n’en parlais pas. Ou peu. J’ai entendu qu’il était dur, que de son temps, certaines choses ne se seraient pas passées comme ça. Tu menaçais parfois, quand nous te poussions à bout « si votre grand-père était là! » . Mais il n’y était pas.

A noel, tu offrais à chacun de tes petits enfants une serviette de toilette ou un drap. Pour le trousseau que tu répétais. Plus tard, une ménagère est venue achever ce fameux trousseau.

Pour le gouter, tu comptais les carrés de chocolat… tout en donnant souvent un peu rab. Nous en reprenions parfois en cachette. Tu le savais. Mais faisait mine de ne rien voir.

Ton truc, c’était de prendre un petit air choqué avec un sourire malin. J’entends encore tes « Ooooh! Tais-tu donc! » que tu pestais en riant, avec l’accent de ton village. Tu parlais le patois aussi. Je n’y ai jamais rien compris.

Derrière ta maison, il y avait encore les vieilles machines de ton Pierre. Les machines pour travailler le bois. Plein de chutes de bois. Tu nous laissais jouer avec les chutes, les marteaux, les scies, les clous. On construisait des trucs. Des tas de trucs. Parfois même des bidules.

On faisait la chaine dans sa cour, pour rentrer tout le bois pour l’hiver. Enfant, c’était rigolo. Ado, bien moins. Un jour tu as eu une baignoire dans ta salle de bain. Une petite baignoire sabot. C’était la classe.

Je ne sais pas si je regrette d’avoir protégé mes souvenirs, tous ceux-ci et tant d’autres. Je ne crois pas. Je suis juste triste. Tu es morte. Le mardi 24 octobre 2017.  Quelques toutes petites semaines après ton frère. 39 ans presque jour pour jour après son mari. Tu seras enterrée 39 ans jour pour jour après son départ, auprès de lui.

C’est toi qui m’avais appelée, sans méchanceté, parce que ça se disait même si ça en disait long, La Carne

Cette photo a environ 8 ou 9 ans

Avec toi, c’est une page qui se referme. Avec toi, c’est une partie de mon enfance qui s’envole. Parce que je ne te l’ai jamais dit, parce que je veux croire qu’il n’est pas tout à fait trop tard, Mémère, je t’aime.

La Céline, Ta Carne

 

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A propos La Carne

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47 commentaires pour ELLE S’APPELAIT JEANNE…

  1. redredwineee dit :

    Elle avait un sacré caractère 🙂 On ne peut que l’aimer à travers tes mots !
    Tu as eu raison de protéger tes souvenirs, chacun réagit autrement et il faut respecter ces choix la.
    Je ne vois rien d’autre à dire que sincères condoléances, plein de courage :-*

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  2. Taos Hoarau dit :

    Chaque mot, chaque phrase m’a émue et bouleversée.
    La peur de cet appel ne me quitte plus depuis quelques mois et Dieu sait a quel point mes grands-parents me sont précieux.
    Ta mémère était une sacrée femme et une Grande Dame.
    Je te souhaite de vivre tes souvenirs du mieux possible et que de là-Haut elle veille… Bisous La Carne

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  3. Colette dit :

    Bises La Carne, quels beaux compliments à Mémère! quels magnifique amour tu lui portes.

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  4. sofry33 dit :

    Merci pour ce magnifique texte. Je suis très émue. Mes souvenirs d’enfance qui me reviennent. D’abord pour ma grand mère Thérèse qui m’a élevé dans la première année de ma vie. Et qui est décédée juste après. Je donnerais n’importe quoi pour un câlin, un baiser tellement elle me manque. Et ma grand mère Alice où j’allais passé mes vacances… c’était la campagne et c’était bien.
    Mes condoléances la Carne.

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  5. Une vie ! Des vies… et tellement de souvenirs. C’est un bel hommage. Elle est sûrement fière de toi !

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  6. carrie4myself dit :

    Toutes mes condoléances. Je comprends ton envie et peur d’aller la voir dernièrement. Jamais facile a gérer.
    Je n’ai plus de grand parents mais tout ce que tu dis je l’ai vécu; autre temps, autres mentalités, insouciance de nous enfants.
    Garde tes souvenirs, garde les photos, écris tout ce que tu te souviens. Il est important de ne pas oublier ces moments précieux La Carne
    (bon j’avais les larmes aux yeux en finissant ton message; j’ai trop revu plein de passages vécus…. c’est malin).

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  7. Magnifique hommage à ta « Mémère » ! ❤ (y)
    Mes plus sincères condoléances à toi et ta famille. Tu ne sais pas à quel point ton texte m'a émue, j'ai perdu la mienne il y a tout juste un mois et depuis que je suis rentrée en Métropole, je n'y allais pas aussi souvent que j'aurai voulu. Comme toi, j'ai voulu protéger les souvenirs en reportant toujours mes visites à plus tard … à trop tard 😦
    Même si aujourd'hui, c'est difficile, les bons souvenirs reprendront leur place progressivement et d'après ce beau récit, je vois que tu en as de merveilleux. Elle est en paix avec son Pierre à présent !
    Courage et merci pour avoir partagé tous ces souvenirs dans lesquels chacun peut se reconnaitre !
    Bisous

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  8. Quel texte bouleversant. ❤

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  9. Magali Rosa dit :

    Il n’est jamais trop tard et elle a entendu. De toute façon, elle savait … Et elle savait aussi pourquoi tu n’allais pas la voir.
    Je pleure devant mon clavier car les larmes font du bien. Les souvenirs d’une enfance heureuse auprès de mes grands-parents ont refait surface en te lisant. Merci.

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  10. Ce texte est un bel hommage. Il me touche beaucoup car j’y vois des traits de ma propre grand-mère.

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  11. Nat Arzhez dit :

    Magnifique hommage à ta Mémère qui ressemble beaucoup à ma Mémé Lulu…. ❤❤❤ J’aifait comme toi, j’ai protégémes souvenirs, et je sais que pour moi j’ai eu raison…

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  12. mamysoren dit :

    Que de beaux mots pour elle ….que d’émotion …. 1 câlin d’une grand mère pour toi …

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  13. Stéphanie dit :

    il y a sans doute beaucoup de Jeanne – prénom dont tu te servais sous le huff je crois – dans Céline. Je ne dirais pas qu’il s’agit d’un bel hommage que tu as écrit, car il est triste. Triste d’une perte irrémédiable. Mais les souvenirs dont elle a parsemé ta vie a sans doute fait une partie de toi, celle que tu dévoiles un peu plus aujourd’hui.
    plein de courage et bcp de pensées pour toi.

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  14. Babidji dit :

    Ton texte est juste magnifique … et on retrouve tous un peu de nos mamies dans ce post qu’elles soient de la campagne ou de la ville … tu as su jouer avec ma nostalgie sans me faire pleurer juste savourer celle qui est douceur merci

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  15. Sandra dit :

    Courage. 😘

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  16. ptitedelph dit :

    Sincères condoléances ma belle ❤ j'aime tes souvenirs et je trouve que tu as bien fait de les protéger parce qu'ils permettent de se rappeler davantage le bon que le plus triste. Elle devait être bien fière de sa carne en tout cas, aussi courageuse qu'elle et battante. Je serai avec toi et ta famille, par la pensée, quand viendra le moment de l'amener près de ton grand-père. Enormes bisous

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  17. Kiara Papillon dit :

    Quel hommage.
    A travers tes mots j’ai l’impression de la connaître un peu, Jeannette…

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  18. LYDIE dit :

    Eh bien ! Je suis rarement émue en lisant un blog… mais là, j’ai fini les yeux bien embrumés…
    Tu lui rends un magnifique hommage.

    Quant à ton absence…
    On gère comme on peut la douleur, pas comme les autres voudraient qu’on le fasse. On n’existe pas pour satisfaire autrui. Tu as souhaité garder une image de ta grand-mère conforme à tes souvenirs, c’était ton droit, et tu as fait ce qui était le mieux pour toi. Tu t’es protégée. C’est le principal.
    Merci d’avoir partagé avec nous…

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  19. Cathy dit :

    Quel bel hommage tu lui rends là, les grands-parents sont précieux, j’aime à penser qu’ils forgent un peu dans l’enfance l’adulte que nous devenons par la suite. Tu auras toujours tes beaux souvenirs au fond du coeur, quand aux regrets de ne pas être allée la voir, je partage assez bien ton point de vue, je passais voir ma grand-mère toutes les semaines, et lorsqu’elle est tombée malade et qu’elle a commencé à (re)devenir méchante, j’ai préféré égoïstement rester en retrait. Aujourd’hui j’en garde un doux souvenir et aucune rancoeur. Ta grand-mère était une belle personne et vous aviez de la chance de vous avoir toutes les deux!
    Je pense bien à toi
    Cathy

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  20. Patricia dit :

    Quel joli hommage. Une grand-mère que j’aurais bien aimé avoir.
    Je pense bien à toi
    Bises

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  21. Axelle Fox dit :

    Une éternité que je ne suis pas venue et je tombe sur ton très beau texte qui m’a profondément ému…je pense bien à toi

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  22. Hara-Kiri dit :

    Très dur de dire un truc intelligent après un si bel hommage. De tout coeur avec toi.

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  23. Un texte très triste… et très beau.

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  24. TheMouse dit :

    Un magnifique texte pour lui parler la haut!!! Je comprends ta volonté de garder ce souvenir d’elle avant qu’elle oublie qui tu es!!! Ce genre de volonté est personnel et celui qui oserait faire la moindre remarque est malvenu: ces choses là on les ressent sans avoir à les expliquer!
    Tu l’aimais tu l’aimes… elle le savait c’est tout ce qui compte!
    Bisous de courage 😘

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  25. axelle57 dit :

    J’ai les larmes aux yeux de te lire.
    Je pense que tu as bien fait de protéger tes souvenirs. Je te serre très fort dans mes bras.

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  26. Ping : LES ETATS D’ESPRIT DU VENDREDI #5 | LA CARNE – LE BLOG

  27. lyloo dit :

    Voilà tu me fais pleurer dès le matin, mais je ne t’en veux pas ma Carne, je te laisse un petit mot pour partager un peu ta peine et je t’envoie plein de courage. Tu as bien eu raison de protéger tes souvenirs. Je t’embrasse fort.

    Aimé par 1 personne

  28. Ping : C’EST PLUS FORT QUE TOI! | LA CARNE – LE BLOG

  29. Cari dit :

    Alzheimer cette maladie si difficile pour ceux qui n’oublient pas. Ma grand mère a Alzheimer, elle est au début mais ça commence à ses faire sentir. Par contre pour le geste d’ébouriffé les cheveux, comme les Alzheimer ont une mémoire tactile c’est probable qu’elle t’ai reconnue à cela.

    La marraine de ma maman avait également cette maladie.

    Toutes mes pensées vont à toi et à ta petite famille. ♡

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  30. Koalisa dit :

    Un beau texte très émouvant (et j’ai les yeux mouillés maintenant…). Bisous

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  31. Snoph dit :

    Je fini ma lecture, les yeux pleins de larmes. Impossible de ne pas penser à ma grand-mère en lisant tout ces merveilleux souvenirs que tu as de la tienne. J’en ai tout autant et j’espère que mes enfants pourront dire la même chose dans quelques années. Douces pensées.

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  32. Sehelia dit :

    Lectrice de l’ombre… Je ne peux me taire devant ce bel hommage et tu sais tres bien faire passer toute la tendresse que tu avais pour elle..
    Par contre je suis curieuse de connaitre la région ou elle vivait.. car la Georgette, la Jeannette, la.., la.. ça sonne très franc comtois pour moi… Y-a t il d’autre régions qui utilise cette particularité de la langue française?

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  33. Ping : TAG DE FIN D’ANNEE 2017 | LA CARNE – LE BLOG

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