MES ETATS D’ESPRIT DU VENDREDI #19

Voici venu le temps des célèbres états d’esprit du vendredi proposés par les non moins célèbres Zenopia et Postman. C’est parti pour les états d’esprit du 2 février 2018.

Début: 9h14

Fatigue: Ça va…
Humeur: 
Estomac: Fait des efforts mais peut encore laaaaargement mieux faire.
Esprit: 
Condition physique: tentative de reprise du sport mardi. On est vendredi, ça fait encore mal.
Boulot: 
Culture: –
Essentiel: le soleil
Penser à: aller récupérer un colis au relais avant qu’il ne soit retourné.
Avis perso: La présomption d’innocence? Il l’a tuée mais pas brûlée?
Message perso: 
Loulous: RAS.
Amitiés: On doit s’appeler… qui dégainera?
Love: a retrouvé l’appétit.
Courses: –
Divers: c’est pas de sa faute aussi s’il l’a tuée. Elle l’a cherché la garce! Puis s’il finit par avouer qu’il l’a brulée, c’est pas de sa faute non plus. Même morte, elle le narguait. Evidemment qu’il a regretté de suite son geste mais bon voilà quoi… elle était méchante avec lui… et pourquoi se dénoncer alors qu’on peut être chouchouté comme peut l’être un veuf éploré?
Sorties:
Envie de:
soleil.
Musique: 

Fin: 9h27

Publicités
Publié dans PENDANT CE TEMPS... | 18 commentaires

POURQUOI JE NE LE QUITTE PAS?

Après avoir déversé ma colère, une question s’impose: pourquoi je ne le quitte pas?
La réponse est simple, binaire même: pour tout un tas de bonnes raisons et tout un tas de mauvaises raisons. Voilà messieurs dames, fin de la discussion, passez votre chemin.
Pas si simple en réalité. En vrac:

Parce que j’ai peur.
Parce que je n’ai pas la force.
Parce que je doute.

Parce que je crois qu’il ne se rend pas compte de tout, qu’il ne réalise pas. Une forme de déni, épuisante.

Parce que j’ai peur d’entendre de la part de certains que je n’ai pas fait assez d’effort, encore. Que quand même, il est gentil et que, quand même, rien ne dit que je retrouverais quelqu’un d’autre. Comme on me l’a clamé le jour de notre mariage, alors que je montais les marches de la mairie « tu n’y croyais pas hein! » . Tout le monde lui trouve des circonstances atténuantes. A lui, pas à moi.

Parce que je n’ai rien ni personne d’autre.
Parce que je suis perdue.

Parce qu’il n’est pas la raison de mon mal être, même s’il ne m’aide pas à le dégager. Même si son soutien est souvent défectible.
Parce que je peux être pire, bien pire que lui, dans certains domaines.

Parce qu’il me croit capable de me défendre seule, alors que j’en suis incapable. Quand on m’agresse, il ne réagit pas, ça prouve qu’il croit en moi. Non?

Parce qu’il a des bons côtés.
Parce qu’il ne contrarie pas mes envies, mes projets. Ne soutient rien non plus, mais bon, ma grand-mère disait que personne n’est parfait …

Parce qu’en de rares occasions, on rit encore ensemble.
Parce qu’en de rares occasions, on est encore sur la même longueur d’onde (au moins en théorie).
Parce qu’en de rares occasions, on a les mêmes envies.

Parce que « être seule est mieux qu’être mal accompagnée » est plus facile à dire qu’à faire. A tout ceux qui m’on expliqué que ce n’est pas si difficile, sachez que vos leçons, vos témoignages m’ont fait me sentir encore moins que rien. Ce n’est pas si difficile et je n’y arrive pas? La lose.

J’ai parfois le sentiment qu’il ne me quitte pas par commodité. Parce que chaque chose en son temps: les enfants, puis le divorce. Il jure que non. Ma grand-mère disait que jurer c’est trois fois mentir. Qui croire?

Publié dans MON MOI, MON SURMOI ET MON ÇA, PENDANT CE TEMPS... | 37 commentaires

L’HISTOIRE DE LA GOUTTE D’EAU QUI AVAIT FAIT DEBORDER LE VASE

-Tu rentres à quelle heure?
-Je suis encore au bureau. Je pars dans 10 minutes.

Je raccroche. Un truc me chiffonne. Je reconnais cette voix. Je rappelle. Pas de réponse. Je rappelle encore. Pas de réponse. je rappelle encore (je suis tenace), il décroche:

-T’es où?
-Dans la rue, je marche vers la gare.
-T’étais pas au boulot?
-Hein?
-T’étais pas au boulot!
-Hein… nan… euh… j’étais dans un bar avec un collègue.
-Tu me prends vraiment pour une conne, connard!

Une heure plus tard, l’homme arrive, tranquille. Les enfants et moi avons fini de manger. J’ai méticuleusement veillé à ce qu’il ne reste rien pour lui. Exceptionnellement, le 12 ans a eu droit à une triple ration d’oeufs brouillés au fromage. J’ai par ailleurs épargné la 8 ans qui n’aime pas les oeufs. J’étais en terrain conquis. Quand il a commencé à taper la discute ni vu ni connu j’t’embrouille, l’homme avançait en terrain miné.

Ce qui devait arriver arriva. Je suis prévisible (comme la pluie qui gâche toujours le beau temps). Je me suis énervée, normal. Nous avons un rituel bien établi qui fait de moi la méchante en toute circonstance: Il déconne, fait genre tout va bien, je m’impatiente, je m’énerve. Je suis donc la méchante parce que je crie et j’accuse. Un classique du genre.

Je l’interroge. Pourquoi a-t-il menti alors que jamais je n’ai jamais reproché ce genre de plan?! Il fait ce qu’il veut. Je râle juste quand il oublie de prévenir et qu’ils nous laissent attendre comme des cons à la maison. Un classique du genre.

Après avoir admis qu’il n’avait aucune raison pour avoir menti, l’homme a voulu me raconter la genèse de ce mensonge. Pour faire passer la pilule. Une histoire bidon, sans intérêt, qui ne justifie rien, n’explique rien et n’excuse rien. Il le sait, mais il aime faire ça (un classique du genre). La force de l’habitude m’impose de lui demander de se taire et lui assène qu’il doit vraiment arrêter de se foutre de moi. Je reste donc, encore, la méchante. Un classique du genre.

Je sais quand il ment. Il sait que je sais. La force de l’habitude. A une époque, coincé entre sa mère et moi, il mentait sans relâche. Par lâcheté. J’ai tellement entendu sa voix mensongère que je la dépiste, contre mon gré. Comment peut-il encore croire que ça passera? Un classique du genre.

Il me reproche de crier (pas toujours faux), de ne pas avoir confiance en lui. Je lui reproche de ne pas comprendre pourquoi je n’ai plus confiance. C’est parfois terriblement vicieux la force de l’habitude. Ça vous prend sournoisement, sans prévenir. Ça se transforme en une crispation presque douloureuse. Souvent, quand il ment, je ne dis rien. Je laisse courir. Quand le mensonge de trop arrive, calme et insupportable, j’explose… ce qui conforte tout le monde dans l’idée que je suis décidément la méchante. Un classique du genre.

Son grand truc est d’affirmer quelque chose dont il n’est en réalité pas du tout certain. Il affirme pour faire pencher la balance de son côté. Quand il a eu ce qu’il voulait, il annonce que, oups, ça n’est pas sa faute, mais, oups, ce qu’il avait dit n’est finalement pas totalement vrai. Il ment par commodité. Il ment par lâcheté. Il ment par paresse. Il ment par habitude, par reflex. Il doit y avoir un terrain génétique, un truc familial. J’avais espéré qu’il soit épargné. Vain espoir.

A ses mensonges se greffent ses célèbres, que dis-je, ses mythiques « ça ne sert à rien » . Pour être plus précise, ses mensonges couvrent ses « ça ne sert à rien » . C’est épuisant.
Des exemples? A la pelle! Vous allez rire #IronieMonAmie.

Nous avons trouvé notre premier chien dans la montagne. Pas encore dressé, je le promenais en laisse, par sécurité. J’implorais l’homme d’en faire de même, mais ça le soulait (trouver la laisse (toujours à la même place), mettre la laisse, tenir le chien en laisse… c’est usant!). Un jour il m’a appelée. Notre chien s’était fait écraser par une voiture. Il est mort sous mes yeux, à cause d’une laisse non mise. Ça ne lui a pas servi de leçon. Il fait pareil avec notre autre chien, celui que nous avons trouvé dans la rue.

Un autre exemple? Quand nous sommes arrivés en métropole, la 8 ans (6 à l’époque) a refait une crise de douleurs. Nous ne savions pas encore ce qu’elle avait. C’était la nuit. L’homme l’a emmenée aux urgences ; je suis restée à la maison avec le 12 ans (10 ans à l’époque). J’ai détaillé toutes les informations à dire aux docteurs. L’historique. A sa demande, j’ai écrit une liste et lui ai envoyée par SMS. J’ai insisté toute la nuit pour qu’il n’oublie rien.
Il est rentré au petit matin. La 6 ans hurlait toujours de douleur, avait subi un lavement pour constipation (alors qu’elle était traitée pour une gastro entérite! Mais l’homme a estimé que ça ne servait à rien de le signaler). Il n’avait rien dit aux médecins de l’historique. Sa défense a été sans appel: « ça ne sert à rien. ça lui passera comme à chaque fois! C’est bon! » . Un classique du genre.
Quand je lui ai dit que, du coup, je retournerai chez le médecin, il m’a expliqué que c’était n’importe quoi.
Notre médecin traitant m’a gentiment fait la leçon parce que rien de ce que je lui avait expliqué n’avait été dit aux médecins de l’hôpital. Elle m’a renvoyée avec la 6 ans sous le bras aux urgences, avec un courrier.Aux urgences, j’ai tout expliqué, encore. J’ai eu droit, encore, à un sermon.
Forcément, quand je veux régler mes comptes avec l’école parce qu’elle a laissé ma gosse souffrir sans rien faire (malgré son PAI), il hésite. « Tout ça pour quoi?! » . La charge mentale, le fameux concept à la mode, je connais. Je sature. Je pourrais aligner les mensonges et les « ça ne sert à rien » sans fin, mais je vais m’arrêter là.

Et puis non. Un petit dernier pour la route pour le fun. Quand il a voulu acheter la maison où nous vivons, je n’étais pas d’accord. Je ne voulais pas d’une maison. Je déteste jardiner, m’occuper des extérieurs. Il m’a dit qu’il le ferait, que ça lui plaisait à lui. Dans notre ancienne maison, sur l’ile, il a fini par payer un jardinier, bref. Je lui ai dit que je savais qu’il ne le ferait pas (cette foutue force de l’habitude). Il a crié au scandale, à l’injure, à l’accusation injuste, au manque de confiance! Résultat? Notre jardin est une horrible cour des miracles dans laquelle je m’esquinte le dos régulièrement et vers laquelle je dois pousser l’homme, histoire de bien entretenir mon statut de méchante.

En matière d’éducation? Pas de miracle. Rien n’échappe à un petit arrangement avec la vérité ou à un « ça ne sert à rien » ! Il a des principes (youpi), que je partage (youpi). Mais dés que ces salauds de principes imposent de lever les fesses du canapé et les yeux de l’écran d’ordinateur, ils deviennent inutiles, futiles, désuets (youpi pas). Je suis donc celle qui dit non, puisque dire « non » c’est trop crevant. La méchante tu te rappelles?

Plus le temps passe, je vois l’homme comme un menteur, un paresseux, un manipulateur. Plus il vieillit, plus je vois en lui sa mère. Et ça, c’est insupportable.

Mon petit bonhomme, ton petit mensonge a été la petite goutte d’eau qui a fait déborder le gros vilain vase, trop rempli depuis trop longtemps.

Publié dans PENDANT CE TEMPS... | Tagué , , , , , | 45 commentaires

MES ETATS D’ESPRIT DU VENDREDI #18

Voici venu le temps des célèbres états d’esprit du vendredi proposés par les non moins célèbres Zenopia et Postman. C’est parti pour les états d’esprit du 26 janvier 2018.

Début: 13h58

Fatigue: Ça va…
Humeur: 
Estomac: Fait des efforts mais peut encore laaaaargement mieux faire.
Esprit: es-tu là?
Condition physique: pas de sport depuis 2 semaines.
Boulot: 
Culture: Un reportage sur France je ne sais plus combien sur le BUMIDOM et une partie de notre histoire trop méconnue. Intéressant, émouvant, révoltant.
Essentiel: l’amour la santé et l’argent
Penser à: rien
Avis perso: c’est dur de supporter le pire quand on a connu le meilleur (je me comprends).
Message perso: 
Loulous: RAS.
Amitiés: hein?
Love: perd l’appétit mais semble toujours en forme.
Courses: un pilou tout doux, pour porter à la maison, que tu as pu voir ici.
Divers: Après le temps de la colère, vient celui des règlements de compte (je me comprends bis. Ça va saigner) .
Sorties: rien de passionnant.
Envie de:
soleil.
Musique: 

Fin: 14h11

Publié dans MON MOI, MON SURMOI ET MON ÇA | 13 commentaires