RECORD DU MONDE!

Je suis maman. Deux enfants plein de vie encombrent joyeusement ma vie. Un jeune collégien et une écolière. Tous deux épuisants, chacun à sa manière. Tous deux plein d’idées débiles abracadabrandesques. La dernière en date? Etablir un nouveau record du monde.Pas n’importe quel record. A la maison, on ne fait pas dans la demi-mesure. C’est donc tout fier que ce matin, au petit déjeuner, entre le jus d’orange et la brioche, le 11 ans nous a annoncé qu’il était champion du monde.

« Je pense avoir battu un record !
-Ah? Un record de quoi? Du débit de conneries le plus rapide?
-Comment tu m’as cassé! Non! Le record du monde de celui qui fait caca le plus vite. J’ai demandé à la 7 ans de me chronométrer. Sept secondes! Trop fort hein ?!
– … euh… bon appétit! »

Fallait bien qu’il se rabatte sur quelque chose après avoir échoué lamentablement au record du monde du pipi le plus long…

Je suis lasse parfois. Tellement lasse.

Et chez vous? Des records inavouables avoués?

 

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DE L’IMPORTANCE D’ETRE GENTIL…

L’homme est au Cameroun. Il y passe près de deux semaines, pour le boulot. Je lui ai gentiment exprimé mes désirs (parce que je suis une gentille carne), lui notant au passage, qu’il serait fort avisé de ne pas nous ramener, comme cadeauX, des chocolats achetés vite fait mal fait à l’aéroport. Appelle ça « de l’anticipation » ou encore « mieux vaut prévenir que guérir » . Moi j’appelle ça « la force de l’habitude » .
Je lui ai expliqué qu’il avait la chance d’être au Cameroun. Nous voulions donc des produits du Cameroun. Comestibles ou non. Sa première réponse, prévisible, fût « nan mais j’ai pas le temps, je bosse moi ici! 7 jours sur 7! Du matin tôt au soir!« 
Je lui ai gentiment expliqué (parce que je suis une gentille carne), qu’il avait plutôt interêt à ne pas trop me prendre pour une conne. Appelle ça « mieux vaut prévenir que guérir » ou « de l’anticipation » si tu veux. Moi j’appelle ça « la force de l’habitude » .
Le message est visiblement passé. Hier, l’homme était tout fier de m’annoncer avoir trouvé le temps d’aller au marché avec ses potes collègues. Même que c’était dur tellement il faisait chaud, tellement fallait négocier et qu’il n’aime pas ça, tellement que sa tête de touriste avait trop une bonne tête de touriste… mais que quand même, parce qu’il est un homme génial, il avait trouvé plein de bricoles pour nous! Youpi. J’en ai vu un échantillon via whatsapp… j’attends de voir en vrai pour me prononcer. On va dire que c’est l’intention spontanée qui compte, qu’il a fait un gros effort et que c’est bien. Voilà, on va dire ça. C’est bien ça. Très bien même.
Aujourd’hui, il a envoyé une photo de lui avec ses potes… pardon, avec ses collègues, sur une pirogue. Souvenir de leur visite touristique dominicale.
Ma conclusion: Vendredi, une fois leur sortie fluviale organisée, il s’est dit que le coup du « pas le temps » n’allait pas passer ; qu’il avait intérêt à ne pas revenir les mains pleines de M&M’s, mais plutôt la valise pleine de babioles camerounaises. Il est donc aller shopper samedi… pour pagayer sereinement dimanche.
Moralité: C’est important d’être gentil. La gentillesse paye.
Moralité bis: La menace communication, il n’y a que ça de vrai.
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CE JOUR OU LES POLITICIENS DECOUVRIRONT LE RESPECT…

Un jour les politiciens découvriront le respect. Ce jour là, nous pourrons mettre notre pleine confiance dans les urnes. Voter ne sera plus un devoir pénible, mais une envie profonde et sincère.

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Un jour, ils découvriront le respect. Le vrai. Celui des promesses tenues, des français, des électeurs, de la politique. Celui des mots qui comptent, des actes qui affirment.  Un jour ils comprendront (?). En espérant que ce jour-là n’arrive pas trop tard.

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En attendant ce jour, Monsieur Fillon, vient de rajouter un pavé dans une marre de confiance déjà trop asséchée. C’est triste. Sans surprise. Triste parce que sans surprise.

Réalisent-ils le poids et les conséquences terribles de leurs actes? De leurs mots? De leurs paroles en l’air? De leurs fautes?

Monsieur Fillon, toute cette logorrhée cette diarrhée verbale pour justifier votre parole non tenue était presque banale, prévisible. Mais c’est plus fort que moi, cela me révolte, à chaque fois. Tout mon corps se crispe de colère. Même à cause de vous pour qui je n’espère pas devoir voter un sombre jour de mai 2017.

A coup de victimisation, d’injustice, de médias responsables voire coupables. A coups de « c’est pas ma faute » de « c’est pas moi qui ai commencé » ! A coup de communication calibrée. A coup de ventriloquie non autorisée, vous nous faites dire notre soutien à votre décision. Vaste mascarade. « Mais puisque c’est pas sa faute on vous dit! » . Pauvre François le français. François le mal-aimé.

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Il y a peu, je me demandais si j’irais voter ou pas aux prochaines élections. Sachez, Monsieur Fillon, que l’idée même de voter pour vous, l’idée même que vous fassiez dire à mon bulletin que j’ai cru en vous me dégoute, me révulse.
Pour que ce soit clair, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté possible entre vous et moi, sachez Monsieur Fion Fillon, que si je dois mettre un bulletin avec votre nom dans une urne, cela ne sera pas pour vous, mais contre une autre. Je vous demanderais donc avec obligeance insistance de ne pas faire dire le contraire au-dit bulletin. D’avance merci.

Mais vous savez quoi Monsieur Fillon? Votre communication fonctionne. Mes parents voteront malgré tout pour vous. Dés le premier tour. C’est pas beau ça?! Macron n’est pas assez mûr pour eux. Hamon est trop à gauche. Ils n’oseront pas Le Pen. Ils élimeront, sans leur laisser la moindre chance les petits candidats « insignifiants » , ceux qui comptent pour du beurre. Le bourrage de crâne avec cette histoire de vote utile a fonctionné à merveille sur eux.
Ils voteront pour vous, malgré la déception. Vous aviez l’air si honnête. Ils n’imaginaient pas ça de votre part. Ils vous pensent coupable mais voteront pour vous parce qu’ils sont résignés. Vous restez leur moins pire,  leur « pas si pire » . Bien joué Monsieur Fillon.

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Moi? Moi, Monsieur Fillon, vous me dégoutez. Remettre en cause la justice, accuser les médias d’être la cause de tout ceci, est digne de la non moins-digne-Fi-Fille-à-son-papa, un brin plus à droite que vous. Tout ceci a des relents puants.

Monsieur Fillon, vous clamez votre honnêteté. Pourriez-vous faire preuve de dignité?

Monsieur Fillon, je me demandais, de vous à moi, avons-nous à ce point des têtes de cons?

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ECHANGE COEUR ET CORPS CONTRE ILLUSION DU BONHEUR. A SAISIR!

Il y a eu les naïfs. Les salops. Les fraichement séparés. Les pas prêts. Les carriéristes. Les fidèles. Les infidèles. Les virtuels. Les réels. Les menteurs. Ceux d’une nuit, d’une semaine, d’un mois, d’un an. Les gentils. Les bons amants. Les mauvais coups. Les coups du sort. Les coups de chance. Les coups de malchance. Ceux qui téléphonaient. Ceux qui perdaient mon numéro. Les insistants. Les absents. Les ponctuels. Les dépannants. Les bâcleurs. Les appliqués. Les revenants. Et tous les autres.

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Il y a eu des lits, des douches, des cages d’escalier, des voitures, des toilettes, des caves de bars. Des appartements hasardeux, des imprudences. Des petits plats, des bons restaurants, des tours en moto, en décapotable. Des lapins. Des retards indécents. Des heures d’attente. Des « je ne peux pas rester » ,  « c’est pas toi, c’est moi » ,  « mon ex a rappelé » ,  « je t’avais prévenue, tu savais, ne viens pas pleurer maintenant » , « on se rappelle » , « on ne se prend pas la tête, pas de promesse » . Des potes avant tout, du sport avant tout, la liberté avant tout… surtout avant moi.

Il y a les bons souvenirs et les histoires à oublier. Il y a eu des mois vides, livrés à mes noirceurs installées au fond de mes tripes. Des semaines remplies, livrées au bon vouloir de l’homme du moment.

J’avais 24 ans. 25 ans. 26 ans. 27 ans. 28 ans.

J’ai 45 ans. Mariée. Mère de famille rangée. Un chien. Un chat. Vie routinière, monotone parfois, distrayante d’autres fois. Je corresponds au profil type de la ménagère de moins de 50 ans, avec un brin de folie en plus. Une vie qui était inimaginable. Mon graal qui semblait inaccessible.

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Seuls eux et elles savent ce que fut ma vie d’avant. Elles, se sont les amies avec qui j’ai partagé ces années.
Eux, se sont ceux que j’ai laissé entrer chez moi, en moi. Trop nombreux. Coincée entre mes angoisses de vide, la solitude affective, l’échec, je me livrais sans foi ni loi. Tout pour ne pas être seule. Tout pour avoir le sentiment, même factice, d’exister pour quelqu’un. Tout pour m’oublier. Tout, même la souffrance, même la destruction, même la honte. Tout même l’envie folle d’y croire encore et encore. Je bradais mon corps et mon coeur pour un peu d’affection, de présence, de faux-semblants. Pour une illusion. Pour une heure, une nuit, une semaine, un mois, une année.

On m’avait prévenue dés l’enfance. Si je continuais à être ce que j’étais, je finirais seule et avec un emploi sans intérêt. Personne ne voudrait de moi. On m’avait prévenue que les rêves ne servent à rien, qu’il fallait savoir se contenter. Que je ne pouvais pas me permettre de faire la difficile. Que mes envies c’était du n’importe quoi. Que décidément, j’étais con, bonne à rien.
Alors j’ai donné sans rien attendre. Donné pour avoir l’impression d’exister, même un court instant. Donné pour un peu d’affection, même si elle se transformait en coup de bite. Je me suis offerte sans restriction, sans amour-propre. Echange cul et coeur contre un peu d’attention, même furtive, même pour de faux.

Des années de débauche en quête d’amour. Des années à me perdre avec l’espoir de me trouver, de le trouver.

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Il y a eu l’homme de trop. L’infidèle, le menteur, le manipulateur. Celui que j’ai quitté dans un élan d’estime de moi, de dignité. Il y a eu des décisions évidentes mais pourtant difficiles. Des décisions de celles qui sont plus faciles à dire qu’à faire. Des décisions parce que je le méritais. Tout plutôt que cette vie. Tout, même la solitude. J’allais devoir apprendre à vivre avec moi. Deux mois plus tard, je rencontrais celui qui est devenu mon mari.

A toutes celles et ceux qui doutent avoir droit au bonheur…

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